‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 296 sur 304 · G0RPS ÉTRANGERS DANS LE CANAL DE WARTHON 7G · texte numérisé non relu

G0RPS ÉTRANGERS DANS LE CANAL DE WARTHON 7G

corps étranger contre la paroi dilatée du canal, et cW par là .ju'il sortua tôt ou tanl, si ou abandonne les malades à eux-mêmes.

[sTam^amfe^ I h,,rM‘e <<«'“ canal de I Varthon.par M. Robert.

lier de la maison que j’ha'bit. “tordonn°ér do ^r,0,"b‘'e l8?9/ fus amM, Par '» l*"lution lymphatique. Depuis qùcloue t,.m,)s il °.“s* lon ’ aSe de 40 ans, et d’une conspue gonllelnent accon pagnf J 7 peu T lT ^ sou8-u»xillaîre droit.

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ment assez abondant par l’orifice ulcéré du canal de W "i 'î |,10ï0ltua,t 1111 ecouleture accidentelle placée d ms son voisinage.

canal d un de ces calculs salivaires dont les auteurs rapportent un si gZ nombre d exemples mais un stylet que j'essayai d’y introduire pénétra à un nouée de proton deur dans la direction du canal et s’arrêta là sans me faire rien découvrir. lie iu4aUe malade atteint d un engorgement infiammaloire chronique de la glande sous-nu xillaire et quoique son habitation soit moins malsaine que celle de la plupart des poS dé 1 ans, j en attribua, la cause au froid et à l’humidité. Je lui prescrivis, en conséquence une large et épaisse cravate ouatée, des cataplasmes émollients pendant la nml d“s’ gargansmes, une tisane amere, et de temps en temps des purgatifs. Trois mois se passèrent sans qu il se manifestât aucun changement ; mais un jour le malade vint m’avern que 1 exti emite d un morceau de soie de sanglier sortait par Tune des petites ulcéraions et lui piquait la langue. J en pratiquai sans peine l’extraction avec une pince, et au hou d une semaine, douleur, écoulement, tout était dissipé. Le crin est un de ceux dont se servent les cordonniers pour diriger le lil avec lequel ils cousent leurs cuirs et qu ils portent souvent entre les dents pour le couper ; il est un peu recourbé en an°le à 1 une de ses extrémités et présente deux pouces de longueur. La marche et la ténacité de la maladie me furent dès lors expliquées : le crin avait, sans doute, pénétré dans le canal de Warthon et l’inflammation que sa présence y avait fait mitre s’était propa-ée par continuité de tissu à la totalité de la glande sous-maxillaire. J’avoue que j’étais loin d avoir soupçonné un tel enchaînement de phénomènes, le malade ne m’ayant rien indiqué qui pùt me mettre sur la voie de le découvrir. »

Les dépôts calculcux, quand ils existent, sont toujours très petit-. Dans le tait relaté par Claudot il y avait un très faible dépôt sur 1 épillet qui ne séjournait pas depuis longtemps dans le canal. Celui qui s’était formé sur une arête de poisson dans le cas de Délery mesurait 4 ou 5 ligues de longueur sur une et demie de circonférence; elle ressemblait à une dragée allongée et rugueuse ; l’arête était libre à l’une de ses extrémités et irritait ainsi constamment la muqueuse.

Lu terminant ce qui est relatif à ces accidents chroniques, je reproduirai les observations de Deléry et de Claudot, intéressantes tant par la marche des accidents que par leur rareté.

Observation de Délenj. — Calcul salivaire formé autour d'une arête de poisson.

traité des cobps étrangers en chirurgie.

