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m traité des coups étrangers en chirurgie.
« Sa forme générale, dit Reliquet 1 est celle de la pince à pansement ordinaire. Les mors longs sont concaves et se rapprochent bord à bord,
Si
Fi". 83. — Redresseur-basculeur de Mathieu.
Fig. 84. — Pince basculeuse de Leroy.
leur concavité se correspondant. 1) un cote et tout près de lcuis extiemités, les mors offrent chacun une saillie qui s’applique 1 une à 1 autre en
Traité des opérations des voies urinaires, p. 673.
s imbriquant quand la pince est fermée. De l’autre côté, sûr l’un des mors est un curseur assez saillant mu tout le long de ce mors depuis sa base jusqu’à son extrémité au moyen de la tige qui est appliquée contre la branche du mors sur lequel il est et qui se termine par un bouton. »
L’instrument introduit fermé est ouvert pour saisir le corps étranger transversalement. En poussant le curseur, celui-ci chasse devant lui le corps, le fait basculer contre l’extrémité de la pince et le place ainsi dans l’axe; il est ensuite retiré.
Basculeur de Collin. — L’instrument le plus récent a été imaginé il y a peu de mois par Collin. Il se compose de deux parties, une gaine et une pince mobile qui fait basculer le corps étranger sur la gaine après l’avoir saisi.
La figure 85 montre mieux que ne le feraient de longues descriptions les divers temps de l’opération. Je ne saurais trop recommander l’emploi de cet instrument, quand on est appelé au début des accidents.
Malgré leur ingéniosité, les redresseurs sont d’une application peu la-
Clle, et on ne doit ^ recoillir que Fig. 85. — Redresseur-basculeur rie Collin
dans des cas de corps rigides nas (Les ligures représentent les différents
1 ° ’ i temps de l'opération.)
trop longs et inoffensifs pour la vessie.
Duplicateurs . — Les premiers duplicateurs ont été employés pour l’extraction des corps étrangers de la vessie de la femme. Il est inutile de répéter ici qu’ils ne s’adressent qu’aux corps étrangers souples, comme les épingles, les aiguilles de laiton, les pailles, les fils, clc. Ce sont de bons instruments.
En 1855, Branchetti inventa une pince spéciale pour retirer de la vessie d une jeune hile de seize ans une épingle a cheveux, et réussit’ Spessa la modifia dans un autre cas quelques années ajirès. Ces instruments étaient des pinces à canule. En 1851, Bctli, de Florence, substitua
TRAITÉ DES COUPS ÉTRANGERS EN Cil 1 KIIllCIE.
aux pinces intérieures un crochet qui attirait le corps étranger saisi transversalement contre la canule et permettait de le plier. Il parvint à extraire une épingle de la vessie d’une jeune fille. Plus tard* l’instrument de Courty reproduisit toutes ces dispositions ; il est resté le plus employé. Il faudrait encore ajouter les duplicateurs porte-à-faux, etc. Leroy conseillait de pousser l’instrument en haut et en arrière à mesure
Fit'. Nf>. — Duplicateur (modèle de Robert et Collin).
sgi,
I ig. 87. — Duplicateur (modèle de Mathieu).
que la plicature s’opère, pour éviter de blesser les parois et surtout le col.
Broyeurs ; Sécateurs. — On a eu rarement l’occasion de réduire en fragments des corps étrangers de la vessie chez la femme: cela s’explique parce que leur extraction simple n’offre pas de grandes difficultés et
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l’on a fait la taille quand l’extraction simple présentait de trop sérieux inconvénients. La fragmentation ne s’applique qu’à des corps peu durs et dont les fragments ne sont pas dangereux pour la vessie. Leroy d’Etiol les a retiré en fragments un manche de moutardier de dix centimètres qui s’était mis en travers. Il dut le diviser en deux avec un litho-sécateur1. 11 existe encore quelques autres exemples de ce genre dans la science, et presque tous dans des circonstances analogues.
Quand une concrétion s’est formée autour d’un corps étranger, fautil la broyer? Grave question, car on s’expose à blesser les parois de la vessie avec les extrémités du corps étranger s’il est rigide. On pourra le faire sans crainte, s’il s’agit de calculs qui enveloppent complètement le corps dont on connaît à l’avance le volume, la nature, la forme.
Mais pour les aiguilles, les crayons, je crois que les dangers de la lithotritie sont grands et compensent largement les avantages de son emploi. Mieux vaut faire la taille, qui est plus simple, plus facile, et ne pas s’exposer au développement d’accidents graves qui surviennent entre les mains des plus habiles.
Observation de Guy on. Calcul formé autour d'une épingle à cheveux. Lithotritie. Taille vésico-vaginale. Autopsie. Mort. — « Une lingère âgée de 19 ans entre le 2 Mars 1866 à l’hôpital Necker dans le service de Lasègue pour fièvre, perles blanches et difficultés pour uriner. Elle avoua qu’elle avait dans la vessie depuis deux ans une épingle à cheveux. Au début elle avait eu des douleurs dans le ventre, de la difficulté pour uriner; jamais elle n’a rendu de sang dans scs urines. Menstruation irrégulière; amaigrissement. Le fond de la vessie est douloureux au toucher, le cathéter fait reconnaître la présence d’un corps étranger. — 16 mars, essai de lithotritie ; mais le calcul saisi par un diamètre mesurant environ 0m, 06 fuit sous la pression de l’instrument. Après plusieurs tentatives on retire le lithotrileur. Dans la journée, elle rend quelques petits fragments du volume d’un grain de ehénevis. — 17, seconde séance oui n’est pas plus heureuse, à la suite de laquelle i<. vessie devient plus sensible. Les jours suivants, la malade éprouve des douleurs assez intenses dans les membres inférieurs, les genoux; le ventre devient douloureux, ballonné, la peau chaude. Fièvre intense. Enfin, elle offre tous les symptômes d’une péritonite. En présence de ces symptômes graves, l’intervention était urgente. M. Guyon se décida à faire la taille vésico-vaginale, après anesthésie. On constata un encroûtement des parois de la vessie, surtout à la partie supérieure. Il retira l’épingle qui était fixée au sommet de la vessie, et beaucoup de petits fragments.
Après une amélioration passagère, les symptômes inquiétants continuèrent, la malade présenta un état d i phtéri tiqu e (angine, vulve, vagin) et elle finit par succomber le 19 avril, dix-neuf jours après l’opération.
Autopsie. — L’appareil urinaire seul présente des lésions :
1° Rein gauche. — Bassinet dilaté, enflammé, plus vascularisé. Substance corticale