Arc hiv. gén. de médecine, 4° si'ric, t. VIII, p
pnr Démarqua^. J’en citerai quelques-uns, et on en trouvera plusieurs dans le cours de ce travail.
Observation. - Calculs qu'un nouai, de cerise avait produit dans le ne * - Un
m * affecté d'un polype du nez. Lu norine dre le él
eomple ornent ol.rtn.ee ; une pince à polypes introduite ne mmennit nn'nn peu de sàn ‘ cadle et des débris membraneux entre les inors de la pince; on tentait quelque chose
(|!" s ecra?a'1 el ressemblait au loucher à du sable. On lit introduire dans la na-
nne de la charpie enduite d’ammoniaque : le mal empira de plus en plus La pince à
Su eût a M — — e"C°'C dCS débris «I finalement un
calcul. La ou la substance avait ete ecrasee, on voyait un noyau de cerise • il avait delà
ele nus a im lors des premières tentatives d’extraction, car il était à moitié noirci par
1 ammoniaque. Primitivement ce calcul devait avoir été plus volumineux et le noyau
cerises cuites' "ilT'h V “"“'a. ^ "’ali,<,e ** “PP®** fi»’»» jour, en mangeant des •e uses cuites, U avait ele pris d eternuments répétés ; depuis ce temps, il y avait dix-
huit mois il avait éprouvé continuellement une sensation de pression, comme s’il avail
toXTrtT , 8 ,C "“i A 10 SeTlle, ViSilCl° cak"‘ ‘bsl™it entièrement :„e
Près de Tmil "f"* Partl® > la ® °'SM> «* éProuvait ®"® déviation adroite,
c. de œil, on pouvait apercevoir en dehors une élévation sensible. Le malade fut
enticiement guéri par 1 extraction du calcul. (Demarquaj. m Archiv. de MM. 4* série t. VIII, p. 1 NO et Horn dans Schmûcker 0.22, p. 289. 1788.)
M%?aZTnr-l<JalCUl.-d?Sd™eS nTkS 0l'Servé à r Hôtel-Dim (service de , • \ , \ 11 ûw’ doe (1e °° ans’ femme grande, bien constituée quoique d’un
tempérament lymphatique, vint consulter Blandin, pour une gène considérable qu’elle éprouva,, en respirant, et dont le siège était dans la fosse nasille gauche : elle rendait depuis quelque temps une suppurai ion fétide par le nez. Elle apportait un calcul gros
27 77 T ") 1 “lrail Earl11’ t" <«® jo«» auparavant à la consul-
tation du bureau central, (.elle malade fui placée salle Saint-Paul, „• 20 : elle resta
qua IC jours dans le service; les Irois premiers jours, Blandin 61a chaque matin des pe-
! , Ca, ",‘S Pros Ies uns cmnttw ""c '«le d’épingle, et d’autres comme une petite len- I e le fioisieine jour, il en ola un du volume d'un haricot el d’une surface chagrinée • co calcul était situe sous le cornet inférieur. Nous sciâmes ce calcul : il avait pour base un noyau de cerise Le nombre des calculs qui ont été ôtés chez celle femme est con-
de Z't ^i- série!1LVuî,;.rf8,;?)Ungl'and n°mbre dc ^ ^
On ne rencontre presque jamais des corps incrustés complètement indolents et presque toujours, comme dans les exemples précédents, ce sont les accidents ultérieurs qui ont attiré l’attention des malades’ ou des médecins. Leur histoire est donc la même que celle des corps volumineux et irréguliers réfractaires cà l’incrustation.
■ >u Accidents consécutifs. — Comme je l’ai dit plus haut, les accidents consécutifs sont la conséquence de l’irritation persistante et de la compression; tantôt ils succèdent immédiatement aux premiers, tantôt ils apparaissent après une période de tolérance plus ou moins longue. Leur début est en général subaigu, insidieux, et, quand l’attention n e>t pas attirée de ce coté, les malades ne s’en aperçoivent que plus
tard. Ils peuvent même devenir un objet de dégoût par la fétidité des produits sécrétés et ne pas s’en douter. À mesure que l’irritation du début augmente, la muqueuse des losses nasales réagit, se gonfle, en même temps que sa sécrétion change de nature et devient muco-pumlente, plus abondante. En général, ce gonflement n’est pas très étendu ; au bout de peu de jours, il se trouve nettement circonscrit à une petite zone qui entoure le corps étranger et les points avec lesquels il est en contact. C’est pendant cette première période que l’imbibition des corps étrangers hygrométriques s’opère, qu’on observe quelquefois des phénomènes de compression et d’obstruction, non seulement de la narine correspondante, mais encore des canaux et des orifices qui s’ouvrent dans les méats. 11 n’est pas très rare de voir ccs phénomènes de compression s’accompagner de névralgies et de douleurs irradiantes dans la face, l’orbite ou les dents. La durée de cette première période peut être assez longue, variant entre une semaine et plusieurs mois, et elle se continue avec la suivante sans transition bien marquée.
