I. I)r Fr. Meschede ( Deulsch Klein
la cavité. L’auteur attribue à nomènes convulsifs généraux.
ce corps étranger les contractions de l’organe et les phé
Pour que la perforation ne soit pas immédiatement suivie d’accidents funestes, il faut qu elle se fasse lentement ou en un point de l’organe qui n est pas lecouvert parle péritoine, c’est-à-dire un point du bas-fond, li ois lois siu neut cas, la perforation avait eu lieu et la terminaison a été la même , c cst-à-dire la formation d’une collection purulente ou d’un phlegmon du petit bassin.
Seulement dans une observation, le pus s’était porté vers la fosse iliaque et 1 aine, tandis que dans 1 autre il avait fusé vers le tissu cellulaire de la fosse ischio-rectale et de la hanche. Je citerai intégralement ces deux faits curieux, dans lesquels on voit une terminaison heu-
reuse succéder à de graves accidents. Dans un des cas, il ne s’était écoulé que trente-cinq jours depuis l’accident, quand le corps étranger fut extiait de 1 aine ; dans 1 autre, la sonde demeura vingt mois dans le petit bassin.
Observation . Avortement provoqué par l'introduction d'une aiguille à séton dans l utérus. Issue à laine. — Crouzitfut appelé auprès d’une jeune fille dans l’utéî us de laquelle on avait introduit, par suite de manœuvres criminelles, une aiguille à séton. Quand il arriva, le fœtus avait été expulsé; il avait environ trois mois et avait été blessé par 1 instrument; mais celui-ci ainsi que l’arrière-faix n’étaient pas sortis. Le toucher ne put faire découvrir l’endroit où l’aiguille était fixée; il fut même impossible d extiaiie le placenta, à cause de la constriction du col de l’utérus, irrité par les manœuvres auxquelles on s’était livré. En palpant le ventre, on crut sentir l’aiguille. Le placenta lut expulsé au bout de deux jours. La malade eut des accidents assez graves. Onze jouis après elle commença a ressentir des douleurs dans la région inguinale où au trente-cinquième jour il se forma une élévation : les douleurs devinrent très vives. L aiguille approcha ainsi sensiblement et parut au dehors au 79e jour. Elle avait six pouces de long. Guérison. (Archives générales de Médecine , lre série t. III. 1823.)
Observation. Cas de guérison après extraction d'un corps étranger enfoncé dans le bassin d une femme. Séjour vingt mois. — Une jeune femme, se pensant à juste titre enceinte, consulta un avorteur qui, à ce qu’on suppose, essaya d’introduire une sonde en gomme élastique dans l’utérus. La malade remarquant que cette sonde glissait quand elle allait à la selle, s’efforça de la repousser plus avant et elle disparut, au grand émoi de 1 avorteur. Deux ou trois mois après, la malade se plaignait d’une grande douleur dans la hanche gauche, la cuisse et la jambe. Peu à peu tout se calma et les symptômes ne s’étaient pas aggravés lorsqu’un vaste abcès se forma près de la hanche gauche. Par une fistule qui se dirigeait vers la tubérosité de l’ischion, une sonde introduite conduisit sur les côtés du rectum. Elle ne communiquait pas avec l’abcès qui fut ouvert et au fond duquel on ne trouva pas le corps étranger. En examinant avec le doigt le vagin, on découvrit une barre transversale qu’on sentait également par le rectum et qui lut retirée par cette voie, au moyen de pinces, d’une poche qui s’étendait sur les parois latérales du bassin. C était une sonde en gomme élastique. La sonde passée dans le col utérin en a traversé la paroi postérieure et, dans la manœuvre suivante
a été poussée plus loin. De là un phlegmon du petit bassin et périmétrite : d’où les abcès de la hanche et du périnée. ( Tlie Lancet, 51 octobre 1874.)
Il existe peut-être une certaine immunité pour la vessie qui n’a pas été le siège de perforations, et elle s’expliquerait assez naturellement par la direction antéro-postérieure des corps étrangers introduits qui tendent à se diriger du côté du rectum plutôt qu’en avant.
Malheureusement les phénomènes produits par les corps étrangers de l’utérus sont si vagues et si peu précis que leur diagnostic est difficile, si l’on n’est aidé parles aveux des malades. Tous les accidents primitifs ou consécutifs sont très naturels, après un avortement simple, et il n’est pas besoin d’un corps étranger pour expliquer leur présence. Ce n’est qu’en se rendant compte de visu et par le toucher de l’état des parties, en explorant avec soin tout le petit bassin, qu’on arrive, comme dans le fait de Maisonneuve, à découvrir le corps étranger. Le diagnostic est encore difficile même quand les aveux des malades attirent l’attention sur l’utérus : il faut encore s’enquérir du point occupé par le corps, de sa situation, toutes choses qui ne peuvent être connues que par une exploration minutieuse.
Une fois découverts, les corps étrangers de l’utérus doivent être extraits s’ils se trouvent encore dans l’organe. D’après les faits d’extraction dus à Lisfranc et à Maisonneuve, on peut juger de la difficulté que présente quelquefois une opération aussi grave qui , dans le cas relativement simple du premier, a failli compromettre la vie de la malade.
Observation. — Fragment de sonde en gomme dans l'utérus. — Je fus appelé auprès d’une femme chez laquelle des manœuvres illicites avaient introduit dans le col de l’utérus une grosse sonde en gomme élastique : elle se brisa à cinq centimètres de celle de ses extrémités qui avait pénétré dans l’organe. Des symptômes de métrite s’étalent déjà manifestés ; je demandai l’instrument dont on s'était servi et je reconnus
tinctement la présence d’un corps étranger. 11 fut retiré avec des pinces. L’extraction en fut très douloureuse; il s’écoula quelques gouttes de sang; l’inflammation de l’utérus «ragna le péritoine et fut arrêtée par des onctions mercurielles. Aucun symptôme de grossesse ne se manifesta : la malade, qui se croyait enceinte de trois mois, ne rendit rien qui pût faire soupçonner la présence d’un fœtus. (Lisfranc, Clin, de la Pitié, t. Il, p. 537.)
L’essai infructueux de section que lit Maisonneuve pour retirer sa rrrande tige de bois serait utile, si des ciseaux ou des pinces pouvaient être introduits assez haut et suffisamment ouverts dans le col utérin, afin de couper le corps étranger, surtout s’il était placé en travers. En cas de
nécessité, par suite du gonflement du col et de l’impossibilité d’agir avec des instruments, il ne faudrait pas craindre de débrider le col latéralement de dedans en dehors.
Si le corps étranger a quitté l’utérus, ou usera de beaucoup de prudence, et on ne pratiquera pas l’extraction si l’on coût ait le risque d’intéresser le péritoine ou de provoquer un phlegmon du petit bassin, dont il serait impossible d’arrêter les progrès. 11 vaut mieux attendre qu’une tumeur se lorme quelque part, à l aine ou au périnée, et l’ouvrir. L’ exploration du foyeramènera presque toujours, au bout d un temps plus ou moins long, la découverte du corps étranger, qu’il faudra extraire avec beaucoup de ménagements, en le sectionnant au besoin si l’une de ses extrémités ne se présente pas naturellement.