I. Recueil de mémoires de. mèd. e.1 dp. thir. mil.. 183t
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PHAUYAX ET ŒSOPHAGE.
Grâce à ce réveil subit, la question reprit une place plus importante clans la chirurgie contemporaine; la temporisation fut condamnée dans les cas difficiles, et on osa avancer qu’une gêne un peu grave de la déglutition et de la respiration commandait l’opération.
En même temps, un chirurgien belge, de Lavacherie1, reprenait la question tout entière des corps étrangers de l’œsophage, surtout au point de vue du traitement, et arrivait à conclure que la non-intervention avait été fatale dans bien des cas et qu’on devait pratiquer l’œsophagotomie, quand les manœuvres d’extraction ou de propulsion échouaient. On verra que ce sont encore les indications acceptées de nos jouis. 1 îes-louable et très-juste en lui-même, le travail de Lavacherie ne reposait pas sur des faits bien concluants. Il était parvenu à réunir :
18 cas de mort presque subite.
J 7 cas de mort consécutive.
12 cas de mort par hémorrhagie.
26 cas d'accidents graves non mortels.
10 cas d’abcès avec issue du corps étranger.
Si tous ces faits appartenaient à l’œsophage et à des cas de corps siégeant «à la région cervicale, le travail de Lavacherie eût été irréprochable, mais il n’en est pas ainsi et au contraire, dans le plus grand nombre des exemples, le corps avait pour siège la portion thoracique de l’œsophage où l’opération est impraticable.
On fit ensuite plusieurs opérations dont les résultats furent assez peu satisfaisants en France, et il faudra attendre près de vingt ans avant de trouver de nouveaux faits dans notre pays. Flaubert en 1855, Demarquay en 1854, pratiquèrent l’opération dans des cas de corps étrangers. Le succès ne vint pas couronner leurs légitimes efforts, et. malgré les conclusions favorables de Follin à la Société de chirurgie, l’opération retomba en disgrâce. C’est pourquoi, pendant une longue période d’années, on ne trouve que le cas heureux de Sonrier, alors qu’en Angleterre, en Amérique, en Italie et en Allemagne, on continuait à se servir de la méthode avec succès. Depuis quelques années, grâce à l’impulsion qui a été donnée par le travail de Terrier, l’œsophagotomie est rentrée
en grâce chez nous, et depuis elle continue à donner des résultats favorables.
En résumé, on voit que, pour être moderne, cette opération n’en a