Bull, (le Thérapeutique. 1875, p
comme tous les crochets, en glissant la partie courbe à plat entre le corps et la paroi, en bas ou en liant, où c’est possible ; quand l’opérateur suppose qu il a dépassé le corps étranger il fait décrire à l’instrument un demi-tour qui ramène la pointe derrière l’objet; il ne reste plus qu a exercer <Jes tractions dans un sens convenable. Enfin, avec bourgeois, je dirai que l’emploi du kyslilorne et entre autres le modèle à râteau du professeur Perrin pourra rendre d'utiles services.
5° Curettes. — Les curettes imaginées pour l’extraction des corps étrangers de l’oreille sont assez nombreuses et fondées sur le même principe.
Elles se composent de deux parties, l’une qui sert de manche ou d’enveloppe à l’autre ; cette dernière est un ressort terminé par une curette ou un petit levier articulé qui offre la même forme. Dans les deux cas, l’instrument est introduit comme les stylets entre le corps étranger et la muqueuse; dans un second temps, l’opérateur pousse le ressort de l'un ou fait basculer le levier articulé de l’autre. Ces quelques mots me dispenseront d’entrer dans des descriptions d’autant plus oiseuses qu’un bon nombre de ces instruments n’ont aucune utilité pratique.
L aiguille à coulisse de Bavaton est un des instruments les plus anciens; un ressort qui glisse dans une aiguille tubulée passée au-dessous du corps à enlever est poussé hors de sa canule et forme ainsi un crochet utile.
Plus récemment, Bégin a imaginé un stylet curette 1 peu connu. La curette à ressort de Vidal se rapproche beaucoup de celle de Bavaton; on peut leur reprocher de n’avoir pas une force suffisante parce que le ressort se redresse en faisant l’extraction. Cet inconvénient est déjà moindre avec la curette de Leroy, qui est un diminutif de celle que cet ingénieux chirurgien avait imaginée pour l’extraction des calculs de l’urètre. Mais la curette articulée de Leroy ne donne pas toujours un point d’appui suffisant pour exercer des tractions, quand le corps étranger est fixé; ainsi, Sapolini 2 a vu trois fois de suite cet instrument se briser entre ses mains pendant des tentatives d’extraction, et toujours au niveau de l’articulation des deux pièces; il lui fait en outre un reproche qui s’adresse aussi bien aux crochets qu’à toutes les curettes, à savoir de ne jamais tirer le corps dans l’axe du conduit, ce qui peut avoir de fâcheuses conséquences quand il s’agit de corps irréguliers. Blanchet a fait construire par Charrière un instrument différant de