‹ Traité des désinfectants et de la désinfectionChapitre 89 sur 138 · DÉSINFECTION DE LA LITERIE · texte numérisé non relu

DÉSINFECTION DE LA LITERIE

Afîn de conserver aux laines destinées aux matelas leur force, leur souplesse et leur élasticité, on n'en pratique le désuintage que d'une façon très incomplète, à Teau froide non alcaline. Le suint, qui est le produit de la transpiration du mouton, est un mélange de sels minéraux et d'une grande quantité de composés organiques. Dans les laines en suint non lavées, le suint représente près de 50 pour 100 du poids total. La suintine et les suintâtes secs ne descendent jamais au-dessous de 15 pour 100, de sorte que dans une salle de 30 lits, chaque matelas pesant 10 kilogrammes, il peut exister de 35 à 50 kilogrammes de matière éminemment putrescible, en contact direct avec les malades. Sous l'influence de l'humidité et de réchauffement par les malades couchés, par l'action combinée des matières contaminantes de toutes sortes (germes, miasmes, déjections fécales et pathologiques, débris et excréments de la teigne fripière et des mites), cette fermentation putride est très active, surtout pendant l'été, dans les matelas en service et contribue pour une forte part à la mauvaise odeur qui règne dans les habitations collectives. En expérimentant sur plusieurs milliers de kilogrammes de laine en service dans les hôpitaux, M. Lefranc s'est assuré que les débris et excréments des animaux parasites, que les poussières de la laine rongée par les vers, véritable guunOf atteignent souvent 1 pour 100 du poids des laines, soit 100 grammes pour un matelas de 10 kilogrammes. Nous possédons un large flacon de ce guano d'un genre particulier, ainsi que 200 grammes d'acide urique extrait par notre collègue de l'urate de chaux provenant des excréments de la larve de cette teigne de la laine. M. Lefranc a pu fabriquer plusieurs kilogrammes d'acide urique avec le guano résultant du cardage des matelas dans un grand hôpital.

des mémoire» de médecine militaire, octobre 1879, p. 510, et Hevue d'hygiène et de police sanitaire, 15 janvier 1880, p. 73).

SOO DÉSINFECTION NOSOCOMIALE.

On comprend que cette matière organique en décompt'sition putride puisse devenir un milieu de culture favorak/ pour le développement de protorganismes morbifiques. I est donc indispensable d'épurer fréqucnnment la laio^^d^ matelas, non seulement pour détruire les larves qui y te presque constamment des dègàts, mais encore et surtout «3 point de vuedcThygiène. La difficulté ici est sérieuse: o'e^tisuint qui donne Tclasticité delà laine; or, rélasticité ^' une des qualités que le commerce reclierche le plus pot les matelas. Quand la laine est trop bien nettoyée, priv<^ de suint, elle se tasse, les matelas s'affaissent , et fument une couche à la fois trop mince et trop dure Les matières persistantes du suint se dissolvent dao^ l'eau à -]- 100"; une laine qu'on a fait bouillir pendant uw heure charge Tcau d'une matière extrêmement fôride. riche en produits sulfurés; après ce traitement, la laine ressemble à du coton ou à de la charpie, elle se feutre fa-.ilement, elle a perdu sans retour son élasticité.

Aussi la désinfection, Vépuration des matelas exi'^e-ielle certaines précautions, qu'en l'absence de toute noiioo scientifique l'expérience a apprises aux industriels.

