‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 8 sur 304 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

DU SORT DES CORPS ÉTRANGERS

« Toute substance placée dans l’intimité de nos organes, sans en laire « partie dans Tordre naturel, quelle que soit son origine, doit être in- « cessa minent pénétrée delà vie et organisée, ou dévorée par l’action du « système absorbant, ou éliminée par une voie quelconque; ou bien « elle doit déterminer un changement considérable dans l’organisation « des parties contiguës afin d’être soufferte sans inconvénient. En d’autres « termes et en quatre mots, tout corps étranger est organisé, absorbé, « éliminé ou enkysté1. »

C’est ainsi que Delpech, envisageait la question à un point de vue philosophique qui était peut-ctrc en rapport avec sa définition des coips étrangers, mais qui est assurément incompatible avec les idées pratiques. Jamais aucun corps étranger n’a été organisé, jamais aucun n’a été absorbé, et les faits récents de Fleming2 qui tendraient à prouver l’innocuité de certaines substances organiques d’origine animale sont encore trop peu concluants pour infirmer ce principe. Delpech s’est trouvé entraîné par l’étendue trop grande de son sujet à émettre des lois générales qui ne s’appliquent pas à la majorité des cas, car malgré sa manière de voir sur les humeurs extravasées, les gaz, etc., les substances solides constituent le plus fort contingent dans la série des corps étrangers et ces phénomènes d’absorption et d’organisation ne les intéressent jamais. 11 était encore dans l’erreur quand il émettait celte proposition générale . « Les corps étrangers inorganisables sont résorbés par le système lymphatique avec une facilité et une promptitude égales à la divisibilité des molécules de ces mêmes corps. »

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