TERRE
APRÈS
APRÈS
APRÈS
n'ayant pas
le premier
le deuxième
le troisième
encore servi.
emploi.
emploi.
emploi.
Mat. orçanjq. cl eau de combinaisoD ....
Oxyde do fer el alumine
Acide phosphorique. .
Carbonate do chaux. •
Magnésie, alcalis et pertes
Argile el sable ....
Matières azotées . . .
Équivalant à :
Ammoniaque
Dans beaucoup de localités en Angleterre, la terre retourne trois fois aux closets avant d*ètre définitivement employé comme engrais, et nulle part la santé publique ne paraît en souffrir.
Pettenkofer et Rolleston (1) ont exprimé la crainte que cette manière d'utiliser les déjections humaines ne favorisât la conservation et la dissémination des germes morbides qu'elles peuvent contenir. En ces derniers temps, M. Pasteur est venu donner une confirmation, apparente au moins
<1) RollestoD, The earth cloêet sjfsîem. (The Lancée, mars 1869, p. 319.)
aux pressentiments un peu théoriques des auteurs que nousvenons de citer. Pendant Tété de 1878, au moment où nous disions nos études sur ce sujet, nous nous proposions de répandre sur de la terre sèche et légère une certaine quantité de liquide de culture, ensemencé avec des bactéridies charbonneuses ; nous nous proposions de laver cette terre desséchée, au bout d'un ou deux mois, et d'essayer l'inoculation de cette eau de lavage à des animaux susceptibles. M. Pasteur, à qui nous nous étions adressé pour obtenir du virus charbonneux, nous apprit alors qu'il était occupé aune recherche analogue, sur la terre des fosses d'enfouissement des moutons charbonneux en Beauce; cette considération et la difficulté de se procurer du virus charbonneux en été à Paris nous empêchèrent de faire cette expérience, et nous regrettons toujours de n'avoir pas le loisir de la réaliser, car elle nous semble devoir être très instructive^
On ne peut en effet conclure, de ce qui se passe dans les fosses d'enfouissement de la Beauce, ce qui doit se passer dans la terre sèclie. A la profondeur où les moutons charbonneux sont enfouis, le sol est humide, l'évaporation est difficile, le renouvellement de l'air, et en particulier de l'oxygène est difficile, les combustions ne peuvent se faire comme dans une couche superficielle de terre sèche, poreuse, légère; les corpuscules germes eux-mêmes sont sans doute détruits dans cette dernière, tandis qu'ils conservent leur vitalité latente à l'abri de l'air, au fond de ces fosses où les vers de terre vont les chercher pour les ramener à la surface. Quelques expériences bien conduites, suivant les procédés de M. Pasteur, résoudraient facilement la question, et nous diraient si le àiy-system mérite, de la part des hygiénistes, la même faveur qu'il conserve auprès, des agriculteurs anglais.
Dans l'Inde et en Angleterre, on a parfois accusé cemode d'utilisation de vidanges d'avoir favorisé l'éclosion d'épidémies de diarrhée, de fièvre des prisons, de fièvre
CENDRES, RÉSIDUS. se
ttjpho-malariale. Des enquêtes sévères, feites par Buchanan dans le Royaume-Uni, par Mouat au Bengale, ont prouvé que ces accusations n'avaient aucune espèce de fondement. Nous verrons d'ailleursque le traitement des vidanges par la terre sèche, n'est utilement applicable que dans des conditions déterminées, en particulier là où la manutention de la terre et de l'engrais est facile et peu dispendieuse.
Cendres, résidus carbonisés, poussières, etc. En Belgique, en Angleterre, en Hollande, les ménagères versent chaque jour les cendres tamisées du foyer dans les fosses d'aisances, soit directement, soit dans une caisse ou trémie qui, à chaque succussion, se vide au-dessus du tuyau de chute. La désinfection est beaucoup moins bien assurée que par la terre sèche, mais elle est réelle, pourvu que l'on évite avec grand soin de jel«r en même temps les eaux résiduelles dans la fosse. Nous avons déjà dit que SalmoD et Payen, en 1826, et plus tard Moll, en France, se servaient de terres brûlées ou des vases marécageuses écobuées, pour les mêler aux vidanges et les transformer en noir animalisé. Ce procédé, abandonné depuis longtemps en France, a été repris en ces dernières années en Angleterre; à Salford, à Dalmuir, à Oldham, on carbonise les boues et balayures des rues, les plantes marines, les résidus fétides de toute sorte, et on mélange ces poudres charbonneuses et absorbantes aux matières de vidanges pour les désinfecter et les transformer en engrais; c'est une combinaison de l'emploi du charbon avec l'emploi de la terre sèche. Le ré.sultat parait satisfaisant, et Parkes fait l'éloge du procédé; mais il s'agit bien plus ici d'un mode de fabrication d'engrais, que d'un moyen de désinfectionr et nous n'avons pas à y insister.