L'opération se fait de la façon suivante : la laine à épurer est immédiatement placée dans des cuves en tôle, d'un mètre de haut sur un mètre de diamètre environ, qu'on ferme avec un couvercle pendant l'opération. Vers 1« deux tiers de cette profondeur, se trouve un fond molûhN en tùle percée d'un très grand nombre de petits ti-ous. Dans ce tiers inférieur est enroulée, en forme de serpentin, l'extrémité d'un tuyau qui communique avec une chaudière à vapeur placée au centre de rétablissement, parfois à une grande distance de certaines cuves. Le serpentin est également percé, à son anneau supérieur, d'un i^rand nombre de trous par lesquels la vapeur s'échappe dans le compartiment inférieur, et de là, par le fond mobile percé de trous, à travers la laine amassée sur ce dernier. La va-

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peur mouille la laine, se condense, et retombe à travers les trous de la plaque mobile dans le réservoir d'où émerge le serpentin. Cette exposition à la vapeur dure de une demiheure à deux heures, suivant les besoins, le degré de souillure supposé de la laine. Après cela on retire la laine qui est très humectée, on la porte avec précaution, et sans la tasser, dans un séchoir à l'air libre, sur des claies où on l'abandonne à l'évaporation pendant sept à huit jours. Dans les ateliers que nous avons visités, on nous a dit que si l'on voulait brasser la laine ainsi mouillée, par exemple dans un cylindre fermé à parois chaufîée.s par lu vapeur, comme on le fait pour l'épuration des plumes, la laine se feutrerait et ne pourrait plus être cardée.

Les notions que nous rappelions tout à l'heure donnent facilement l'explication du phénomène que l'expérience a fait connaître à l'indusirie. Apres l'exposition à la vapeur, le suint est à l'état lii[uide, sous forine d'un enduit gonimeux, d'un vernis qui humecte chaque poil ; si en cet état on brasse la laine, si on la comprime, il y a une sorte d'agglutination des poils; ceux-ci après la dessiccation du vernis, ne peuvent plus se séparer, et la laine ne se laisse pas carder. Au contraire, en portant la laine sur des claies au sortir des bassins, le suint h demi-liquide se dessèche sur chaque poil et lui restitue son élasticité primitive. On comprend quel inconvénient il y aurait à entasser, a presser en ballots comprimés des laines encore humides qui au raient été ainsi désinrectées dans un lazaret. Ce passage à la vapeur est toujours suivîd'uncardage ultérieur, et l'on peut dire que cette épuration est sérieuse, efficace; sans doute, la température de la laine n'atteint guère que lOO", mais c'est une température humide; l'on pourrait presque dire que la laine a traversé de l'eau bouillante; or, la presque totalité des germes morbides sont détruits par l'ébullilion.

Il résulte de ce qui précède que la vapeur doit être employée avec une certaine prudence dans la désinfection

BM DËSrNFECTlON NOSOGOHULE.

des laines et crins dp lilerie; l'étuvc â air <^ud et sec est d'ailleurs, en pareil cas, a» moytn dont refTicacité esi réelle, La température sèche de -j- 120° n'allée on mn \a <jolidilc de la laine, pourva qu'où oc soametlc pas cello-ci au cardage au moment oiCine où elle swt de l'éluve; il faut lui laisser reprendre, par une exposition à l'air libre, pendant 24 ou 48 heures, l'eau hygromc- Irique que la chaleur avait soustraite ; elle pcnJ bieiitiH une rriabilit4^ qui n'était que la conséquence d'une exlr^i; dessiccation.

Lorsque les literies ont êlé prorondément souillé'-^ par du sang, du pus, de l'urine, des loalières Tècales, les liquides d'un accouchement, ou quand un cadavre y a loogtemps séjourné, on a recours à un lavage préalable. Itan» les établissements spéciaux, ce lavage se fait avec une lessive alcaline à une température qui ne dépasse pas -J-60°C.; la laine est ensuite séchéc et portée dan& \a cuve n vapeur ou dans l'étuve.

En général, il est 1res désirable que les matelas soieat ouverts, que la laine soit retirée de son enveloppe ei soumise dirâi;Lenient it railinn rlr>. In \-HnHii' mi iIa l'air .>Im>J-

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guéri, d*une affection transmissibie ou suspecte, ce matelas et cette literie devraient être complètement défaits ; le contenu serait exposé directement à la désinfection par la vapeur ou par Tétuve sèche, puis cardé ; les enveloppes seraient lessivées à Teau bouillante. Le crin et la plume ont beaucoup moins à craindre Faction de Teau chaude et de la vapeur ; leur désinfection se fait à peu près comme celle de la Jaine.

