‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 78 sur 304 · Rouyer. Gaz. niéil · texte numérisé non relu

Rouyer. Gaz. niéil

DES CORPS ÉTRANGERS DE L’INTESTIN

plus florissante, tandis que l’obstruction, quelque soit son siège, quand elle est la conséquence d’un corps étranger, a toujours été précédée de douleurs vagues, ou d’attaques légères d’obstruction incomplète. 1 ai suite, la douleur est beaucoup plus aiguë dans les premiers cas que dans le second, où elle s’accroît progressivement à mesure que la détention partielle ou totale augmente. A ce moment, l’état général e>t très affecté dans l’iléus et le volvulus, tandis que le malade qui a une obstruction conserve toutes ses facultés pendant tout le cours de sa maladie. De même, les vomissements sont plus lents à apparaître et ceux de l’obstruction mécanique sont intermittents, plus longtemps bilieux et ne deviennent fécaloïdes qu’à la fin, surtou i si 1 obstacle siège dans le gros intestin. Dans tous les cas, la constipation offre ài peu près la même intensité, d’autant plus accentuée que le météorisme est plus grand, ne présentant quelques rémissions que dans les cas d’obstruction chronique du petit intestin. La palpation permet encore de distinguer ces affections : car dans l’obstruction le ventre est dur, pâteux, surtout au niveau des fosses où l’on peut percevoir quelque tumeur profonde, résistante, quelquefois dépressible. Le rectum est vide, l’urine en quantité naturelle, tandis qu’on l’a vu supprimée dans le volvulus.

Tels sont les signes principaux qui serviront au chirurgien dans le diagnostic différentiel de l’obstruction. Ils n’ont d’utilité réelle que par leur ensemble et, en l’absence d’indications meilleures, rendront de grands services.

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