Recueil (le mdm. de méd. milit
PHARYNX ET ŒSOPHAGE. 127
quand la lésion vasculaire est la conséquence des manoeuvres violentes d’extraction ou de propulsion. Enfin, il est commun de rencontrer plusieurs ulcérations simultanées, et en particulier en un point oppose a la perforation vasculaire. Dans le cas de Shetter, sur cette partie du canal U existait deux foyers purulents. Presque toujours 1 estomac et 1 intestin
Fig. 6. — Perforation de l’aorte et de l’œsophage par un os très-irrégulier (Bousquet).
Musée Dupuylren.
A. aorte; P. lieude la perforation ; G. corps étranger; Œ. œsophage fendu.
\zÊA \
fe. ( %
BSÊêÊ'
WÊm 1
sont remplis de sang. Il n’est également pas rare de trouver le corps étranger lui-même à cheval sur l’œsophage et le vaisseau lésé..
Le cas d’Andvew, dans lequel la veine coronaire droite fut le siège d’une plaie considérable, est un des exemples les plus frappants. L’auteur pense que la perforation s’est produite lentement et en quelque sorte par usure progressive, sous l'influence des contractions du cœur.
En terminant ce qui est relatii à cette histoire des perforations vasculaires et pour faire entendre une note un peu moins lugubre au milieu de ce nécrologe, je citerai un fait qui démontre que l’hémorrhagie peut s’arrêter et la guérison avoir lieu.
Observation. (Journal général de médecine, t. 24.) Un écu de six livres, mis dans le verre d’un ivrogne et avalé, s’arrêta dans l’œsophage; placé de champ, il permettait le passage des liquides. Il resta ainsi quatorze jours sans qu’on put le retirer ou l’enfoncer; alors il se déclara un vomissement de sang très-considérable qui se renouvela quatrefois h des intervalles très-rapprochés et qui fut suivi de syncope; à la suite on fut étonné de voir le malade revenir à lui, être dans un état de calme et de tranquillité inusités.
-)° Perforation de la plèvre, du péricarde, etc. Comme Complications qui ont encore été observées à la suite de l’arrêt des corps étrangers de l’œsophage, il faut encore citer les perforations des séreuses voisines (plèvre, péricarde) du poumon. Ces accidents très-rares, puisqu’il serait difficile d’en réunir plus' de quatre ou cinq exemples authentiques, sont comme les précédents d une très-grande gravité et provoquent immédiatement la pneumonie, la pleurésie purulente, la péricardite, etc. Peut-être le fait de Busche est-il le seul exemple de guérison après une semblable éventualité.
Observation. Un individu avait avalé un corps étranger ; il se fit une communication de l’œsophage avec la plèvre droite. Cette communication s’était faite secondairement avec pneumothorax et épanchement purulent de la plèvre produits en trois jours après l’ingestion du corps vulnérant; on ne put le retrouver nulle part. Guérison par l’opération de l’empyème et les lavages (Hayem, t. IV, p. 263).
La plèvre était encore perforée dans un cas relaté parMondière (Ilofer) ; il s’agissait de fragments de verre qui avaient été avalés pendant une orgie par un particulier1.
Faut-il considérer comme exemples de perforation à la suite de corps étrangers les faits dans lesquels des collections purulentes du médiastin se sont ouvertes dans le péricarde, les bronches et l’œsophage ? Ce sont là de pures hypothèses et rien n’autorise à regarder le cas de Bertrand2, publié par Bussard, comme un exemple de perforation de la plèvre par un corps étranger de l’œsophage; non-seulement le malade n’avait jamais anciennement avalé un corps quelconque, mais encore on n’a pas trouvé de corps à l’autopsie.
Un journal américain a publié il y a vingt ans un exemple fort curieux