Jusqu*ici nous avons préconisé spécialement la vapeur ou Tair chaud. Quand les appareils ad hoc sont installés, c'est le procédé le plus sûr, le plus expéditif et le moins coûteux. Il en est d'autres qui sont une ressource précieuse, ce sont les fumigations d'orpiinenl et d'acide sulfureux. La compagnie des lits militaires emploie, paraît-il, l'association de ces deux agents chimiques, et JI. Lefranc qui en a fait usage, dit en avoir retiré un très bon effet.

Il conseille de disposer la laine en couche assez épaisse sur des toiles de tente ou des bâches superposées et tendues d'une extrémité à l'autre de la chambre; un espace de 250 mètres cubes est nécessaire pour fumiger 10 quintaux métriques de laine, correspondant à 100 matelas. Au-dessous, on allume un mélange composé de 3 kilogrammes de soufre et 1 kilogramme d'orpiment (sulfure jaune d'arsenic) ; cette poudre doit être répartie en un grand nombre de foyers ; elle assure un dégagement de près de 2,000 litres d'acide sulfureux et de 60 litres de vapeurs arsenicales.

Cette fumigation, d'après M. Lefranc, devrait toujours être suivie, et non précédée, d'un lavage par lixiviation à Teau froide légèrement alcaline ou phéniquée, soit 1 kilogramme d'acide phénique cristallisé et 40 kilogrammes de carbonate de soude dans 40 mètres cubes d'eau pour 10 quintaux de laine, sans doute pour neutraliser l'acide sulfurique formé. Le premier lavage, en raison du désuintage qui se complète, entraîne un déchet de 5 0/0 ; le déchet serait moindre après les opérations ultérieures.

SOI DÉSINFECTION NOSOCOMIALE.

L'adjonction de Torpiment nous parait surtout avoir» vue la destruction plus radicale des parasites qui manges la laine, et de leurs œufs. C'est un poison très violent qri peut rendre l'opération de la désinfection dangereuse, iw seulement pour les hommes qui en sont charges, maisp(C le voisinage. Il ne faudrait donc y recourir que dans k cas où la souillure de la literie serait exceptionnelle, a[«rê; une épidémie, par exemple, ou quand la laine est envéi? par les vers. Le lavage à l'eau alcaline, après ropéraûoo. est dans ces cas tout à fait indispensable.

VInstruction qui accompagne le Règlement sur lesMpitaux militaires recommande le procédé suivant :

u Les vêlcmonis, les couverlurcs, tous les effets do lainage ayant «ni au\ malades altoinis «runo affection contagieuse, doivcot être dê&iofwi<^ avec soin. On les lave d'abord cl on les laisse ensuite immenses du; l'eau pondant vinfrt-qualre heures. On les soumet le lendemain à un n»* voau lavage; ciiaquc pit^e doit être lavée séparément et froilêe avef <k la terre glaise, puis rincée dans l'eau claire; enfin, on fait sécher. Qiuiâ tous ces effets sont secs, on les suspend dans une salle dont les oa^tures sont bien closes, et on les soumet pendant quaranto>huit heures à l'action de l'acide sulfureux produit par la combustion d'iino quantité suffisanlc (?) do soufre. On les expose ensuite à l'air libre, et on les rvm«t en service.