La désinfection qu'on obtient avec la terre sèche, carbonisée ou non, on la réalise également avec toutes les ma-
tières pulvérulentes sèches, poreuses, absorbantes. Un industriel, M. Goux, utilise les balayures des magasins à fourrages et les déchets de graines, le crottin sec de cheval, la poussière de tourbe, les faunes sèches, les résidus des filatures et fabriques de tissus, les tontisses de laine, etc. Toutes c^s matières pulvérulentes, disposées d*une façon très ingénieuse à la surface interne des tonneaux, absorbent et désinfectent d*une façon parfaite les déjections liquides et solides qui s'accumulent dans la cavité centrale. Nous aurons l'occasion de revenir sur les applications et le mode d'installation des appareils de désinfection par la terre et les poussières sèches, dans la seconde partie de ce travail.
Plâtre au coaltar y talc, etc. En 1859 et 1860, on fit grand bruit d'un nouveau mode de désinfection des plaies, à l'aide d'une poudre formée de plâtre et de goudron de houille, et désignée sous le nom de poudre de Corne et Demeaux. C'est un peu par les propriétés antiseptiques du goudron , mais c'est surtout par la propriété absorbante du plâtre que cette poudre agissait. Des expériences, confirmées par Velpeau (1) ont montré que le talc, la terre sèche et, à vrai dire, toute poussière absorbante, avaient une efficacité aussi grande. Le plâtre pulvérulent a d'ailleurs été employé avec succès pour désinfecter les matières de vidanges décomposées, au dépotoir de Bondy.
Sels métalliques en général. — Les agents dont il s'agit sont les désinfectants dans le sens vulgaire du mot; ils diminuent ou font disparaître la mauvaise odeur, en se bornant à la neutralisation de l'ammoniaque, et à la décom-
(1) Velpeau, Rapport sur divers moyens désinfectants, {Comptes rendus de V Académie des Sciences, 6 février 18G0, p. 279.)
SELS HËTAlXrQUES. &7
position de l'acide sulfhydrique ou du sulfhydrate (l'ammoniaque. Dans ce groupe viennent se ranger le» sels solubles de fer, de zinc, de cuivre, de manganèse, de plomb. Les oxydes de ces mêmes métaux, qui se trouvent à bas prix dans. le commerce, ont été également préconisés dans ce but; mais les sels ont sur les oxydes l'avantage de pouvoir saturer l'ammoniaque déjà formée, ou celle qui résulterait de la décomposition du sulfliydrale d'ammoniaque : l'oxyde de fer, par exemple, ne peut fixer que l'hydrogène sulfuré, en formant du sulfure de fer; le sulfate de fer produit en plus du sulfate d'ammoniaque. Ces sels ne réussissent donc pas à neutraliser toutes les odeurs, et à ce titre, ils ne méritent pas complètement leur litre de désodorants. Les mauvaises odeurs, en effet, doivent leur infection à une grande quantité de substances diverses, dont la chimie n'a pas déterminé toutes les variétés, et dont le scatol est l'un des termes les plus récemment découverts. C'est donc presque uniquement les deux composés malodorants les plus anciennement connus, que les sels métalliques neutralisent, en les engageant dans des combinaisons fixes.
Presque tous les sels ayant pour base un métal capable de former avec le soufre un sulfure insoluble, peuvent être indifféremment employés comme désinfectants; il suffît que le sel métallique soit en quantité suflisunte pour que les gaz infectants soient absorbés. Les eaux désinfectantes vendues sous un nom d'inventeur sont de simples solutions métalliques : liquides Lai-naudès (sulfate de zinc et de cuivre); Egasse ou de Saint-Luc (chlorure de zinc); Ledoyen (azotate de plomb); Madot de Nancy et Charpentier (sulfate de fer), etc.
C'est la cherté relative des sels métalliques, ce sont les facilités plus ou moins grandes de leur mode d'administration qui, au point de vue pratique, établissent les diiïérences principales dans leur valeur. Nous devons, à ce
an ABSOIlB.UiTS CHIMIQUES.
I>oiiit de vue , reproduire les observations faites par M. Fcmiond (t) dans un escelleul mémoire auquel nous ferons plus d'un emprunt.
Un équivalent d'acide sulfhydrique ou de sulfliydratc d'ammoniaque exige toujours, pour sa décomposition,, une ({uantilé de sel telle, qu'il y ait un équivalent de métal ; il est donc facile de caleuler approximativement quel sera le sel métallique qu'il y aura avantage à employer dans uno désinfection économique. Mais des poids égaux de fer, de manganèse, de zinc, de cuivre, de plomb, n'absorbent pas tous une égale quantité de soufre, et par conséquent, ne décomposent pas tous une même quantité d'acide sulfliydriqueou de sulfliydrate d'ammoniaque. L'équivalent chimique des différents métaux est indiqué dans le tableau suivant :
Ploiob 1333,50
Cuivra T9J,39
ZiDC 403,00
Hangaut'B» 34.1,89
For 339,41