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iOO ANTISEPTIQUES EN GÉNÉRAL.
qu'en empêchant racées, ou en détruisant la vie de ces microbes, on prévient et on arrête le travail de décomposition qui se produit dans tout liquide ou tissu organique.
Nous avons là un critérium excellent pour apprécier la valeur des antiseptiques ; depuis quelques années, Texpérimentation s'est faite sur une large échelle, il n'est pas douteux que nos connaissances sur la valeur de ces agents ne soient devenues plus rigoureuses et plus complètes. Toutefois il ne faut pas s'exagérer outre mesure la valeur à accorder à de telles expériences. On ne peut plus douter que les espèces de bactéries varient singulièrement entre elles; malgré l'identité souvent parfaite de leurs caractères morphologiques, certaines bactéries ont des propriétés, une résistance aux agents extérieurs, une toxicité très différentes. A peine a-t-on commencé à apporter un peu de lumière dans cette classification, où les appellations se multiplient à l'infini. Il se pourrait donc très bien qu'un agent réputé antiseptique détruisît la plupart des protorganismes d'une innocuité parfaite, et restât inefficace contre tel autre qui est réellement pathogène, capable d'engendrer des maladies.
MM. Gosselin et A. Bergeron (1) se sont placés, eux aussi, dans leurs séries d'expérimentation, au point de vue de la pratique chirurgicale pour juger la valeur relative des agents antiseptiques. Ils ont étudié le retard que les agents apportent à la i)Utré faction, caractérisée par rapparition de vibrions et de bactéries. Un gramme de sang frais ou de sérum était [dacé dans chaque tube, dans l'un, sans aucune addition, dans les autres avec six gouttes d'un des antiseptiques suivants. Les résultats sont rendus plus frappants par le tableau ci-dessous.
(I) Gosselin et A. Bergeron, Études sur les effets et le mode d'action des
sulfstances employées dans les pansements antiseptiques. {Comptes rendns
de V Académie des sciences, 29 novembre 1879.) — Recherches sur la valeur
antiseptique de certaines substances et en particulier de Itt solution alcoo-
ique de gaultheria. {Archives générales de médecine ji^inyier 1881, p. 16,)
Expériences de MM. Gosselin et A. Bergeron.
San; oa sérom par
— -j- fi gouttes d'acide phéniqae au HX)*.
— -f 6 gouttes d'acide phéniquo au 50» .
— -f- 6 iroattes d'eau-de-vie camphrée. .
— + 6 gouttes d'alcool à 86»
— + 6 gouttes d'alcool camphré
— -f fi goutlfs d'acide phéniquc au ÎO- .