« La laine des matelas est d'abord lavée et ensuito immergée dus l'eau pendant vingt-quatre heures. Le lendcmain,'*cotte laine est pa5$<^ rapidement dans une eau légèrement alcaline, puis rincée à l'eau claire et scchce à l'air. On roxposo plus tard, comme les effets et les couvertures, à l'action do l'acide sulfureux. »

La quantité de soufre à employer n'est pas indiquée ici : elle ne doit pas être moindre de 15 grammes par mètre cube; elle pourrait être portée jusqu'à 80 grammes, si Ton n'avait à craindre que Tacidesulfurique produit n'altérât peut-être la matière première. Ici encore, il nous semble préférable de soumettre la laine à un lavage alcalin, après les fumigations, et non pas avant. La laine garde pendant longtemps, après Texpositionaux vapeurs de soufre, une odeur fade, très tenace, capable de produire des malaises gastriques; le lavage à la soude a l'avantage de la faire disparaître rapi-

DLSINFCCTION DK LA LlTiJUi:. Jior,

deinciit en trnnsforinant Tncidc sulfnroux eu .Miliite ; il einpcchc aussi l'action corrosive de cet acide qui pourrait, cii se continuant^ altérer la solidité de la laine. Il faut, toutefois, ne pas exagérer la nécessité de ces lessivages multiples qui, pratiqués comme le conseille Tlnstruction, constituent une opération longue et qui fatiguent la laine ; si les médecins exigeaient que le procédé fût minutieusement suivi , ils ne pourraient réclamer la désinfection que dans des circonstances exceptionnelles et rares. Si Ton veut être pratique, il faut simplifier au jnaximum l'opération, afin qu'elle devienne usuelle, journalière, expéditive et qu'elle ne détériore pas le matériel confié à la garde des fonctionnaires administratifs.

Aussi pensons-nous que dans la plupart des cas on peut se contenter des fumigations à l'aide de l'acide sulfureux; la diffusibilité extrême de ces vapeurs nous fait espérer qu'on pourrait, comme dans remploi de la chaleur, ne défaire complètement les matelas qu'après un décès ou après une maladie transmissible ; la fumigation simple, au-dessous des matelas entiers suspendus sur des claies, suffirait pour les cas ordinaires.

Quel que soit le mode d'épuration adopté, il est une précaution indispensable et qui est trop souvent négligée: les literies épurées, la laine ou la plume qui sortent des étuves à vapeur, à air chaud, ou des chambres de fumigations, ne doivent jamais être portées et abandonnées dans les salles où se trouvent d'autres pièces qui n'ont pas encore été soumises à la désinfection. Très souvent, les opérations de réfection de la literie se font dans la salle même où l'on apporte du dehors les matelas et les oreillers souillés ; les poussières qui se dégagent de ces pièces au moment où on les verse ou quand on les carde peuvent souiller de nouveau la plume et la laine désinfectées. Ces diverses opérations doivent se faire dans des locaux distincts, sans communication au moins directe Tun avec l'autre.

DÉSINFECTION MOSOCOMIALB.

Il est enOn une mesure plus radicale que les aolres. c*est la destruction par le feu de la literie contaminée pa: les maladies transmissibles. Au pavillon d'isolement qu'il) fait construire à la Maternité de Paris, M, Tarnier depé près de cinq ans fait brûler tout matelas qui a servi à w accouchée, celle-ci n'eût-elle présenté aucun accideit. M. Stadfeld, chirurgien en chef de la Maternité de Copeahague, nous apprenait au Congrès de Bruxelles, en 1816 que les matelas ne servent jamais qu'à une seule accûochée; on les brûle également à chaque changement dt malade. M. Stadfeldt a remplacé les matelas ordinaires par des sacs de toile remplis de paille très finement hachée ; le couchage est très bon, il est économique. M. Tâ^ nier emploie la balle d'avoine, qui donne un couchai eicollent; le sac ainsi rempli remplace le matelas et lesuinmier; à chaque départ, on brûle la balle d'avoine et on envoie le sac d'enveloppe à la lessive. La dépense dépasse à peine celle de la réfection d'un matelas. M. E. Trélat(i), lors delà discussion sur la désinfection par l'air chaud, àU Société de médecine publique et d'hygiène professionnelle, en 4878, proposait de générahser cette mesure, et afin de la rendre pratique, de s'ingénier à trouver des matières premières très peu coûteuses, avec lesquelles on pourrait fabriquer toutes les fournitures d'habillement et de literie servant dans les hôpitaux. La proposition mérite qu'on y réfléchisse.

