CHAPITRE III
Des habits.
Il faut que l'habillement soit, pour la qualité et la forme, en rapport avec rài»e et la condition de la personne qui le porte. Il doit, toujours et par-dessus tout, être modeste, et jamais sale et tant soit peu malpropre. L'habit et toutes les autres parties du vêtement doivent être brossés avec soin, le collet ajusté et toujours propre, les chaussures bien luisantes ; enfin, tout l'extérieur doit présenter une grande propreté et une grâce uon atfectéb.
26 POLITKRSK CHRlVriENNK.
Il est (lu devoir des parents de veiller à ce que les habits de leurs enfanta soient selon leur condition ; ils doivent aussi éviter avec soin tout excès à ce sujet. La tendance à ne ])orter que des habits de luxe entraîne souvent dans des dépenses ruineuses ; car, quand on se laisse aller habituellement à la vanité dans l'habillement, il est bien dillicile ensuite d'en limiter les excès.
Il faut se précautionner avec soin contre la singularité dans les ajustements, comme aussi dans la manière de les porter. I^a mode du i)ays où l'on vit, et de la société dans hupielle on se trouve, est la l'ègle que l'on doit suivre dans le choix et la forme des habits. Il ne faut cependant pas donner dans toutes les modes ; il en est de capricieuses et de bizarres, il faut les rejeter et éviter surtout la folie de ceux qui les inventent à plaisir.
Il ne convient pas plus d'être le premier à adopter les nouvelles modes, que d'être le dernier à renoncer aux anciennes.
Il faut bannir des habits tout ce qui annonce la vanité ou Tostentation. L'homme qui met sa gloire et son amour dans de somptueuses parures, s'avilit en croyant se distinguer. C'est un mérite bien douteux, en effet, que celui qui ne provient que des bijoux et de la toilette. D'autre part, on doit éviter la négligence, laquelle est l'efïet de la paresse, et n'est que trop souvent accompagnée (hi manque de soin pour la propreté sur sa personne.
Les enfants appartenant à des familles peu fortunées doivent souvent se rap[)oler combien il leur importe de faire une sérieuse attention à la propreté, afin d'entretenir leur santé et de se rendre agréables à ceux avfec qui ils ont des rapports. Les nombreuses privations qu'ils endurent si souvent, les misérables habits dont ils sont couverts, en môme temps que les pauvres et incommodes habitations dans lesiiuelles ils sont logé?, les jettent dans un tel accablement, qu'il incombe doublement à leurs instituteurs d'essayer de relever leur courage et de les rendre sensibles aux avantages qui résultent de la propreté sur leurs personnes. Quelque pauvrement que soit vêtu un enfant, pourvu que sa personne et ses habits soient tenus proprement et en bon état, et que son maintien soit modeste et simple, il ne manquera pas de prévenir en sa faveur tous les gens de bon sens.
T>K TA NCHrimiTITIlK. 27
Le clminaii «loii ^lit; i u Imiiuciiiic nscr 1<* roftlode l'hnbilk'incnt. Il iit) i'ant imn U» |)orf<*r hiii* lo »»<mnnet de lu t^tc, ni sur !<• <'ôt<'\ ni rtnfonrcr coninM' pour «'ouvrir Ivn youx, nniis il laut Ir plarcr droit sur la li*-ir, de nuini<''Tir <|U(' lo devant ('ori'<'s)ioiidr au Iront. Ou doit, en naluant, ùirv Hon cliapcau de la nniin droite. l/orHi|Ui', /'lant debout, on est olili^n do se t<*nir d^M'ouveit, il faut tetdr son eliap(*au vers le eôté; si on est assis, il faut le pomT sur les genoux ou tlans un lieu convenable et rapprocli/*. Dans les <'oMHes visites «lu matin, il est admis j^énéralenienl d(î );:arder le ehapi'au avec soi dans l'appartement: mais si on piévoit <pu' la visito doive ne prolonger, il fatit le laisser dans le eorri<lor ou dans <|Uel(|ue endroit destiiu'î à cet usagi*. (^naml on visite? dt s persoinies de distinction, on ne doit pas, surtout, si on h'ur est iidV-iieur, entrer axce son eh.ipeaii daii> l'appartement où a lieu la visite.
