‹ Traité des désinfectants et de la désinfectionChapitre 131 sur 138 · ET ABATTOIR · texte numérisé non relu

ET ABATTOIR

Morgues. — fctafsouvent très i dans lequel sont apportés les cada nécessité de prolonger le plus posj position des cadavres non reconnus TÎtables d'infection do ces établisse désinfection ont été très variés et s(

HORGUEIS, AHPaiTIIËATRES, ABATTOIRS. '.01

D'Arcet (1) avait proposé en 1831 l'emploi de tables spéciales d'autopsies et de dissection ; la table sur laquelle reposait le cadavre était percée de trous, et l'air, aspiré par un conduit souterrain aboutissant d'un côté sous la table, de l'autre à la cheminée d'un foyer, descendait des parties élevées de la salle vers ces perforations, et à travers le pied creux de la table arrivait au foyer. Dans une autre disposition faite en vue des autopsies judiciaires à la morgue, l'expert opérait sous une hotte pouvant se fermer avec des rideaux du côté opposé à la glace sans tain derrière laquelle se tenaient les témoins.

M, Devergic (2) fit installer en 1866 une de ces tables à la morgue; il en a reconnu l'efficacité; mais en hiver, les mains de l'opérateur étaient refroidies d'une façon insupportable par le courant d'air qui balayait la table ; l'appareil est d'ailleurs coûteux et nécessite un foyer allumé en été.

Lors de la construction de la nouvelle morgue de Paris, en 1864, l'architecte avait assuré la désinfection des corps au moyen de deux cheminées cylindriques placées aux angles du local où les charrettes déposent les corps; un poêle calorifère placé au bas de chaque cheminée déterminait un appel considérable dans la salle des morts, d'autopsie et d'exposition des corps ; des ouvertures très larges ménagées au niveau de la toiture assuraient la libre circulation de l'air. En réalité, les locaux restaient infects, sans doute parce que la diffusion et le mélange de l'air sont toujours très difficiles dans une enceinte

(I) D'Arcet eL Parent Duchilldcl, De Vinfliieace et de l'attainttsemenl det sallet de disteclion {Annalu d'hygihie et de médecine Irgale, 1831, T. V, p. aii. Destriptioo de la ligure, p. 3U). — D'Arcel. l'rojet pour ta comlruclion d'une satle lï exkamation et d'autaptie (Annales d'hygiène, IHM, t. III, p. ai av. planche).

(l'j Devei^io, Expériencei pour la déiinfectioa dei cadavrei dêpotéi à la morgue {Rapport général lar tu travaux du Consei! d'hugiint de la Seine, 1K70, p. 140 ot 1878, p. 123 ; el Annales ihygiint, 1878. T. XXXIV, p. 324).

fermée: Ton dépensait par an jusqu'à 1,200 fraofâ charbon, sans obtenir la désinfection, par ce mode de v tilation fort gênant pendant Tété, où il élevait encore température de l'enceinte.

C'est alors que Devergie proposa l'irrigation permanei des cadavres à l'aide de très minces fllets d'eau coni ^ nant une faible quantité d'acide phénique impur (1 lii

V d'acide pour 2,000 litres d'eau). Cette quantité était sul

santé pour assurer l'irrigation permanente de 4 corps pe

dant 12 heures. Devergie déclare dans son rapport que

procédé a fait disparaître toute odeur putride de la me

gue, même pendant les fortes chaleurs ; l'odeur de Taci

phénique avait tout envahi ; la salle des morts était hal

tuellement pleine de mouches, on trouvait dorénava

celles-ci mortes sur le sol ou dans les fissures. Déjà, d(

les années 1827 et 1829, Devergie avait établi à Tan

cienne morgue des robinets irrigateurs d'eau pure sur le

corps, ses études lui ayant appris que la putréfaction dan

l'eau se faisait moins vite que dans la terre et dans lair

L'addition de l'acide phénique à l'eau lui avait paru rèali

l ser le problème difficile de la désinfection des morgues.

Une expérience plus prolongée a montré que le résultai ; obtenu était encore très incomplet, et M. Brouardel (!) a

proposé, par analogie avec ce qui existe dans plusieurs Universités allemandes, l'établissement de glacières où les corps pourraient être conservés très longtemps pour les recherches médico-légales et pour les constatations d'iden- J: tité (voy. p. 83).