Au risque de nous répéter, nous ci*oyons utile de i-eproduire ici quelques-unes des conclusions du rapport que nous avons présenté, en 1818, à la Société' de médecine publique^ au nom d'une commission composée de MM. Leroy de Méricourt, Trélat, Hudelo et Vallin, rapjwteur, conclusions qui ont été approuvées et votées par la Société :

(1) Bulletin de la Société de médeciue publique et d'hygiène profeuiim' nelle, 1878, T. 1, p. 322.

sCsinncTioif de la utehu. bot

€ La chaleur est le moyen le plus efficace, le plus ezpéditif, le moins dispendieux d'assurer une désinfection sérieuse... Les recherches de Tyndall prouvent que ce qui assure la destruction des protorganismes, en général, c'est moins l'élévation de température que l'appUcalion intermittente d'une chaleur voisine de -^ 100° centigrades. Les germes ou corpuscules, souvent réfractaires quand ils sont très anciens et très desséchés, peuvent ainsi, dans l'intervalle des opérations de chauffage, se transformer en organismes adultes qu'une température inférieure à ~{- 100° détruit aisément. Ces notions sont, dans une certaine mesure et par analogie, applicables à la destruction des miasmes et des germes morbides.

I Tout établissement sanitaire devrait être muni d'une étuve spacieuse où les objets contaminés seraient soumis pendant une ou deux heures à un courant de vapeur surchauffée à -\- 103° centigrades environ. Le hnge sale, les couvertures, les objets de literie ayant servi aux malados at^ teints d'affections réputées transmissiblcs ou suspectes (fièvres éruptivcs,érysipèles, fièvres typhoïdes, grandes suppurations, puerpéralité normale, etc.) devraient être portés à l'étuve au sortir de la salle et avant d'être soumis à aucune autre mani|)uIation. Ce n'est qu'après cette première désinfection qu'on procéderait au lessivage, au nettoyage, à la réparation des objets souillés ou dégradés.

« Après ces opérations, le matériel remis en état séjournerait dans les magasins ; mais chaque pièce, au fur et à mesure des besoins, immédiatement avant d'être remise en circulation dans les salles, passerait une seconde fois à l'étuve ; on ferait ainsi disparaître toute trace d'humidité et l'on rendrait la désinfection complète. La charpie, la ouate, le linge, les coussins destinés aux pansements et aux appareils subiraient le même traitement avant d'être mis en service. Cette mesure pourrait sans inconvénient être généralisée et appUquée à tout le matériel distribué aux entrants, sans distinction de maladie.

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€ Pour certaines affections plus particulièrement virolentes et reconnues transmissibles (diphthérie, infection purulente, septicémie, fièvre puerpérale, choléi-a, etc., en cas d'épidémie et sur la désignation des médecins', il est désirable que les pièces de literie soient intérieurement garnies d'une matière de peu de valeur, telle que la balle d'avoine, la paille finement hachée, qui [«ou: rait être détruite par le feu après avoir servi à un milade ; Texpérience prouve que la dépense est minim'' (2 fr.) et n'excède pas celle qu'occasionne l'épuration \<^: la méthode ancienne (1). >

Nous pensons que les efforts faits par la Société de médecine publique et par nous-mème en faveur de la propagation de la désinfection, n'ont pas été tout à fait étran'^ers à la création des deux étuves qui fonctionnent aujourd'hui à l'hôpital Saint-Louis, et à celle des étuves municipales que la Préfecture de police fait construire à Paris, sur le rapport de MM. L. Colin et Pasteur (Aunala aiiygiène, 1880, T. IV, p. 91j.

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