‹ Traité des désinfectants et de la désinfectionChapitre 96 sur 138 · PROPHYLAXIE DES MALADIES TRANSMISSIBLES · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE DES MALADIES TRANSMISSIBLES

Désinfection,

En conformité de Tart. 13 des instructions qui régissent le service médical de l'état civil, et dos ordres de Service des 5 Août 1879 et 5 Jan- Yierl881, je soussigné, porte à la connaissance de M. le commissaire de police de la • Division que les mesures do désinfection suivantes ont été prescrites à l'occasion.

.. S cas j d un i j. . de i décès

Signalé au bureau d'hygiène le

Dans la maison sise n* * étage.

(1) Nous remercions ici notre excellent confrère et ami, M. Janssens, des renseignements qu'il a bien voulu nous adresser sur notre demande. On consultera avec fruil la brochure suivante : Prophylaxie administrative contre la propagation des malalies conlagieitsee et spécialement de ta variote^ par le Dr E. Janssens [R'ippurt pr''senté à l'Assemblée nathmale êcientifiqus d'hygiène et de médecine publique de 1S80; Bruxelles, 1880.)

OÉSIffFECTION OBUGATOIRE.

Licui d'aiaaDces, égnuts : SulTale il« ter I kilog. par 10 lilrcs d'eau. Linges, etc., 240 gramme* de auKaie de iincelllOgi;aromesde sel commun par 10 litre» d'eau. Solution de chlorure de chani. Ërullitioii, Autres moyens

Transmis ft M. l'Inspecteur en chef du service d'h>gï(no avec information que \ei mesurci indiquées ci-di;ssui ont élé appliquée) le IbS .

> Bruxelles, le 188

Le Commiuaire da police.

D'autre part, le bureau d'hygiène met à la disposition des médecins et des particuliers des bulletins dits d'assainissement des rues ou impasses et des babilaiions insalubres. Ce bulletin contient dans autant de cases renonciation des principales rausesd'insalubrité : humidité, défaut d'aéi'ution, encombrement, dépôts de fumiers et d'immondices, stagnation des eaux pluviales ou ménagères, malpropreté des chambres, des cours et escaliers, construction vicieuse des cabinets d'aisances, des urinoirs, des regards d'égouls, etc. Ch^icun peut remplir ces bulletins, signaler au bureau l'existence de la maison ou de l'égout, et indiquer les mesures de désinfection ou d'assainissement qui lui paraissent utiles. Le bureau utilise ces renseignements, qui servent avant tout à attirer son attenlion sur les causes d'insalubrité.

Une ordonnance du Conseil communal, du 21 mars 1881, assure le transport .des contagieux exclusivement par des voitures sp^'cîales appartenant à l'administration. Après chaque transport la voiture est désinfectée au moyen des procédés recommandés par le service d'hygiène, et sous sa surveillance.

MS DËSINFECnON NOSOCOHIALE.

Toale Toilnre qnrlle iin'ellfl soit, ipii, en cootr«TeiitiMi à t* pritih Oriloniiancp. aura siTïi au tramporl d'un» |ifrioaao atteints dt BiKia ooniagiojsi' ou Iransmissibk', si-ra souiuiso A uae ilosiufectitMi iaMniBU M complets. •

Les infractions seront punies des peines de police, saoi' préjudice des mesures que l'autorité locale croirait devur prendre ou prescrire daiisrinti^'rèt de la salubrité publiqo'.

Italie. — La désinfection se faisait depuis longtemps,! Turin, par les soins de l'autorité municipale, et c'csl« voyant le fonctionnement du bureau d'hygiène de oCf ville, que M. le D'' Jansscns, qui a fait une partie de ?A éludes à cette Université, a eu l'idée de créer à Bmsclfe ce service municipal dliygiène, à l'imitaliou duquel >? sont créés récemuicut ceu\ du Havre, de Nancy, de Marseille, de Reims, etc. I

A Turin, le syndic (maire) a pris depuis de longue années une ordonnance de police {Vil Uflizio, Polizia\ don! voici les termes princijKiux :

Allcoilu que te sifur X... est dLiclaro atteint d'une maladie dasp" rcusD vt Iraiismissiblo (iliftusival. orduiiu.' ce qui suit : ]• s.m hahii*tioQ est inlcrdilo. 9* Il i^it diifcn lu d'en emporter dei olijels qlleI^^nq■'^ avant qur lei opi-rations do dûsiiifcclioii aioat eu lieu. 3< On feiturm lc> porcs cl Irji leuvlrcs iicndant IS liuuws; durant co tcin|is. tous les olitii ul parliruliCreuicut rea\ ayaut i^frvi « l'usai;^' perananel ilu maljiL*. hH que paillaiHP, iua(eln«, rouvirlurea de lit, serontEouiuisaux fuminiû-M lie jtuï chlnrc ; le liniîc lio corps, avant ilVire cm|>orti% guta plong.' iI»bj une solution d'lij|K>cfa1orite ilu clia. x. i' Lei parois intprîouros •^<-tMl graitùei cl blanrhies au lait de chaux auquel on ajouta t ojo d'hjpw chlorila du rhaiiï. Le sol sera Iav6 avec une solution d'acide pbiniiftK ou d'bypociil'irite du chaui. S" Ceci nul. on tiendra les Tcnriris et le» portci larcenenl ouvorlei juur et nuit ; l'on ne pourra y habiter om quatiil tout sera bien soc. &■ Les lalruns seront dèsinfccives par d.- laridt phéui'iucou de Ihjj.oclilorik do rliaux. 1- Eu rasd'infractiun, on pn» cûlet» aux fins que do droit.