' Ces appareils, qui sont très supérieurs à ceux que nous

trouvons décrits en Allemagne, fonctionnent depuis peu de temps à la Morgue de Paris ; nous les avons examinés

(1) Brouardel, Rapport pour Vexamen des diven iyêUmes relatifs i Vinstallation d'appareils frigorifiques à la Morgue {Annales d'hygiènt et de médecine légale, janvier 1880, p. G3. — Rapport de M. Luu^i, au nom d*une commission nommée par le conseil municipal, en 1881.

MORGUES, AMPUITUÉATBEJ, ABATTOIRS. Hrj

à plusieurs reprises et ils nous semblent nécessiter une description spéciale (1),

Le principe est celui de l'appareil Carré : dans un réser- ■ voir hermétique en fer, capable de supporter une énorme pression, on fait bouillir de l'ammoniaque ; le gaz dissous dans l'eau se dégage dans un autre réservoir identique, relié au premier par un tube de fer, et s'y comprime à tel point qu'il se liquéfie ; quand on cesse de chauffer le premier récipient, le gaz ammoniac liquéfié dans le second sous sa propre pression tend à passer de nouveau à l'état gazeux, et pour ce changement d'état absorbe du calorique à l'eau dans laquelle plonge le récipient ; cette eau se congèle. Dans l'appareil de MM. Carré— Mignon-Rouart établi à la Morgue, le cylindre où se trouve le gaz comprimé plonge dans un liquide à peu près incoogelable, une solution saturée de chlorure de calcium, qu'on refroidit à

— 20°. Ce liquide glacial circule dans des tuyaux métalliques qui serpentent k la paroi interne de cellules en briques, où l'on introduit un cadavre; le degré d'écarlemcnt des tubes, en faisant' varier la surface refroidissante, fait aussi varier le refroidissement de l'air dans la logetle; on peut ainsi obtenir — 4 à — 20° centigrades. L'expérience a prouvé qu'en refroidissant les cadavres brusquement à

— 10 ou — 20°, ceux-ci restent intacts au dégel, et l'on peut ensuite les conserver à l'air libre aussi longtemps que des cadavres frais. Au contraire, quand la congélation s'est faite lentement, à — 4°, les cadavres se putréfient 1res rapidement au dégel, et prennent une coloration rouge vif, par la décomposition de l'hémoglobine et la dissolution de l'hématine dans le sérum. Les cadavres congelés, à demiautopsiés, peuvent se conserver presque indéfiniment dans ces cellules; on peut faire de nouvelles recherches médico-légales, au cours d'un procès, sans avoir besoin d'une

grande quantité de combustible pour dégager le gaz de la solution ammoniacale. Néanmoins, des appareils de ce genre, d'un petit modèle, nous paraissent capables de rendre d'immenses services dans les amphithéâtres de dissection, et surtout pour les recherches médico-légales. Aucun autre moyen de désinfection des corps déjà pntréfiés ne peut être comparé à celui-là, et il a l'avantage de n'introduire dans le cadavre ni dans l'enceinte de la Morgue, aucune substance toxique qui pourrait troubler les recherches de la justice.

Les cadavres et leurs débris doivent toujours être, lors de l'inhumation, enfennés dans des cercueils garnis de couches épaisses d'un des mélanges désinfectants dont nous donnons la formule plus loin (p. 133). Des réclamatione ont été adressées, il y a quelques années, au Préfet de police et au Conseil d'hygiène de la Seine par les rivepains du cimetière où l'on inhumait les corps provenant des hôpitaux et de la morgue. L'enquête montra que les cadavres provenant de la morgue étaient simplement enveloppés de serpillières et déposés directement dans une tranchée. Le Conseil d'hygiène réclama et obtint l'emploi pour chaque corps d'une bière, avec addition d'une grande quanlilé de poudre de tan et de sulfate de fer; les réclamations depuis ce temps ont cessé.

