‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 289 sur 304 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

°'V'S,0N- - En0L0G'E- ~ NATURE « «"« -»NGERS. MODE D.,NTR00UCTI0N.

S! les conduits glandulaires n’échappaient pas à l’observation en raison de leur ténuité ou de leur profondeur, l’étude des corps étrangers qu, s y rencontrent accidentellement serait plus facile. Dans Pétât act°ue de la science, nous ne possédons qu’un petit nombre de faits concernant quelques canaux superficiels ou accessibles aux investigations.

sont, par exemple, les canaux de Stenon et de Wartbon, le canal lacrymal H existe bien, éparses dans les annales, quelques autopsies ancienncs et modernes qui démontrent la possibilité d’accidents semblables pour les conduits excréteurs dos glandes abdominales : ainsi, Bouisson par e d une obstruction du canal cholédoque par un lombric qui de 1 intestin s eta, (engagé dans ce conduit; ailleurs on aurait observé un fait analogue pour le canal de Wirsung, mais ces rares exemples ne permettent pas de décrire leur histoire. Le nombre des corps étrangers ans les conduits salivaires est encore très restreint et, par une bizarrerie singulière, c’est le canal de Wartbon qui a fourni le plus grand contingent. Il sera seul l’objet d’une description spéciale. Chemin faisant, dans le cours de ces considérations générales, je citerai quelques-uns des autres faits que j’ai réunis à grand’peine.

ÎValure des corps étrangers. — Mode d'introdnetion . — La liste des corps étrangers trouvés dans les conduits glandulaires n’est pas très variée: ce sont pour la plupart des corps très minces et allongés nui s insinuent accidentellement dans les conduits; à ce genre se rapportent

les cils qui entrent quelquefois dans les points lacrymaux (lvneschkc, Monoyer), les soies de sanglier, les poils de brosse à dent, rencontrés dans le canal de Warthon. Quelques-uns, d’origine différente, se rapprochent des précédents par leur forme ; tels sont les barbes d’épis d’orge, de graminées. A côté de ce groupe qui comprend le plus grand nombre d’exemples, se trouvent quelques corps un peu plus volumineux, mais qui conservent toujours au point de vue de la forme les mêmes dispositions. Ainsi, une plume de duvet, un grain d’avoine, des grains d’orge, ont pu pénétrer dans l’ostium du canal de Stenon ; des esquilles de bois même assez longues sont restées longtemps dans ce canal et dans celui de Warthon. Enfin, l’intervention chirurgicale a été plusieurs fois l’occasion d’accidents de ce genre; je veux parler des canules lacrymales, laissées à demeure dans le canal de ce nom et qui sont devenues à la longue la cause de troubles divers, en déterminant des phénomènes

d’irritation et d’obstruction.

Dans ce cas, l’origine est bien précise; elle l’est beaucoup moins pour les autres conduits glandulaires. S il est facile de s cxpliquei la pénétration accidentelle d’un cil dans un point lacrymal, on comprend moins celle d’une esquille de bois ou d’un grain d’avoine dans les con-

duits salivaires ; c’est sans doute l’effet d un hasard.

Variétés anatomiques. - Pour bien saisir la marche des accidents provoqués par le séjour d’un corps étranger dans les canaux, il est indispensable d’établir une distinction suivant qu’ils ont un ou deux orifices, c’est-à-dire suivant que la glande se continue directement avec le conduit ou déverse d’abord ses produits dans une cavité intermédiaire. Les canaux salivaires sont des types de la première variété, le canal lacrymal est le seul exemple que je puisse citer de la seconde. Cette division n’est pas indifférente, car dans le premier cas l’organe secréteur est immédiatement intéressé par l’obstruction plus ou moins complète de son canal, tandis que cette action ne saurait se produire

dans le second. , , i

Les canaux glandulaires dont il est question n ont pas une grande

longueur, et comme les déplacements des corps étrangers sont assez dilti-

cile°, parce que les parois contractiles les immobilisent, il en résulté

uu’ils siègent de préférence dans les parties extérieures de ces conduits.

i,-„ effet les cils 11e pénètrent pas très avant dans les points lacrymaux,

eues corps étrangers salivaires ne sont jamais éloignés de l’orifice

d’entrée.

COHI'S ÉTRANGERS DANS LES CONDUITS GLANDULAIRES

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