London Medical Gazette
-■ Mém. de Morand . Ane. Acad de Chirurgie, 1877, p. 421. obs. XI.
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et allongées dans l’épaisseur du pessaire, y avaient formé des excroissances chaperonnées qui retenaient dans la cavité du pessaire une matière infecte. Légères hémorrhagies et quelques douleurs qui cédèrent assez vite. La cicatrice se lit et eut l’avantage de produire la guérison de la chute de la matrice.
I) ailleurs, il ne serait pas nécessaire d’invoquer Faction corrosive de la sécrétion vaginale pour expliquer l’altération de quelques corps, comme le liège. Le seul séjour prolongé dans ce milieu humide, tiède, suffit amplement; et dès lors 11 n’y a rien d’étonnantà ce que Cloquel, retirant un corps étranger incrusté du vagin, ait trouvé le pessaire en liège qui en formait le noyau complètement pourri. Un semblable instrument retiré par Gosselin1 séjournait dans le vagin d’une femme depuis trente-cinq ans! 11 s’était incrusté de sels calcaires. Mais les métaux sont toujours attaqués par le liquide vaginal et dans des proportions plus marquées qu’avec beaucoup d’autres liquides de l’organisme. Ainsi on a découvert, à 1 autopsie d’une femme qui avait dans le vagin un gobelet d un alliage d étain, de 1 oxyde de plomb dans les détritus gangréneux.
Accident» ultérieurs. — 1° Corps étrangers volumineux. — Les accidents produits par le séjour prolongé des corps étrangers sont des altérations locales et dos troubles lonctionnels de voisinage. Je commencerai par les premiers, parce qu ils donnent la raison d’ètre des autres. Localement, les corps agissent de deux manières différentes, soit en provoquant dans tout le vagin, et surtout autour, une inflammation qui aboutit a la tormation de fongosités, soit en déterminant en un ou plusieurs points des perforations qui ne sont autres que des gangrènes par compression.
L’inflammation esl rarement très aigiie et se borne à une vaginite chionique qui se traduit par la douleur, la rougeur, le gonflement de la muqueuse et par la sécrétion anormale.
Mais les choses se passent un peu différemment aux poinls qui sont en contact prolongé, et pressent constamment à la surface du corps; la muqueuse s’éraille en ces points quelquefois sur une assez grande étendue; il se produit ainsi une plaie qui suppure. Autour du corps étranger, l’ulcération affecte mie forme spéciale et prend le type fongueux, de sorte qu’au-devant du corps il existe toujours un gros bourrelet formé par la muqueuse du vagin et, parles fongosités très considérables qui la tapissent. De ce boursouflement il résulte que les deux parois opposées du vagin vont à la rencontre l’une de l’autre, de manière à tendre à