IjC hiillelin imprimé contenant ces prescriptions se termine par une. coj Dilatation, signée par le médecin tns- [gor, que '*^ mesures prescrites ont été Péelleraenl

I DË3IKFECT10N OBLIGATOIRE. sa

M Anglbtehre. — En Angleterre, c'est la loi désignée sons Jle nom de Public Health Act, 18"ÏS, qui impose mutes les mesures capables d'cmpécher la propagation des maladies épidémiqucs ou contagieuses.

• L'article I2D autorise les autorités sanitaires à prendre

• toutes les mesures nùcessaii-es pour assurer la désinfection

■ des locaux ou des vêtements souillés par les malades atteints d'affections contagieuses, pendant le cours de la

■ maladie, après l'évacuation à l'hôpital, après la mort ou ■ après la convalescence. Ce sont les employés subalternes

» (servants) de l'autorité sanitaire locale qui sont chargés de r ce soin, sous le contrôle des médecins sanitaires. {Médical r. offieer of Health.)

i: L'article 122 ajoute qu'il est nécessaire, pour désinfecter r convenablement et rapidement tous tes objets matériels, d'avoir dans chaque ville ou quartier un local et des ( appareils affectés spécialement à cet usage, le tout en bon i état de fonctionnement et prêta servir. Partout où cette installation n'existera pas déjà, elle devra dorénavant être assurée. Il vaudra souvent mieux détruire les objets, en particulier la literie et les vêtements profondément souillés quede les désinfecter; l'article 121 donne explicitement ce droit aux autorites sanitaires, sous la réserve d'indemniser les intéressés.

L'article 123 de la même loi dit que pour empêcher la propagation des maladies infectantes par l'usage de voitures publiques, l'autorité sanitaire assurera des moyens de transport pour conduire les malades à l'hôpital et les en ramener.

Les articles 126à 129 indiqucntlespénalités encourues:

l-Par

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le d'un» maladie intcrli

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■po,. .mon,

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544 DÉSINFECTION NOSOCOMIALE.

2> Toute pcrsonDo qui, étant chargée de soigner uq tel malade, pervi

à ce dernier de s'exposer ainsi;

3' Toute personne qui donne, prèle, transmet ou expose sans dé$ie&^ lion préalable, des pièces de literie, de vêtements, de chiffons, sasc«|iuî)ir d'avoir clé contaminées par de lois malades ;

A* Tout propriétaire ou conduclcur oc voilure qui n'a pas a«îin-ii dêsinfeclion de sa voituie immédiatement après qu'il a lran<^M>rtc ik personne alU-inle d'une maladie contagieuse ;

5* Le propriétaire de toute maison dan;! laquelle une pcrsnoDf i«i alteinle d'une de ces maladies, qui louera sciemment à prix d'arreot (^ maison ou partie de celte maison sans l'avoir auparavant dt^nfcfb*ainsi que Ie« objets qu'elle contient, de manière à satisfaire le o^dm légalement qualitié qui en fera l'inspeclion ;

0* Toute personne qui, montrant une maison ou une partie de nâi^ pour la donner en location, fera de fausses déclarations quant à IVi* lence de mala lies infectieuses, soit actuellement, soit dans les sii srM>nes précédentes.

Nous avons décrit précédemment les lazarets ou sutions publiques de désinfection qui existent dans un .çraoi! nombre de municipalités ou de paroisses en Anc'Ietem (p. 441 et suiv.); nous n'avons pas à y revenir.

Dans le Règlement du service médical dans tamk anglaise (i), la section V consacrée aux maladies infe^:tieuscs contient de nombreuses prescriptions concernant li désinfection (g 644 à 06:2). Nous croyons utile d'en rêsamer ici les principaux articles.

g 044. En cas de maladie infectieuse (choléra, scarlalin« etc.- le nul*^ sera envoyé A Thôpilal avec sa literie; la paille sera brûlée • le Vr-sl»^ H^b literie, ainsi que ses vêlements et tous les effets portés par 'le malailf,*-ront désinfeclos par la chaleur sèche ou par loul aulro moyen * c**V' ces seront ensuite plongée^ dans l'eau bouillanle, et savonnées cl la^c*. Les pièces d';^qiiipemenl qui, par leur nature, ne pourraient subir ce tuilement, seront porices à Ihôpilal, fumigoes, expoî^ées à, l'air cl au s-^l»"! pendant uno semaine, bal lues et broî^sôes. Ces objets ne seront mis •■ service qu'après la Cîs.^alion complète de l'ipidémio.

g (iis. Quand un cas de scarlaline a eu lieu dans une caserne on évaw les chambrées, on mainlienl les fenêtres ouvertes pendant un lemn* *«fisant pour assurer une venliialion complète. L'équipement, |,. plaorb^r, les boiseries peintes seront frotlOs; la literie, les couverlures seront conplèlemcnt nettoyées et désinferues avanl d'être remis en service les pi Jfouds seront blanchis; les papiers de tenture, s'il y en a, seront c»»plèlemonl arracht^s avant dôire renouvelés; s'il n'y a pas do nanter les murs seront grattés, blanchis ou réparés. Lo mèJocin qui a s igné o«

{W Regiilationê for the médical Department of Her Blaiés^ii^M irmw War Oflice, fr novembre 1878, in 8^ p. 109. »7^*'y « Armjf,

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