‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 297 sur 304 · CORPS ÉTRANGERS DANS RE CANAL DE WARTIION · texte numérisé non relu

CORPS ÉTRANGERS DANS RE CANAL DE WARTIION

^rfr;kïl<fVRiS^ ~ GrenmillMe salivaire aiguë suppurée cou- WmZn lTn'n‘C7 A'tnco,ï,sét™r'- miel de graminée) dam le canal de ■ lïîiir^’ médecin major.— « Julien, ‘23 ans, soldai au 1" zouaves, cnlrc

seule en'cflet A°h "ft,0"al lu J janvier 1875 pour une « grenouilletle ». Le malade pré-

ne ut oûe i 121, ° ,U",e 1 ‘ume"r sul)Un8uale ^elnanle. Il affirme catégoriquenent que le début a etc brusque, accompagné de malaise et d’un peu de fièvre cl une

i'c 'inèine'éda^o^n ou a^~a~dlie le l r janvier, les choses se trouvaient sensiblement dans meme ela ou nous les votons actuellement. A la visite du S janvier ic constate la presence de deux tumeurs sous la langue et à droite. La première est consl.tuéêt glande sous-mai.lh.re; elle a le volume d’un œuf de pigion, procmine dans la I oücl ‘

l atere dT01' sus‘l,ï0Klle,,nc I cll<= <*t mobile, de consistance ferme, presque dure

h-re en t t'ria ‘"l "‘T ^ — *• 4 de“ « « Um l

dans a boucl e „„ H » ' ‘ndéPendMte ; cllc esl etfi.it saillie

sla Douche , on la perçoit difficilement par la palpation sus-hvoïdienne Elle est

pmi forme, a grosse extrémité dirigée en bas et en dehors, la pointe correspond 1 ostium. Elle n est pas franchement fluctuante, mais élastique, très tendue 1 orsqu’onh presse un peu fortement, une goutte de liquide crémeux, blanchâtre, teri-ZInl vient sourdre par 1 orifice du canal. Il en sort même spontanément par l’orifice La preslon devient bientôt douloureuse et, vu l’étroitesse de Eorifice, lecoi lement est tellement lent qu on ne peut songer à vider le kyste de cette manière. Il existe des dou eur Tse vives dans la bouche pendant la mastication, pas d’autres troubles locaux ou généiT « On crut donc a une grenou, llette aiguë salivaire déterminée sans doute par un obstacle ou un ca cul salivaire : de la arrêt dans l’excrétion de la salive, inflammation et in-

mnp rée du Æ A^0n k-VSli(ïlie du canal- Bientôt l’inflammation s’était emparee du kyste e du pus était venu se mêler à la salive. On prescrit des gargarismes

«snif° lents* des cataplasmes et des onctions mercurielles sous la mâchoire. Ouoi qu’il en o.t, ;îe me décidai a tenter d’abord le cathétérisme du canal avec le stylet de Mé ean

îrofondTrT6!^11?- T""61"6018 Gt 16 Stylet traversant toute Ia Poche pénétra à une serinoue cî’Ater Y ^ 7 F™ renc?ntrer d’obstacle. Injection d’eau tiède avec la

fit le mè, m I U T Y ]T nesecoule l)as P,us facilement qu’auparavant. On

postérieur^ ct k>s injections pendant -4 jours. La tumeur

■ ueure avait sensiblement diminue de volume; elle était moins dure, a peine dou-

reuse a la pression. La gene diminue et les symptômes inflammatoires s’amendent.

L kyste persistait avec ses caractères, mais on sentait plus nettement sa fluctuation.

am ces conditions, Je „ie décida, à l’ouvrir (15 janvier). La pointe du bistouri vint

urter contre un petit corps étranger à surface rugueuse qui fut retiré facilement.

était un fragment d’épi long de 2 centimètres, composé dun petit axe central et de

0S* La P°che se Vlda parfaitement par la petite incision ; elle contenait 6 à o grammes de liquide crémeux.

« Dès le lendemain l’écoulement purulent était presque nul ct il n’en restait plus trace le 1 / janvier. A cette époque le stylet permit de reconnaître exactement la communication de la poche avec le canal de Warthon. Le 22, l’incision était cicatrisée. Néanmoins fa glande reste gonflée ct indurée. Ces derniers accidents vont en diminuant sensiblement, et le 4 avril ce malade était complètement guéri, sauf une légère induration persistante de la glande sous-maxillaire. » [Av ch. générales de médecine. 1874).

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