ART. II. — DS3IHFECTI0H DES PORTS DE MER
Les ports de mer, au centre ou au voisinage immédiat des grandes villes, deviennent facilement les foyers d'une infection extrême, surtout sur les mers qui n'ont pas de marée: le Vieux port de Marseille, dont le goulet est si étroit et où l'afllux des navires de commerce est considérable, peut être regardé comme le type de cette insalubrité sur la Méditerranée; la Tamise à Londres est un autre type, sur une mer où les marées sont cependant de plusieurs mètres .
M. le D' S. Maurin (1) a fort judicieusement étudié les moyens d'obtenir la désinfection du Vieux port de Marseille, et ses conseils sont applicablesà tous les ports placés dans les mêmes conditions.
Il propose: 1" de supprimer le déversement direct des égouts dans le port, mais de conduire ces eaux vannes h travers un tuyau de 1"° 50 de diamètre, dont l'extrômité libre s'ouvrirait au-delà des goulets. Cette disposition a été adoptée au nouveau port de la Joliette à Marseille, et produit un excellent effet.
S" Les immondices accumulées sur les quais, au lieu d'être jetées dans le port, devraient être portées au large par des chalands spéciaux.
(1) S. HâuriU; Maruillt au point de vue de {hygiène, 16M, 9* Edition.
TM DESINFECTION HUN
3* Les jetées qui protègent le ] cées d'ouvertures ou Tenèlres de plu à des hauteurs dilTérentes, de mai rants sous-marins qui empëcheraîe pôls en arrière de l'obstacle formé disposition a également été adoptée 4> Enfin, des dragages, des en fréquemment, mais exclusivement pour éviter l'aggravation qui po en résulter.
A Londres, pendant cette année mise a failli rendre impossible les anglais, on a versé dans le fleuve naire de chlorure de chaux ! mais i de désinfectant contre l'infection le flux et le reflux de l'Océan sont j l'énorme masse de détritus qui en c leur moyen de désinfection ne sei déverser les eaux vannes et les v:
trois millions d'habitants?
ART. m. — DESINFECTION DBS 1
L'ordonnance du 31 octobre 18; sures de salitbrité à observer dans contient les prescriptions suivantes
Il est enjoint aux marctunds de cbang assez fréquemment pour qu'elle n'ait au laisser la nif^mc eau plus de six heures ; de laver à l'eau pure les ruiEseaux où ili rompues ; — les labiés à éialages, les i grattés chaque soir au moins; une fois | seront lavés sur tous les points avec uD' chaux (une livre de chlorure de chaux sec
Les lavages des ustensiles et ba<
HALLES ET MARCHÉS. los
désinfectants ont ici un danger qu'il ne faut pas oublier ; le chlorure et le sulfate de zinc, en particulier, sont dans une certaine mesure toxiques et doivent être évités; le chlorure de chaux et l'acide phénique ont une odeur si forte que les négligences ne sont pas à craindre. L'eau pure, surtout l'eau bouillante ou la vapeur, convient le mieux pour les ustensiles ; l'eau additionnée d'agents désinfectants, pour le lavage des murailles, du sol, des tuyaux d'égout.
Les paniers à poissons'imprègnent d'ordinaire d'une odeur fétide d'une ténacité extrême. Chevallier raconte qu'en 18'J4, l'administralion municipale de Paris dût intervenir pour faire cesser celte cause d'insalubrité et de gène. Les manncttes en osier furent trempées dans une solution de chlorure de chaux à i pour 100, et après le lavage à grande eau toute odeur avait disparu. Chevallier proposait, en 1860 (1), d'établir dans tous les marchés deux bassins : l'un recevant l'eau commune, servirait à faire tremper les ustensiles employés à la vente du poisson ; le second serait destiné à recevoir de l'eau additionnée de chloruie d'oxyde de sodium ou de calcium liquide. Cette eau, après avoir désinfecté les paniers, pourrait être ensuite employée au lavage des lieux qui auraient acquis une odeur infecte par la décomposition des matières organiques. Les tinettes destinées à recevoir les débris organiques doivent être désinfectées, enlevées et vidées deux ou trois fois par jour, comme on le fait dans certains marchés de Paris.
Les niches ou cages à volailles, qui sont d'ordinaire la source d'odeurs pénétrantes, doivent être badigeonnées à la chaux une ou deux fois par an. Les cheminées d'appel dans lesquelles on maintient allumé en permanence un bec de gaz, sont un bon moyen de ventiler les sous-so!a
(1) Chevallier, Journal de ehimU midicaU, dcoembre ISJO.
VALLin. — IIÉaiNrECTA:<TS. *5
DËSLNFECTION MUNI
i provisioDs et f sol doit être partout imperroéabl au ciment, à pente sufTisanle, de stagnation, lavé et brossé plusiei L'excellent résultat obtenu réceco Paris, par l'établissement d'appare:
d'espérer qu'il deviendra possible d sols des marcbés des grandes ville gération à 0 degré, oii l'on pourt l'été les viandes, le poisson, le bei composition par la chaleur. On su[ cause principale de l'insalubrité de Par un arrêté récent (Avril 1881 a rendu obligatoires le lavage et la aux bestiaux de la Villette.
Après chaque tenue du marché, le sol parcs de compUge du marché aux besii «mplacemeDls où les bestiaux aaroat s^c vaiiOQ qu'ils auraient pu souiller, seront h chaque lavage, arrosés avec une solution et arrosages ne pourront être suspendus ei de la température, qu'avec l'assentiment c tnres. Ces opérations de désinfection sero de l'accomplissement de celles prescrites mi, qui reste en vigueur.
ART. IV. — HORGDES, UIPHITHÉ.