Amphithmlres de dissection. — Les amphithéâtres de dissection sont presque toujours placés dans l'enceinte même des hôpitaux, parfois même beaucoup trop près des salles da malades; ils sont une cause réelle de dangers pour les grands blessés, les accouchées, etc. ; leur désinfection doit être rigoureusement assurée. Il faut savoir reconnaître que les médecins n'échappent pas toujours, à ce point de vue, au reproche de contribuer eux-mêmes à l'insalubrité d'un hôpital ; c'est eux, et pour ainsi dire eux seuls, qui doivent être responsables de la propreté et de

HORGtES, AHPaiTHÉATRES, ABATTOIRS. 713

férables à tout autre onduit ; l'asphalte se fendille, se déprime, s'imprègne. Les pentes doivent être ménagées de telle sorte que des lavages à grande eau puissent se faire fréquemment, rapidement, sans occasionner de stagnation. Ces lavages peuvent être faits avec la solution de chlorure de zinc à S p. lOO qui n'allcre que très peu les métaux.

A l'Institut anatomique de Leipzig, M. Wurtz (1) a trouvé dans la salle de dissection des planchers en chêne verni, et M. le professeur His, directeur de l'Institut, se louait beaucoup de cette disposition qui donne à la salle un air de propreté et aux élèves l'habitude de travailler avec soin. On ne lolèrc ni liquides répandus, ni débris abandonnés sur le sol ; c'est la propreté sèche, et nous avons dit plus haut à quel point nous y avons confiance. Il va de soi qu'on doit chaque jour passer un linge humide sur le plancher pour en enlever les taches et les poussières.

2° Les tables doivent être en matière complètement imperméable ; celles en marbre, en verre, en porcelaine, sont excellentes ; elles seront légèrement déprimées vers les parties centrales, et mobiles sur un support métallique creux, contenant un tuyau en communi'^tion avec l'égout; ce tuyau doit être muni d'un obturateur hydraulique, siphoïde, hermétique. L'eau sera fournie en abondance; audessus de chaque table doivent être disposés plusieurs tuyaux fixes, à ajutage mobile permettant d'entraîner immédiatement au moyen d'un jet les liquides infects retenus dans les cavités splanchniques ou sur la table d'autopsie ;

3° Les canaux d'écoulement de l'eau au dehors ne doivent jamais être ouverts à l'air libre ; ils seront à parois circulaires, complètes, de large dimension, pour ne pas éire obstrués par les débris ; il est nécessaire qu'ils soient munis comme les bouches d'égout, d'une large cuvette

BORGLES. AMPHITHEATRES, ABATTOIRS. us

à macération, la propreté doit être extrême ; les débris de tissus y sont trop souvent abandonnés et oubliés ; des grilles à barreaux très serrés doivent empêcher leur enli-aînement à l'égout.

A l'Institut anatomique de Gratz (1), on a construit des appareils spéciaux servant d'une part à la macération des os, d'autre part à leur dégraissement. Les premiers consistent en une série de cuves, hermétiquement closes, dans lesquelles les parties de cadavre sont constamment lavées par un courant d'eau chaude provenant d'une chaudière à vapeur ; cette eau se dirige immédiatement dans l'égout; des tuyaux partant du sommet de la cuve dirigent les gaz putrides sous les foyers des chaudières; sous l'influence de ce courant d'eau chaude incessamment renouvelé, la macération est achevée en trois jours.

Pour obtenir le dégraissemenl des os, ceux-ci sont introduits dans un réservoir hermétiquement clos, dans lequel on dirige des vapeurs de benzine qui s'y condensent. La benzine condensée et chargée de graisse reflue dans l'appareil dislillatoire où elle reprend la forme de vapeur et où elle abandonne la matière grasse. Ces opérations se font absolument sans odeur.

5" Les cadavres ne sont presque Jamais une source d'infection dans les vingt-quatre heures qui suivent le décès. Mais l'autopsie est parfois retardée d'un ou de deux jours dans certains liôpitaux, et les cadavres commencent à se putréfier, dans la saison chaude, avant d'avoir servi en quoi que ce soit à l'instruction. Après toute autopsie, les parois des cavités ouvertes, les parties dénudées pourraient être badigeonnées avec une solution concentrée (fi 5 pour 100) de chlorure de zinc ; un simple lavage à l'eau froide suffirait ensuite à laver les parties servant ultérieurement aux dissections. Les cadavres destinés aux travaux

(1) Wuru, loce ciiate, p. 108.

