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DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT

Le diagnostic des corps étrangers des conduits glandulaires est toujours assez insidieux, car le médecin n’est pas appelé pour l’accident lui-même, mais pour quelqu’un des symptômes primitifs et surtout consécutifs. Ici c est une personne qui accuse une violente douleur à la région sublinguale, à l’angle interne de l’œil ; ailleurs c’est une malade qui se présente avec une tumeur sur le trajet du conduit glandulaire ou une inflammation diffuse de la région. Privé des commémoratifs, détourné de la voie véritable par les récits plus ou moins fantaisistes, le chirurgien ne pose trop souvent qu’un diagnostic erroné, et ce n’est que plus tard qu’il est amené à le rectifier.

Lorsqu’une extrémité du corps étranger fait encore saillie au dehors, l’ exploration de la région qui est le siège de la douleur fournit des renseignements très précieux. C est de cette façon que Scheller a découvert l’extrémité d’un grain d’avoine qui sortait du canal de Stenon ; Vielle un poil de brosse à dent. En 1856 Kneschke observa un fragment de barbe d epi de ble qui faisait saillie à travers le point lacrymal inférieur. Plus récemment Monoyer 1 a extrait du même conduit une barbe

d’épi d’orge sortie d’un millimètre ; il en fil facilement l’extraction à l’aide d’ une pince à cils.

Enfin récemment, on a publié un exemple analogue observé pour le conduit lacrymal supérieur.

Observation de Taylor. — Corps étranger dans le point lacrymal supérieur. —

« Un brumsseur en cuivre souffrait depuis plusieurs jours d’une légère irritation avec graude douleur de l’œil gauche. 11 s’adressa à un pharmacien qui lui donna une lotion dont effet fut nul. Quand il se présenta à notre examen nous remarquâmes un point jaune qui faisait saillie au point lacrymal supérieur. Il fut saisi avec une petite pince et retire aisément; celait un éclat de tournure de cuivre de la longueur d’un quart de pouce. » ( Annales d'oculistique p. 8G, 1879.)

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