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CHAPITRE VIII

DU TRAITEMENT

Le diagnostic posé, ie médecin doit faire choix des moyens de traitement convenables et qui feront l’objet de ce chapitre. Au premier abord l’embarras est grand parce que les procédés conseillés depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours sont très nombreux, et les opinions des chirurgiens se contredisent souvent1. Mais il importe beaucoup plus au praticien de bien connaître les indications à remplir, la marche à suivre dans le traitement, que l’utilité plus ou moins hypothétique d instruments tombés en désuétude depuis longtemps, réinventés par des auteurs modernes, et dont l’emploi mal réglé le conduira très souvent à des mécomptes. Aussi ai-je pensé faciliter l’étude de cette

h Bérard, Dict. en 30 vol., art. Oreille .

question importante, en exposant d’abord les méthodes de traitement et les procédés divers qu elles comportent, sans appréciation sur leur utdile; dans une second.* partie, j’exposerai les indications que doit remplir le médecin toutes les lois qu’il se trouve en présence d’une variété deternnnee de corps étrangers; enfin j’insisterai sur les accidents qui peuvent résulter d’une mauvaise thérapeutique, et sur les résultats fournis par les procédés d’extraction.

lü Méthode de traitement. - L’extraction est la méthode de traitement généralement adoptée et ses indications, connue on le verra plus tard

sont beaucoup plus fréquentes que celles de l’expectation. Mille moyens ont été mis en usage pour retirer les corps étrangers de l’oreille. Si le lecteur a encore présentes à l’esprit les idées que j’ai émises dans le chapitre général, il n aura pas de peine à comprendre que les procédés d’extraction sont de deux espèces : 1° ceux qui agissent directement sur le corps; 2° ceux qui ont pour but de le retirer en le ramenant de dedans en dehors. Le ne sont pas la les seules ressources qui soient à la disposition du chirurgien, car elles seraient quelquefois insuffisantes. Ainsi, d a fallu plus d’une fois couper, briser, segmenter, brûler même le corps étranger dont l’extraction n’était pas praticable. De là une troisième classe de procédés divers que je réunirai aux deux autres, et que j’éludierai succinctement.

1J Procédés <1 extraction directe. — Contrairement à ce qu’on pourrait supposer, le nombre des procédés qui ont pour but d’extraire le corps étranger directement sans passer derrière lui sont assez peu nombreux. Cela lient aux dilficultés très sérieuses que présente la préhension, et aux dangers que l’emploi des instruments fait courir aux malades, car il faut poser en principe que toute manœuvre qui échoue aggrave la situation. Or, il est très ditlicile de saisir les corps étrangers réguliers, parce que les instruments n’ont souvent pas de prise sur eux, ou que le gonflement de la paroi s’y oppose.

Parmi les procédés qui ont été conseillés je citerai l’extraction : 1° avec les pinces ; 2° avec les vrilles, tire-fonds ; ô° avec les agglutinatifs ; 4° par 1 aspiration.

1° Extraction avec les pinces. — Tous les modèles de pinces peuvent servira l’extraction des corps étrangers de l’oreille, pourvu qu’elles soient suffisamment fines, légères et déliées. Déplus, en raison de l’étroitesse du canal, les branches doivent être très longues, afin de s’ouvrir convenablement; Donnaient se servait d'une pince à dissection à mors plats ; d’autres ont eu recours à des pinces à dents de souris à crochet.

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