A la seconde période apparaît la suppuration abondante et fétide, l’ozène en un mot, qui est le phénomène le plus caractéristique du séjour de ces corps étrangers. En même temps, il se fait des modifications dans l’état local ; la muqueuse ulcérée bourgeonne tout autour du corps, l’enveloppe en partie, comme l’a bien observé Fcrrier. L’exubérance des bourgeons peut être telle que le corps disparaisse presque en totalité et soit en quelque sorte enchatonné ; le moindre contact, même la seule action de se moucher ou d’éternuer amène un suintement sanguin. Les choses peuvent rester pendant très longtemps dans cet état et les malades sont affligés d’une infirmité dégoûtante, par suite de l’odeur nauséabonde du pus dont rien ne peut diminuer la puanteur. Tût ou tard les accidents deviennent plus aigus et le malade finit par demander des secours ; ou bien le corps étranger se mobilise, se déplace et est rejeté spontanément.
Mais, outre ces deux éventualités, il y en a une autre moins favorable, qui constitue une troisième période pour quelques-uns d’entre eux. Je veux parler des accidents plus graves tels que la nécrose, la carie, la perforation des os du nez et b' retentissement plus ou moins éloigné des accidents. Les faits de ce genre ne sont pas absolument rares et les annales de la science en contiennent un certain nombre. Dans les cas les plus légers, l’inflammation chronique, au lieu de rester circonscrite connue précédemment, s’étend insensiblement en profondeur, produit du gonflement qui parfois est apparent à l’extérieur et amène des défor-
mations. Dans un cas rapporté par Ferrier1 un morceau de bouchon de liège avait 'déterminé au bout de trois mois un écoulement pnriCorme et fétide parle nez, rebelle à tous les traitements; il se produisit ensuite du gonflement à la partie supérieure de l’aile droite du nez. D’autres lois, 1 inflammation aboutit a la suppuration ; le pus est collecté entre la muqueuse et les os qu’elle recouvre; il ne trouve pas toujours une issue facile, tant que le corps reste en place; comme dans le cas de Pingault.
Observation. — Noyau incrusté dans le nez. Abcès. — Une dame à«ée de 80 ans se présenta à Pingault, se plaignant depuis quelques mois d’une sensation de gêne dans le nez A laide du spéculum on apercevait au fond de la narine gauche une tumeur de couleur grisâtre qui se déplaça au bout de quelques jours. Pingault la saisit alors à aide d une pince, et après des tractions assez fortes il retira un corps dur dont l'extraction fut suivie de l'écoulement d’un peu de sang et d’une cuillerée d’un pus épais qui répandirent une odeur infecte. Guérison. A l’examen de ce corps on reconnut que sa part.e centrale logeait un noyau de cerise et que tout le reste était une matière qui incrustait ce noyau; on la trouva composée de mucus desséché et de sels parmi lesquels dommaænUe ^carbonate de chaux et l’oxysulfure de calcium. (Bull, de thérapeutique ,
Quand ces collections se forment au niveau de parties molles, elles peuvent amener des fistules qui s’ouvrent au dehors ou dans la bouche. Ainsi Hickman a observé une fistule du voile du palais dans un cas de corps étranger dans l’arrière-cavité des fosses nasales. L’histoire de ce fait mérite d’être mentionnée.
Observation. Anneau métallique dans les fosses nasales. Accidents divers. Extraction. Guérison. « Une jeune fille de 16 ans, délicate, très intelligente, fut présentée en 1866 à Hickman; on la croyait affectée d’un polype nasal. Elle ne pouvait souffler parla narine gauche ; la muqueuse des deux côtés était rouge et épaissie, mais il était impossible d’aperceiw rien qui ressemblât à un polype. Le voile du palais était fortement gonflé surtout à droite, et un petit perluis fistuleux se distinguait juste audessus de la naissance de la luette. L’exploration rhinoscopique fit reconnaître, dans la cavité naso-pharyngienne, au-dessus du voile un objet noirâtre, large, à bords nettement an étés, qui se trouvait comme enfoncé dans les parties molles tuméfiées tout alentour;
1 examen à 1 aide d un stylet rapportait la sensation d'un corps dur, et le doigt confirmait cette donnée. Hickman essaya vainement de pousser ce corps jusque dans la bouche au moyen d’un instrument passé par les narines ; mais il réussit à l’amener au dehors avec une tige métallique qu’il recourba en forme de crochet et qu’il introduisit derrière le voile du palais non sans peine toutefois, et sans souffrance pour la malade. C’était un de ces anneaux en acier, dits coulants de bourse, dont on se servait autrefois; il mesurait près de 2 centimètres de diamètre, plus d’un centimètre de hauteur.
La mère alors se rappela que treize ans et demi auparavant, l’enfant ayant alors environ deux ans, celle-ci avait été prise tout à coup d’un accès de suffocation dans lequel elle portait la main a la gorge. La mère y ayant introduit le doigt v avait parfaitement senti un anneau, mais qui s était déplacé immédiatement et n avait pu être perçu de