sures ; on y a renoncé, et l'on s'en tient à l'injection préalable des cadavres avec des liquides antiseptiques. U serait bien préférable d'y faire le froid au moyen de serpentins oit circulerait une solution incongelable de chlorure de calcium, refroidie à — 20° par le gaz ammoniac liquéfié sous sa propre pression, comme dans l'appareil Carré, Mignon-Rouart qui fonctionne à la morgue de Paris. En tout cas, nous pensons qu'il serait facile de faire disparaître cette humidité, le fléau des locaux artificiellement refroidis, en suspendant dans la cellule des linges imbibés d'unesolutionsaturéedechloruredecalcium, et en plaçant au-dessous une rigole ou des vases destinés à recueillir l'eau d'écoulement, La sécheresse extrême de l'air conlrîbueiait beaucoup pour sa part à retarder la putréfaction des corps.

Les cadavres soumis aux dissections sur tes tables pourraient, dans l'intervalle des heures de travail, être toujours recouverts d'une sorte de couvercle métallique ou en bois, en forme de cercueil renversé ; ce sérail une défense contre les mouches et les odieux rongeurs, et un moyen d'empêcher la dissémination des miasmes ; il serait aisé de répandre sur la table ou sur les parties non dénudées du cadavre quelques poignées de sciure de bois imprégnée de chlorure de zinc, d'acide phénique ou de chlorure de chaux. Il n'en résulterait aucun dégât pour les préparations commencées ou achevées, et l'hygiène de l'amphithéâtre y gagnerait certainement.

6° La désinfection ne peut être obtenue qu'à la condition de réunir incessamment les débris les plus fins venant des dissections, dans des baquets remplis d'une solution forte de chlorure de zinc ou de chaux (1 à 10 pour 100). U faut empêcher, à l'aide de grilles à barreaux rapprochés, ces débris d'être entraînés par les eaux de lavage ; ils doivent être inhumés avec le cadavre; c'est à ce prix qu'on évite l'obstruction des canaux, l'infection des locaux et

MORGUES, AMPHITHÉÂTRES, ABATTOIHS. -.19

T* Dès que l'odeur devient fétide dans une salle de dissection, il faut, quand le travail est terminé et que la salle est devenue libre, projeter dans l'air, contre les murailles et toutes les surfaces exposées, un nuage de poussière à l'aide d'un liquide désinfectant ; il existe aujourd'hui dans le commerce de volumineux et solides appareils pulvérisateurs, semblables à des pompes de jardin, et servant journellement à laver les feuilles des arbustes dans les serres. Us conviennent parfaitement pour cet usage.

La solution d'acide phénique, de chlorure de zinc à 5 pour 100, celle de permanganate de potasse à 1 pour 500, le vinaigre antiseptique de Pennés étendu d'eaii, peuvent être employés avec avantage sous cette forme. L'on obtiendra aussi un bon effet des vapeurs d'éther azoteux, d'après le procédé indiqué par M. Peyrusson (p. ÎOI), en laissant dans la salle pendant la nuit un certain nombre d'assiettes remplies du mélange d'alcool et d'acide azotique. Les murs doivent être imperméables, dans toute leur hauteur; il est désirable qu'ils soient garnis de marbre ou de faïence jusqu'à la hauteur d'un mètre cinquante audessus du sol, comme dans les salles de dissection de l'école du Val-de-Grâce ; la partie supérieure peut être stuquée ou simplement peinte à l'huile au sulfure de zinc; les lavages à l'éponge de ces murailles auront lieu au moins chaque semaine et contribueront beaucoup à faire disparaître l'odeur fade que dégagent les amphithéâtres, même en l'absence de cadavres. Il serait même nécessaire de temps en temps, une foispar mois, surtout pendant la saisonchaude, de faire dos fumigations de soufre dans les salles closes, au commencement de la nuit ; en faisant brûler IS à 30 grammes de fleur de soufre par mètre cube, la dépense serait minime; la main d'œuvre est nulle, la détérioration des objets métalliques peut être bien réduite.

Mais on peut obtenir une désinfection plus sérieuse encore à l'aide de l'acide sulfonilreux, ou des cristaux, de

MÛRGL'ES, AMI'HITHÉATRES, ABATTOIRS, tîI

placé SOUS un filet d'eau un vase contenant 100 grammes de cristaux d'acide suiro-iittreux.

