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Traité des maladies des voies urinaires, t. IIj p joy

uriner il sentit la pointe de l’épingle au bout du gland et dans le méat urinaire, et il en lit l’extraction. Cette épingle était incrustée principalement à sa partie moyenne d’une substance calculeuse grisâtre et assez épaisse pour représenter par sa forme le noyau d’une olive. ( Obs . rar. cent. 2 obs. 18 p. 204 et Mémoire d'Hévin.)

Dans d’autres cas plus surprenants encore, des aiguilles auraient pu suivre cette voie et sortir par les urines trois jours après l’ingestion. Bartholin aurait vu un noyau de prune provoquer des accidents de rétention, simuler des coliques néphrétiques, et sortir par l’urèthre au quarante- quatrième jour. En même temps, il y eut une excrétion d’urine très abondante.

Au dire de Chopart 1 on a eu quelquefois l’occasion ’de reconnaître, par l’examen anatomique, l’ouverture fistuleuse par laquelle les corps étrangers passaient des intestins dans la vessie. Un homme rendait avec l’urine des grains de raisin, des fragments de laitue et d’autres substances alimentaires. Après sa mort, on trouva sa vessie ulcérée et percée (Bonnet. Sépul. lib. 6, sect. 28, obs. 30). Morgagni a vu un fait analogue. Il pense qu’une partie de l’iléon s’étant enflammée celui-ci a contracté des adhérences avec la vessie, qu’il s’est formé une ulcération, et une communication entre ces viscères.

Ce n’est pas seulement la vessie qui peut être le siège de ces perforations, car on les observe encore dans l’uretère.

Observation. — Un bomme âgé d'une trentaine d’années entre à l’hôpital de la Pitié pour un rétrécissement considérable du rectum dont il mourut. À 1 ouverture du cadavre, nous constatâmes dans le bassin une induration sous-péritonéale qui fermait presque complètement le rectum. Une traînée purulente s’étendait au delà jusqu’auprès du foie. Un calcul du volume du pouce, ayant une épingle pour noyau, existait entre l’uretère et le côlon ascendant à deux pouces au-dessous du rein. L’épingle était située de telle sorte que sa tête proéminait encore dans l’intestin, tandis que la pointe s’en voyait dans l’uretère. (Yelpeau, Med. opératoire , t. 5, p. 256.)

On a vu aussi un calcul biliaire rejeté par l’urine. Hévin fait encore mention d’un noyau de pêche qui aurait pu perforer 1 intestin et la vessie et, chose moins compréhensible, qui serait sorti par le canal de l’urèthre. Je donne le fait tel qu’Hévin le rapporte, sans y ajouter plus de foi, en me bornant comme lui à plaider les circonstances atténuantes, en faisant remarquer que le noyau pouvait être des plus petits et le canal de l’urèthre des plus grands. Les concrétions peuvent encore se frayer une voie dans la vessie. Les exemples n en sont pas très rares et Ilichet en mentionne plusieurs cas dans sa piatique.

Où se fait la perforation? Déjà au siècle dernier les auteuis n étaient

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