Kn terminant ce ehapUre, il est bon de remanpu-r (pie ee ([ui eon\ ient le mii'ux à un Chrétien, dans ses habits, c'est une iiKM'.c-ie simprK'ité. Klle sert, en eiret. à lui rapj>c]er la nioilestie dont toute Sii comluito doit êtn» empix'inte ; elle eoutrilMU? eLialement à l'avantage <lu ])rocliain, en cr (pie ce dernier se sent jjorte"^ à imiier un exemple si diuiie d'i''loges. " Q\w votre modestie soit connue {]c tous les hommes, dit l'Ap(Jtrc; car le Seigneur est proche."
rHAPITRE IV.
De la Xourriturr,
Dieu ne défend pas le goût (jne la nourriture nous fait trouver dans les aliments ; mais hi religion et la raison s'accordent ])(>iir nous interdire la sensualité et la gourmandise. ^' Soit que vous buviez, soit que vous mangiez, ou quelque chose que vous fassiez, nous dit l'Apôtre St. Paul, faites tout pour la gloire de Dieu.'' La nécessité doit donc être le seul moiif d'une acti(Ui (pii, j)ar ellem(*'me, est })luu')t un assujettissement qu'une perfection de notre naiii.'c.
On doit égalcnu^nt s'interdire toute conversation qui n'aurait pour objet que la table. Si Ton se trouvait obligé d'en ])arler, il faudrait le faire sans affectation, ne point rappeler avec complaisance ks repas auxquels on s'est trouvé, encore moins fîiire parade des invitations que l'on a reçues ou que l'on attend.
i^ POLITESSE CHR^rriENNE.
La nourriture étaut destinée à conserver la santé et les forces, il faut éviter tout excès dans Tusage (jue l'on en fait. La tempérance exige que l'on mange à des heures réglées autant que cela se peut. Les enfants, à qui la nécessité oblige de donner à boire; et à manger dans d'autres tem})S que ceux qui sont marqués pour les repas, ne sont i)as des exemples pour ceux qui ont plus d'âge et 1)1 us de force. Celui qui mangerait à toute heure et toutes les fois qu'il s'en sentirait Tenvie, outre que par là il nuirait à sa santé, ])()urrait être regardé avec raison comme un gournumd insatiable ; et celui qui boirait sans nécessité, hors du re])as, ne tarderait pas à contracter des habitudes contraires à la sobriété.
L'habitude de boire fréquemment, même de Peau, tolérée dans les enfants, peut avoir le grave inconvénient de les disposer à faire librement usage de boissons plus pernicieuses dans un âge plus avancé.
Le reproche que J.-C. adressait aux Pharisiens de faire consister toute la perfection dans les observances extérieures, comme celle de se laver les mains avant les repas, ne nous dispense pas de l'obligation de nous laver les nôtres avant de nous mettre à table. Si la religion ne nous en fait pas une ordonnance, la propreté et les convenances nous le prescrivent. Autrefois, il était d'usage d'y avoir une fontaine pour cette ablution, qui se faisait avant et après le repas.
On doit toujours observer la politesse, lors même qu'on serait seul à table. Dans ces occasions, il ne faut pas chercher à s'affranchir des pratiques en usage dans une société bien élevée. Agir de la sorte, serait s'exposer à contracter insensiblement des habitudes grossières ou inconvenantes.
