‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 261 sur 304 · The Lancet, 1871, t. I. p · texte numérisé non relu

The Lancet, 1871, t. I. p

méthode de traitement, suivant que le corps est plus ou moins profond, volumineux, suivant qu on peut insinuer un stylet entre lui et la paîoi, etc., toutes considérations d’une grande importance. .11 ne faut pas oublici de mesuiei exactement la distance qui sépare le corps du méat, lulrce que non-seulement on saura où siège le corps, niaise ncore l’introduction des instruments deviendra plus réglée, et ou sera renseigné sur la possibilité de les introduire derrière l’objet, sans courir le risque de léser le tympan. Le chirurgien doit donc s’attacher à connaître la longueur du conduit, qui mesure en moyenne de 50 à 55 millimètres chez l’adulte; comme le fait judicieusement remarquer Bourgeois, il serait très utile de connaître les variations de cette mesure aux différents âges, de cinq en cinq ans, par exemple, car chez l’enfant il n’est pas possible de hasarder des instruments rétropulseurs au delà de -2 à 25 millimètres sans s’exposer à léser le tympan.

Je citerai encore, comme erreur à éviter, l’histoire malheureuse rapportée par Velpeau \ et une autre observation analogue.

, Observation. — Manœuvres iV extraction clans une oreille saine. — « Une femme épouvantée amène son enfant, âgé de 5 ans, à l’une des consultations publ,ques de la capitale pour qu ou lui ôte un noyau de cerise qu’il a depuis 24 heures dans l’oreille.

es tentatives de tout genre, inutilement renouvelées chaque malin pendant trois jours font naître des douleurs inouïes, de l'inflammation, de la fièvre, et lorsque, n’osant plus rien laire, idee vint de se demander si l’oreille renfermait réellement le novau cherche, on s aperçut qu'il n’en était rien. »

Observation. -Corps étranger su - Tentatives dé extraction.- Mort une heure et (tenue apres par hémorrhagie.— On amena à un médecin une petite fille de six ans li2 pour lui extraire de l’oreille un grain de chapelet qu'on supposait y être entré. On lit des tentatives infructueuses pendant une demi-heure ; elles n’aboutirent qu’à l’exlraction de quelques parcelles d’os. Le médecin renvoya l’enfant, se bornant à donner aux parenls espérance que tout irait bien. Pendant une heure et demie que l’enfant attendit dans une chambre voisine, elle perdit beaucoup de sang et mourut à la suite d'une syncope.

Les médecins chargés de faire une enquête trouvèrent à l’autopsie une dilacération do toute la longueur du canal et des vaisseaux osseux ; on trouva aussi des débris d'os, mais pas de corps étranger. 11 y avait une lésion du rocher; devant le jury, *les experts

ne se prononcèrent pas nettement sur la cause de la mort. (British Med Journal. 1877.)

Une autre fois, le tympan fut perforé dans un cas analogue et on ne parvint pas à découvrir le corps étranger (Dalby2, Dcmarquay5). Donc il faut explorer et s’abstenir, si le diagnostic n’est pas suffisamment précisé. En terminant, le lecteur ne lira pas sans intérêt le récit des délabre-

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