Traité des opérations des voies urinaires , p
tiémité vésicale. Un crochet en forme de demi-anneau glisse à l’intérieur et complété la canule au niveau de sa partie échancrée. L’instrument introduit fermé dans la vessie, on pousse le crochet au delà de l'extrémité pour saisir le corps étranger. En retirant, il le ramène contre le
do Mathieu.
Fig. 65. — Basculeur
1- ig. (>b. — Redresseur de Collin pour corps étrangers de la vessie.
JK>ut de la canule et le fait basculer et se loger dans la gouttière. Ou enlève alors l’instrument. Un robinet placé au niveau du manche permet de faire une injection vésicale sans le retirer.
Tous les instruments sont bons et rendront des services à l’occasion, mais ils ne sont applicables qu’à un. nombre de cas bien limité. 11 faut TRAITÉ des corps étrangers en chirurgie.
que le corps étranger soit rigide, long, inflexible et d’un diamètre peu considérable. Ils sont inutiles ou incertains pour les sondes, les bougies, les cordons, etc. Thompson reproche à ces redresseurs de nôtre efficaces qif autant qu’ils saisissent le corps étranger à peu de distance des extrémités et de nécessiter pour T extraction les mêmes manœuvres qu’avec le brise-pierre ordinaire : ils sont dès lors inutiles. Il y a certainement du vrai dans cette appréciation, et si l’on y ajoute que ces instruments peu répandus exigent une grande habileté, on comprendra combien il est préférable de se servir d’un simple lithotriteur. Collin a cherché par des modifications nouvelles à remplir le desideratum signalé par Thompson.
Basculeur de Collin. — Cet instrument, qui est de date toute récente, a réalisé un perfectionnement sur les autres modèles de ce genre. Comme eux, il ramène le corps étranger dans Taxe au moyen de becs biseautés; de plus l’addition d’une tige inférieure permet de le pousser en avant jusqu’à ce qu’il ne fasse plus saillie sous le talon, et dans cette dernière position, il est saisi par une des extrémités. En un mot, ce basculeur effectue lui-même et mécaniquement la manœuvre de Caudemont. Le lecteur se rendra compte du mécanisme et de la manœuvre, en jetant les yeux sur les figures qui le représentent. Au temps de renseigner sur sa valeur pratique (fig. 00).
5° Duplicateurs. — Les duplicateurs ont pour but de plier le corps étranger et de l’extraire dans cette position. Leur effet est de transformer le mode de préhension, car une fois plié, le corps qui tout à l’heure était saisi en travers Test suivant le grand axe après la duplicature. Ils ne sont applicables qu’à deux ordres de corps étrangers : 1° ceux qui sont mous et flexibles comme les sondes, les tiges végétales, les cordons de cuir; 2° ceux qui sont durs et flexibles sans se casser, comme les tiges de laiton, les épingles à cheveux, les épingles ordinaires. Au contraire, ils sont contre-indiqués toutes les fois que le corps est dur ou mou, mais friable et inflexible, tels que les pailles, les tiges de bois, les aiguilles ou épingles d’acier, les fragments d’ivoire, de verre, etc. Tous les duplicateurs imaginés jusqu a ce jour appartiennent a deux types différents : le premier et le plus simple est représenté par le lithotriteur ordinaire dont le bec femelle est un peu excavé. Quand le corps étranger est saisi et pressé avec force, les deux extrémités se ploient, se rapprochent et s’élèvent vers le sommet de la vessie. Avec cet instrument disposé de telle façon que la branche mâle remplace la femelle, le corps t ranger ployé se dirige cil bas. — L autre type est un peu différent,
mais beaucoup plus répandu, lue pince, une dent ou un crochet saisit objet et 1 attire a la rencontre de deux points d'appui latéraux contre csquels " se plie. On va voir maintenant comment les auteurs ont réalisé
e dernier type. L idee première des duplicateurs a été émise pour
la première fois par Lerov d’Etiolles iqqk , • ,• . ...
„ IV-, ru,.,,;. ,, • Ues en 1X20 et l'ealisée par Ségalas
. , " D 1 “ celle Je nombreuses modifications de détail
ont ete apportées par Braucl.etti (1835), Spessa, Busi, Betty, Courty,
Kig. 67. — Duplicateur de Courty '(modèle Collin).
Fig. 68, — Duplicateur (modèle Charrfére).
Mercier, etc. De tous ces instruments, deux seulement méritent de rester dans la pratique. Ce sont : le duplicateur de Courty qui reproduit la disposition de ceux de Ségalas, Branclietti, etc., avec l’adjonction ü une tige aimantée et le duplicateur de Mercier.
Duplicateur de Courty. — 11 ressemble assez quand il est fermé à
un brise-pierre à pignon dont on aurait coupé les becs; la tige femelle se termine par une saillie très forte; la branche male mue parle pignon présente à son extrémité un fort crochet. La manœuvre de T instrument est des plus simples. On l’introduit dans la vessie, et l’on cherche à saisir le corps étranger qui s’applique transversalement contre l’extrémité du tube qu’il pénètre, à mesure qu’on fait mouvoir le pignon. Dans une autre disposition, l’instrument de Courty a la forme d’un petit 1 ithotriteuc : la branche mâle traverse la branche femelle qui sert de crochet, et la préhension du corps étranger se fait beaucoup plus lâchement1- Cet instrument n’est utile que pour les corps étrangers de petit diamètre comme les épingles, les aiguilles, mais il serait très insutfisant pour les corps souples et forts comme les sondes.
Duplicateur de Mercier. — Il appartient au premier type et res-
semble par sa forme générale à un brise-pierre ; il n en diffère que par la disposition des becs. Celui de la branche lemelle est pcicé a jour et ses bords sont très saillants; le bec mâle, en crochet a concavité inférieure, se termine au niveau de l’angle de réunion avec la tige par une saillie arrondie. Si un corps étranger mou et flexible comme une sonde vient à etre pris entre les deux becs et qu on pousse la branche mâle à la rencontre de 1 autre, le corps étranger, îepoussé par la gorge de pigeon du mors mâle, glisse jusqu au niveau du ciochct où il se fixe contre les montants du bec femelle. On retire en même temps