Lorsqu'on est près de se mettre à table, ^ un jeune homme ne doit pas se porter vers l'endroit le plus commode, ni se choisir lui-même une place ; mais il doitattendre que les premières places soient prises par les personnes qui, par leur âge ou leur position, méritent de les occuper. Si le maître de la maison lui offre une place,
* Ce qui suit est tiré de deux petits ouvrages sur l'Etiquette, qui viennent d'être publiés.—
Ce serait une incivilité, quand on invite une personne à dîner, de lui dire qu'on la traitera sans cérémonie. Une telle invitation serait incivile, à moins que ce ne soit le seul moyen de déterminer Ja personne à qui on la fait deTaccepter ; parce que, dès qu'on invite quelqu'un, on doit s'eflforoer de le bien traiter.
|)K LA NflUIlKtTlIKK. 2tt
i) <I<iil r:(rrr|)hi iiMKlcHtfliiciit et m* liirii pci>ua«l(*r <|lli* ce (Irniicr rsl le incilh'iir Jll^(• tli'H pliirrH (|ih^ iloivnit o('ru|M'i* Ht'S (•(HiviA"^. S'il iir lui «'Ml juiH otlrii «Je phiri; sprciiilc, il <l()it, suns iitlccliilinii rt m Hiloiicc, <*ij prcinlrti
Qutind (»n n nrcr pt<'' iiiir invitât m i, . m i.i ni u 1 1 \ • i i i rniiii |.r«« ip«. m Mviiiit ni iii>r< ^ ; n* )|Ut H«*rail iiiir iinitii vriiuiM**. \,'m:*'e\>tut\im <i'ijn«* iii\ itiitioii doit Otro iKlro.HSrr u lu iiiuitr<--<M« de hi iitttiHoii.
Le iiiultrê (It) lu iiiuJMon of!ri*-(-iI lu pluco d'honneur h Inble à un dm <'niivi\cy. t^clui-ci Mil .''aurjiit hi ntiiMT. (V ^rniit f'iiirc tenir lu couipaffute «K«l>out , rt pur suite, ronmH'ttr(î une iInpolilc•K^^•.
Si 1rs Plaocs i\tul)l(> Font nnirtiures par des cartes, lu polit^Hse exiffo d'aider les antres niernltris de lu eonipakrnie u trouver leur- pla*-*»*. Hl.au eontraire, elks n« sont pas nnirqnees. le maître ou la ■ >■ d« la
inai.*-on doit appeler sueeessi venierit <'lia<ine nienihre do l;i le ù ma
plaee respeetiN e, sui\ jint lu dik'nit»' ou l'ajfe. \vs niej^sieui- • i- - -ntmeH à tour de rôle. L<'s premirres plarrs ii talde sont «'«dlo <iui Mont a droite et àuauehedo la maîtresse de lu n»aison, lu»|ue||e o<eupe le «entre do lu tahlo: puis eellesqui Hunt de cliu(|ue côté du muitrc de lu nmÎMin.et vis-à-vis.
D^s qu'on est i\ tal)Ie. il faut Aendre sa serviette sur ses genoux, et d<^poser le rouleau <iui la contenait au eôt»' Kuuchc de son ussiette
Lu soupe doit <!^tre servie en premier lieu sur lu table. Certaines |>orsonnes servent en«'t>re. suivant l'ancienne mode, lu soupe et le poisson en même temps; mais "c'est un usaKMMju'il est plus «oiivenalded entreii dre que d'observer." 'J'outetois. il est d'une ummU; bien plus ancienne et d un
(dus mauvais poùt encore de demand«r aux convives p'ils ibsirent " de u soupe ou du poisson." Ils l\)rnjent des services aussi distincts (jue le poisso!! et la viande; l'un et lautre Font servis dans tous les din<Ta en rt^ffle. Dans tous les cas, il «'st contraire i\ lu biensi-ance de sembler forcer le choix d un convive, (juand celui-ci, selon toute probabilité, préfère prendre la soupe d'abord et le poisson ensuite. Tous le.»? dîners bien ordonnés commencent toujours par la soupe, en été comme en hiver. La maîtresse de la maison la sert à la r»»nde. sans ménu' demandera chacun s'il en désire. Il est re(;u aussi (|ue h» pain se trouve u côté de chaque assiette, et que ceux qui n'en veulent pas. peuvent le laisser sans l'avoir entamé.
En nuinpoant lu soupe, il faut la prendre par le côté de la cuiller, et éviter de faire du bruit avec la bouche.
