‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 44 sur 304 · Gaz. hebdomadaire · texte numérisé non relu

Gaz. hebdomadaire

ou la propulsion. Enfui quelques auteurs repoussent absolument la méthode vomitive. Ils lui reprochent d’ajouter aux symptômes déjà si fâcheux dus à la présence du corps étranger un état morbide fort pénible qui accroît momentanément dans tous les cas et assez longtemps parfois les accidents, qui prostré les malades et paralyse leurs forces, leur ôte tout courage pour se soumettre à des tentatives d’un autre genre. On a vu des malades anéantis par les efforts de vomissements à vide, suffoqués par le corps étranger, refuser tout secours, simuler la guérison, préférant leur souffrance supportable à celle des spasmes du vomissement. Gensoul craignait surtout la rupture de l’estomac par l’effort des contractions de cet organe. C’était une crainte chimérique qui ne s’est jamais réalisée, et il y aurait plus de raison de voir le diaphragme lésé que l’estomac.

Quoi qu’il en soit, il faudra user des vomitifs avec beaucoup de circonspection et. s’ils ne réussissent pas d’emblée, ne pas les renouveler. Ainsi je ne considère pas comme prudent de suivre l’exemple de ce médecin anglais qui administra un vomitif pendant trois jours matin et soir jusqu’à ce qu’une pièce de monnaie fût rendue1.

Si l’on est en présence d’un enfant, d’une personne qui a avalé un corps mou, comme de la viande, rien de mieux que d’essayer les vomitifs ; mais, s’il est dur, irrégulier, il faut les proscrire sinon d’une façon formelle, du moins relative, et ne les employer qu’après les autres procédés.

Quant à la substance employée ou aux procédés mécaniques, ils restent à la disposition du chirurgien, sans préférence bien marquée.

Tou*. Éternuaient. — 11 arrive souvent que les personnes qui ont avalé un corps étranger éprouvent plutôt des accidents respiratoires que du côté de l’œsophage; elles avalent bien ou à peu près, mais sont gênées pour respirer. Les efforts de toux très-énergiques que font alors ces malades n’aboutissent pas à une fin heureuse quand le corps étranger est arrêté au-dessous de l’orifice supérieur du pharynx. 11 n’en serait pas de même dans le voisinage de l’isthme, et alors c’est la colonne d’air violemment expulsée qui déplace le corps. Cependant Bégin cite quelques

faits qu’il regarde comme probants en faveur de l’efficacité de la toux.

Observation. Bégin rapporte qu’un homme qui avait avalé un fragment de cote de perdrix fut prix d’une toux convulsive, eut des efforts réitérés de vomissements. Cet homme fut en proie pendant quelque temps aune grande agitation. Les symptômes sem-

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