Orléans. — « Dans les premiers jours de janvier 1837, M. 1*. se mit à table et soupa d’une truite au court bouillon. Comme il avait beaucoup fatigué clans la journée, il se coucha de bonne heure et dormit d’un sommeil profond jusqu'à deux heures du matin. Dans ce moment il fut arraché au sommeil par des douleurs atroces. La respiration était difficile, l’expectoration fort douloureuse, les régions sublinguale et sous-maxillaire droites étaient enflées, et d’une sensibilité extrême au toucher. Au bout de quelques heures, la douleur avait envahi la tète tout entière, et telle en était l’acuité que M. P. craignait d’en devenir fou. Cet état d’extrême souffrance dura trois jours, en dépit d’une médication énergique. Le médecin de la maison, homme d’un grand mérite, avait ordonné une application de sangsues loco dolenti, et avait fait couvrir toute la partie tuméfiée de cataplasmes laudanisés.

« Après cette violente crise, M. P... eut un répit de six mois ; dans l’intervalle il continua de bien souffrir, mais la souffrance était supportable. Il ressentait particulièrement une gêne fort incommode qui l’obligeait à passer fréquemment la langue sur l’extrémité du conduit de Warthon, comme on fait pour dégager un corps étranger qui se place entre les dents. Après six mois une nouvelle crise éclata aussi violente que la première. La langue commençait à se renverser du côté droit, et tendait à se placer de champ; ses mouvements étaient difficiles, et suivis de douleurs plus ou moins vives suivant le degré d’acuité de l’inflammation. Une nouvelle application de sangsues et de cataplasmes laudanisés apporta un grand soulagement aux souffrances de M. P..., qui resta dix mois sans éprouver de nouvelle attaque. Néanmoins la tuméfaction des régions sublinguale et sous-maxillaire du côté droit persistait toujours et ces parties conservaient au toucher une sensibilité exquise. M. P..., ne prenant guère plus que des aliments liquides dont l’ingestion même était fort douloureuse, dépérissait de jour en jour, au point que son état inspirait de vives inquiétudes à sa famille. Il resta dans cette cruelle situation de 1837 'a 1840 avec ces alternatives de crises et de répit ; à cette époque le médecin sonda le conduit de Warthon, y découvrit une pierre et remit au lendemain l’opération nécessaire pour l’extraire. A peine avait-il quitté la maison, que M. P... est pris de douleurs atroces; il se meta parcourir la chambre comme un fou, la tête entre les deux mains, n’entendant plus, voyant à peine les objets qui l’entourent et poussant des cris aigus. En passant, comme d’habitude, la langue sur la tumeur sublinguale, il éprouve la sensation d'une piqûre; il se place aussitôt devant une glace, aperçoit une pointe qui fait saillie vers la langue et reconnaît le calcul qui se présente : Pierre, pierre! s’écrie-t-il en courant connue un fou dans l’appartement. On accourt, il demande une grosse épingle, on la lui présente : il est assez heureux pour l’introduire du premier coup dans le conduit de Warthon, l’enfonce jusqu’à ce qu’elle ait dépassé un corps dur qui s’oppose à son trajet, la retire, et amène une concrétion pierreuse qui tombe dans une cuvette placée à dessein sous le menton de l’heureux opérateur.

« La pierre que j’ai sous les yeux peut avoir de quatre à oinq lignes de longueur sur une et demie de circonférence. Elle a l’apparence de ces petites dragées longues et rugueuses dont les bonbonniers se servent pour achever de remplir leurs cornets ; elle était blanche quand M. P... l’a extraite, maintenant elle est jaune. L’arête, libre à 1 une de ses extrémités, déborde la concrétion pierreuse d’un quart de ligne; elle occupe le centre de cette concrétion. L’extrémité qui s’est présentée à la sortie du conduit de

Warthon offre une circonférence moitié moindre que celle de l’extrémité opposée; elle a une forme conique qui a dû bien faciliter la progression dans le petit canal qu’elle avait à parcourir. Vers le milieu du calcul, l’arête est à nu dans l’étendue d’environ une demi-ligne; il est à présumer que c’est une dénudation provoquée par le frottement depuis l’extraction, car on voit sur ce point de petites facettes articulaires, si je puis m’exprimer ainsi, qui indiquent qu’il s’est fait là une solution de continuité. » ( Revue de Thérapeutique, 1853.)

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