‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 260 sur 304 · Dict. des Sciences medicales, art. Oreille · texte numérisé non relu

Dict. des Sciences medicales, art. Oreille

1 oieille droite au piemier médecin appelé. Cette oreille s’enflamma par suite des tentatives qui furent laites, ce qui justifiait encore, en apparence, la manière de voir des parents.

Poosa letommande clone pas attacher trop d’importance au dire de cet taines temmes hystériques cjui ont la manie des corps étrangers. 11 a eu 1 occasion d en observer que l’évidence ne parvenait pas à convaincre.

Donc, il ne laut attacher aux commémoratifs qu’une importance relative et mieux vaut toujours soumettre à un contrôle sévère les renseignements qu ils fournissent. Les faits précédents ne sont pas rares, et lous les auteurs qui ont écrit sur l’otologie en reproduisent de semblables.

2Ü Des troubles fonctionnels et subjectifs.— Parmi les troubles fonctionnels, il n’en est aucun qui ait une valeur absolue, et ils n’ont par eux-mêmes rien de caractéristique. Tout au plus peuvent-ils servir pour corroborer ou infirmer les notions tirées des anamnestiques, parce qu’il n y a pas d exemple de corps étranger qui ne détermine quelque trouble dans 1 audition. Mais entre la surdité complète et une gène légère, comme il arrive pour les corps très minces et longs qui ne s’opposent pas sensiblement au passage des ondes sonores, il y a des variétés très grandes, de sorte que l’acuité auditive n’a qu’une médiocre valeur. Cependant, comme cet examen est inoffensif, on pourra le faire et, à cet etlet, comme le conseille Després, on se servira de la montre.

bien autrement utile est 1 existence d’unedouleur très aiguë survenue subitement, pendant le sommeil, parce que de toutes les affections de I oreille il n y a que la présence des corps étrangers qui provoque cette irritation spéciale, insupportable, accrescente, agaçante, qui s’observe à son maximum d intensité pour les insectes et les corps irréguliers perlorants (Colin, bourgeois). Ce signe peut donc, joint à d’autres, avoir une certaine valeur.

5" Exploration par la vue. — L’examen à la lumière comprend deux procédés : I un consiste à faire tomber des rayons lumineux dans l’oreille ; pour 1 autre on se sert des otoscopes et d'instruments qui facilitent l’éclairage du conduit. Dans le premier ca3, il faut placer le malade près d’une fenêtre pendant le jour, en ayant soin de redresser la courbure du conduit; à cet effet, la main porte le pavillon de l’oreille en haut et en arrière. Pour bien comprendre la nécessité et l’efficacité de cette manœuvre, il est indispensable de se rappeler que le conduit présente plusieurs courbures, dont deux principales :1a première, verticale, est a concavité inferieure; la traction du pavillon en haut la fera

CORPS ETRANGERS DE l/OREILLK.

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disparaître. L’autre, située dans l’axe transversal, représenterait d’après. I illaux « unSitalique dontla courbure lapins externe, concave en avant, est très prononcée, tandis que la courbure la plus interne, concave en arrière, est moins accentuée que la première. »

Un corrige cette déviation horizontale en tirant le pavillon en arrière.

Malgré sa simplicité, ce procédé n’est que rarement applicable parce qu’il est assez difficile d’apercevoir tout le conduit, surtout si le corps séjourne déjà depuis un certain temps ; alors la muqueuse est gonllée et le méat très étroit. Aussi Després admet-il que l’exploration visuelle, avec ou sans spéculum, n’est pas nécessaire.

• L’exploration à l’aide des divers otoscopes est un procédé beaucoup plus souvent employé ; à cet effet on pourra se servir avantageusement

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Fig. <x;>. — Stylet gradué de Bourgeois.

de l’otoscope de Toynbee, de celui de ürunton, du miroir ophthalmoscopique. On se sert également de la lumière solaire ou de la lumière artificielle, mais de préférence de cette dernière; liliaux préfère la lumière solaire réfléchie. Il faut prendre la précaution de redresser les courburesdu conduit comme précédemment. Cette exploration, quand elle est possible, est des plus simples, et plus que tous les aut res moyens d’investigation fournit des renseignements sur la présence ou l’absence, la couleur, la forme, les irrégularités et la position du corps étranger. Malheureusement ce procédé n’est pas toujours applicable, parce que

l'hyperesthésie du conduit s’y oppose, ou que celui-ci fortement gonflé ne permet pas l’introduction des instruments. On doit surtout éviter de fane saignei la muqueuse dans ces manoeuvres. Si un premier examen reste infructueux par suite du sang desséché dans le conduit ou du céi limon accumule, on obviera a cet inconvénient en faisant des injections détersives dans l’oreille.

4° Exploration par le toucher. — J’ai placé en dernier lieu l’exploration pai le toucher, car elle ne doit jamais précéder les autres moyens d’investigation, mais les corroborer. Il est évident que ce toucher se fait au moyen d’instruments spéciaux tels que des stylets mousses et effilés, très ténus. Bourgeois a eu l’heureuse idée de les faire graduer pour obtenir des notions plus précises sur le siège occupé par le corps étranger. Le toucher sans éclairage est un moyen dangereux auquel il ne faut recourir que dans les cas extrêmes, quand, par exemple, l’éclairage est impossible. En tous cas 1 observateur usera de la plus grande prudence, introduit a 1 insti urnent préalablement huile avec beaucoup de ménagements, et, arrive sur le corps, il devra éviter d’exercer une pression qui pourrait le refouler. Mais, je le répète, le toucher réduit à lui seul constitue une mauvaise méthode, très incertaine, et souvent dangereuse. I) aillcuis, le toucher lui-même a plus il une lois induit le chirurgien en erreur.

Ainsi Gosselin1 a pris une exostose éburnée du conduit auditif pour un coips étranger; dans ce cas toutes les apparences et les signes fournis pai le toucher expliquaient cette erreur qu’on ne reconnut qu après des tentatives d extraction naturellement infructueuses, et un examen plus minutieux. Ile meme Giraldes signalait aussi en 1868 les erreurs que peut faire commettre la sensation de la paroi dénudée2. Sir William a également insisté sur ce point de diagnostic des corps étrangers de 1 oi ei lie Il eut a donner ses soins à un enfant que des parents disaient avoir reçu une pierre dans l’oreille ; un stylet introduit donnait une sensation de choc spécial, bien manifeste ; ce chirurgien reconnut que c’était le pourtour du tympan dénudé qui était l’origine de ce choc trompeur.

En résumé, on doit toujours poser le diagnostic avec soin, vérifier les commémoratifs, s’il y en a, explorer avec la vue et le toucher pour reconnaître la mobilité ou la fixité du corps cl l’opportunité de telle ou telle

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