‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 241 sur 304 · Académie des sciences, 22 juillet · texte numérisé non relu

Académie des sciences, 22 juillet

du rein de couleur ardoisée et farcie d'abcès de volumes différents : les plus otos ont celui d’une noisette.

2 Rein dioil. Pas d abcès. Substance corticale ardoisée. Bassinet enflammé. Fausses membranes dans le vagin et sur les lèvres de l’incision. La vessie est rétractée et à parois épaisses. Cavité tapissée de fausses membranes qui diminuent sa capacité, car leur épaisseur est considérable ; en les enlevant, on trouve les parois hérissées de fongosi- ^ Par°i latérale gauche se trouve un petit abcès, (llybord. Th. de Paris , 1872

Passaquay de Lons-le-Saunier, sans recourir à la taille dans un cas analogue, pratiqua l’extraction par le canal de l’urètre. Un porte-plume était devenu le centre d un calcul; grâce aux spéculum auris et aui, ce chirurgien lut assez heureux pour apercevoir et saisir P extrémité du pot te-pluine, à travers 1 urètre très dilaté; il tira au dehors le corps étranger, mais il se vit forcé d’ahandonner les efforts d’extraction horriblement douloureux, qui provoquaient des accidents généraux terribles. Il eut la précaution de lier le porte-plume, et à quelques jours de là il retira entier le calcul et le corps étranger placé à son centre, Malgré le succès, on ne peut conseiller une pratique qui engendre toujours de graves désordres, dont le moindre est une incontinence d’urine Ion ertemps persistante.

§ 2. Extraction par les voies artificielles.

L extraction par les voies artificielles comprend celle qui est pratiquée à travers les fistules spontanées, les perforations produites par le corps étranger, et 1 opération de la taille elle-même qui crée une voie nouvelle.

Le premier procédé est en quelque sorle une opération de nécessité, et on se borne à débrider un peu l’ulcération faite par le corps étranger ou une de ses parties. Deux choses, en général, s’opposent à son issue après la perforation : d’une part la forme du corps qui s’oppose à sou élimination, comme il arrive aux épingles à cheveux doubles enfoncées en des points différents de la paroi ; d’autre part l’existence d’une concrétion calculcuse formée sur l’extrémité du corps qui est encore dans la vessie. De là des indications un peu différentes dans la manière de procéder à l’extraction.

Pour les premiers, les tractions simples sont détestables, parce qu’on ignore leur ellet sur l’autre portion du corps. Dans un cas de Dolignon rapporté par Dcnucé, un morceau de bois faisait en partie saillie dans le vagin ; les tentatives d’extraction amenèrent la rupture du corps étran-

gei ; le lingmcnt flui lestait dans la vessie dut être extrait par la taille. Cependant il faut quelquefois se résoudre à redresser l’épingle. C’est ce que fil Panas1 chez une jeune fille qui avait une épingle double dans la vessie; il réussit a la saisir avec une pince à pansement; mais en exerçant des tractions pour l’extraire l’une des pointes vint traverser la paroi vésico-vaginale : ce que voyant, le chirurgien fit l’extraction par le vagin en tirant sur le corps étranger et en redressant l’épingle. Ceb manœuvies sont toujours hasardeuses, irrégulières. Mieux vaudrait fixer solidement la portion perforante, chercher ensuite à extraire par les voies naturelles, après avoir bien saisi le corps étranger par son anse; on le repousserait dans la vessie, on le ferait basculer, et l’extraction en serait faite par la portion courbe. Le procédé de S. Cooper, Boinet pour la version des corps étrangers de l’urètre devra être pratiqué quand on le pourra.

Quant aux corps étrangers calculeux, il faut éviter d’exercer des tractions trop lortes sur eux. La fistule vésico-vaginale existe : on n’a donc pas à craindre de sectionner latéralement pour faciliter l’issue par le vagin. D ailleurs, c est de beaucoup le siège le plus fréquent de ce genre de perforation, et je n’ai rencontré qu’un exemple d’extraction par une fistule sus-pubienne.

Observation — Lecieux raconte qu’il a extrait par une fistule vésico-vaginale 12 l1ierrcs de averses grosseurs, ayant chacune pour noyau des os d’un fœtus qui cinq ans auparavant avaient dù passer dans la vessie, par suite d’une chute faite au cinquième mois de la grossesse. (Soc. Med. d’Émulation 1822.)

faille. Avec les auteurs, je diviserai les procédés de taille en deux groupes, suivant qu’elle est sus-pubienne ou hypogastrique et sous-pubienne. Ce second groupe comprend la taille urétrale et la taille vésicovaginale. Je passe sous silence la taille dite vestibulaire de Lisfranc, condamnée par presque tous les chirurgiens. Il est inutile d’insister sur le manuel opératoire de la taille sus-pubienne, qui ne diffère pas pour les deux sexes. Cependant les conditions sont ici un peu moins favorables, parce qu il y a toujours au niveau de l’incision une surcharge graisseuse, et que la vessie ne garde pas aussi bien les injections que chez l’homme.

La taille sus-pubienne n’a été pratiquée qu’un petit nombre de fois pour extraire des corps étrangers et les résultats ont été loin d’être satisfaisants; en voici des exemples.

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