Toutcrois, il est indispensable que l'opération se fasse alors que la salle a éiè complètement évacuée; il n'y faut entrer que le lendemain matin. Les vapeurs se sont alors dissipées par les fissures des portes ou en se dissolvant dans la vapeur d'eau condensée sur les murailles. La mince couche de matières organiques qui recouvre celles-ci a été détruite par l'action puissante de l'acide azoteux, toute odeur a disparu, tous les germes ont péri. Les métaux sont assez fortement altérés, sans doute par la formation d'une petite quantité d'acide nitrique ; mais on prévient presque complètement cette aitératioiî en frottant légèrement les surfaces métalliques avec du pétrole.

Avant d'ouvrir les fenêtres et les portes, on jette sur le sol, sur les dalles souillées, le contenu de la terrine qui tient encore en dissolution une petite quantité d'acide nitreux, et l'on ne ventile définitivement qu'au bout d'une heure. La désinfection est radicale ; aucune mauvaise odeur ne résiste à cette opération, qui ne doit être renouvelée qu'à de rares intervalles, tous les huit jours par exemple.

8. Les voitures qui servent au transport des cadavres sont le plus souvent une cause insupportable d'infection, non seulement dans les lieux de remisage, mais dans les rues qu'elles traversent : elles laissent derrière elles en été des odeurs révélatrices, des miasmes dangereux. On y entasse des cadavres déjà putréfiés que l'on a conservés trop longtemps dans les hôpitaux, et qu'on transporto aux amphithéâtres de dissection, à Paris, alors que leur degré avancé de décomposition devrait les faire conduire directement au cimetière. M. Landrieux (1) a insisté sur le danger que causent de la sorte les cadavres des varioleux dont l'inhumattoa retardée compromet la salu-

(!) Landri«nx, Du Iratup^t ie$ terpi iet variolatx, iicidéi dont la hipUanx {Progrië méâiral, Il Juio 1881, p. tlS).

Valuh. — DtnimctANTs. 41

dans l'ordonnance royale du 19 mai 1839, dans celles du Préfet de police du 12 avril 1841, du 29 avril 1823,

Le sani; de» animaiii abaUiis ne doil pas cire ri.'pandj dans la coiirda li'uvail, ni couler aux éguilis: il doit étru risfucilli dans d«i baquels ou eDi|iorli- dans dcifutaillc< rrrii]<;vi. — L«s abals, panses, rùiidus d« Iriperio sironl enloï.'s lous les jours ou dôtinfccté» avet de la poudre dutinfeclaate et ue iloÎTenl jauirtî^ stijiiuroiir dans U-s cours. — Il osl défendu de laisser séjourner dans les échaudoirs dus suifs, i;raisses, îDlJSlias, cuirs el peaox vu vert, etc. — Les fumiers doiveat èlre enlevés au moins toutes les semaines. — Los bouehcrs et cbarculirri, quand ils en sont requis par lu maire ou ]>ar les agents de l'aulorilé, devront faire grallor les mûri iDlérieiin ou «xlériev.i- des écliaUiloirs, ainsi que les portes.

Pour prévenir la putréfaction du sang provenant des abattoirs, on recueille souvent le sang dans des vases plats où il se coagule : les caillots subissent l'égouttage sur des toiles mclalliques, puis sont soumis à la presse et transformés en tourteaux secs qui se putréfient très lentement. On hâte très souvent la coagulation par l'action d'acide sulfurique; Boussingault et Boudct (1), au Conseil d'hygiène de Paris en 1814, ont constaté l'efficacité de l'addition à iOO kilogrammes de sang, du mélange suivant :

Sulfite de soude criaiallisé .... Ok, fîOO

Acide pbëaiquc brut ISO

Vinaigre ordinaire 130

Acide sulfurique Oi">

Eau ik, 509

Le sang se conserve pendant quinze jours au moins. Si au bout de ce temps il prend une légère odeur urineuse, on y ajoute 130 centimètres cubes de bisulfite de soude acidifié par l'acide acétique.

On peut encore recourir au procédé suivant, qui permet

(I) Rapport tur bi travaux in Conteil fhpfifne ie la Seine, de 1872

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