‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 288 sur 304 · I. Médecin. Corrc&p. J Hat. liayegischer · texte numérisé non relu

I. Médecin. Corrc&p. J Hat. liayegischer

cet effet, en s aidant cl injections et cl un éclairage convenable, on essaye de c repousser au moyen d’une sonde ou d’un stylet; on doit éviter de laisser tomber ce corps dans le larynx, et c’est pour obtenir l'occlusion de cet onfaee qu’il est bon de faire quelques injections d’eau dans es narines, ou de faire avaler de l’eau aux malades.

Lutin, d urs des circonstances exceptionnelles, il sera utile de se rappeler la conduite suivie par Murat pour extraire une cuiller dont le manche était arrêté en arrière du voile du palais et l’autre portion dans l’oesophage.

Observation. — Cuiller en bois dans le pharynx et l'arrière-cavité des bosses

HIV ", "fi Sflns, succès depuis H jours, pour une angine, u, iê f B.ee, e. Iaral reconnut la présence d’un corps étranger volumineux" que cet homme s était introduit dans le pharynx. C’était une cuiller en bois longue de six leês La parue evasee de cet instrument longue de 2 pouces avait pénétré dans l’œsipha»e sa convexue en arriéré. L extrémité était recouverte en avant' par le voile du palis der! riere lequel , -allait porter le doigt pour la sentir. Murat essaya inutilement l’extraction avec les doigts ou avec des pinces courbes, il n’y put parvenir. Le voile du palais opposant un obstacle a cette extraction, on fut obligé de le fendre verticalement de bas eu haut, sur une longueur de h a 8 lignes, avec un bistouri boutonné. Le manche de la cuiller lut alors sais, et ramené en avant avec là pince à boulons recourbés ; il fallut ensuite exercer de tres-lorles tractions pendant lesquelles on pouvait craindre de déterminer une asphyxie mortelle. Enlin la cuiller fut extraite; elle séjournait dans celle ré- »lon depuis K> jours. [Journal général cle médecine, 1827, t. Cf. p. 158.)

Les autres procédés d’extraction ne sont applicables que dans un petit nombre de cas exceptionnels; ils ont pour but de modifier le corps étranger en le brisant quand il est susceptible de fragmentation, ou de dilater et d’agrandir l’orifice des narines au moyen d’éponge préparée ou d’incisions convenables. Il est très rare que le chirurgien se trouve dans la nécessité de recourir à ces moyens spéciaux mais inoffensifs. Le broiement est surtout indiqué quand il s’agit de calculs ou de corps encroûtés de dépôts salins qui en gênent l’extraction, ou pour des corps qui se sont dérobés dans un méat ou dans les replis d’un cornet.

I>c l’extraction «les corps étrangers animés. — J'ai à dessein passé

sous silence le traitement spécial qu’il convient d’appliquer aux sangsues arrêtées dans l’œsophage et le pharynx. Les préceptes suivants sont également utiles pour ces corps étrangers des fosses nasales et du pharynx. On réussira à extraire les sangsues par deux moyens différents : soit en les arrachant de la position qu elles occupent, soit en les forçant au moyen d’injections médicamenteuses, à lâcher prise ou en les faisant périr. Quand, à la suite des épistaxis ou des hémorrhagies pharyngiennes, le chirurgien a la certitude qu’une sangsue s’esl lot^éc dans ces parties,

le premier soin sera de rechercher le point où elle se trouve fixée. 11 est lion d’examiner avec soin et à plusieurs reprises pour observer si l’animal gonflé n’est pas visible par quelqu’une de ses parties, soit dans le pharynx, soit dans les fosses nasales. Ce n’est que dans ces cas, d’ailleurs peu communs, que le chirurgien aura quelques chances de réussir au moyen des pinces à pansement ou à polypes. Mais il ne faut pas se faire illusion sur la valeur de ce procédé, parce qu’il arrive très souvent que l’animal fuit au devant des pinces et disparait. Donc, ces tentatives sont d’un usage restreint et d’une efficacité inférieure aux autres agents médicamenteux. Ces derniers sont presque vulgaires et consistent en injections d’eau salée, de vinaigre plus ou moins étendu, d’eau alunée, etc- Presque toujours l’emploi un peu prolongé de ces moyens amène la chute de la sangsue et partant son expulsion spontanée ou sa facile extraction. Dans le pharynx, on remplacera avantageusement les injections par des gargarismes astringents avec les mêmes substances.

septième partie

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