Il ne faut jamais demander une seconde fois de la soupe ou du poisson ; cela retarde le ser\ ice suivant et oblige la compagnie d'attendre à table.
Le maître de la maison ne doit recommander aucun des mets en particulier, ni en faire Iclojïe : de leur C(")té, les convives doivent faire paraître tiu'ils trouvent excellent tout ce iiui est à table.
Si quelque chose est otfert à la ronde à table, chacun doit, après avoir passé le plat à ses voisins, se servir promptement et sans choisir.
Il faut que le maître de la maison veille à ce que le service à table se fasse avec ordre, et que chacun y soit atte» tif. Il ne convient point que. pendant ce temps, il reprenne les serviteurs pour uuelque maladresse qu'ils auraient commise : il fer.iit beaucoup mieux d'appeler celui qui en est l'auteur et de lui ])arler à voix basse, s'il était nécessaire. Il ne doit jamais non plus se défaire de s n couteau et de sa fourchette, que tous ses convives n'aient entièrement fini.
Il ne faut jamais proposer à quelqu'un de "l'assister" de tel ou tel l>lat. L'élégance affectée de cette expression la rend extrêmement vulgaire. " Vous ferai-je passer un peu de mouton? " ou bien. '* Pourrai-jo vous servir de l'oie ? " serait à la fois plus élégant et plus poli.
On ne saurait donner assez d'éloges aux familles qui ont conservé la louable coutume de prier, avant et après les repas. Que peut-il y avoir de plus inconvenant pour un chrétien, que de ne pas prier le Seigneur de bénir les
Règle gén^Talo : au lieu de «leiminder nux convives s'ils veulent atrepter «le chucjue phit, il est mieux de faire passer les assiettes à la ronde, laissant chacun libre d'accepter ou do rel ut^cr, selon qu il lui plaît.
Des (|u'on est servi, il faut, commencer h manger; et, si ces aliments sont trop chauds, on peut prendre son (toutcau et sa fourchette et faire semblant de manger. Non-soulemcnt il n'est plus de mode aujourd'hui, mais encore il est de très-mauvais goût d'attendre les autres pour manger.
Il ne convient point qu'un convive passe le mets qui lui est destiné à un autre convive qui ne serait pas encore servi. C'est un acte de politesse qui n'est plus de mode, et (jui remonte aux usages des siècles passas. La maîtresse de la maison, (lui sert chacun à son tour, est le meilleur juge de la préséance qu'il convient d'observer à sa table.
En servant la soupe, le poisson ou tout autre mets, il faut se rappeler qu'il n'est pas moins imi)oli d'en trop remplir chaque assiette que d'y en mettre en trop petite quantité.
Il y a presque toujours, sur les tables les mieux servies, des couteaux «l'argent i)Our le poisson ; mais lorsqu'il n'y en a pas, on prend un morceau de croûte de pain avec les deux premiers doigts de la main gauche, et on tient la fourchette de la main droite. C'est la seule règle à observer en mangeant le poisson.
Il est inutile de rappeler au lecteur qu il ne faut jamais, en aucune circonstance, porter le couteau à la bouche. Les pois se mangent avec la fourchette, les tartes et les poudiugs de toute sorte, avec la cuiller.
Le poisson se sert toujours avec une sorte d'instrument destiné à cette fin : les tartes et les poudings, avec la cuiller, ou, s il est nécessaire, avec lii cuiller et la fourchette. Quant aux asperges, on doit les servir avec des espèces de petites pincettes.
Pour manger les asperges, il est bon d'observer comment s'y prennent les autres membres de la compagnie, afin de faire comme eux. Certaines personnes bien élevées les mangent avec lesd(»igts; d'autres, an contraire, en coupent les têtes, qu'ils portent à la bouche avec la fourchette II serait assez difiicile de dire la iuelle de ces deux manières est pr. fcrable.
Pour manger les fruits à n^yau, comme les cerises, les p'unes, etc,il est plus prudent également d'observer et d'imiter ce que font les autres. Il y en a qui rejettent les noyaux de la bouche dans la cuiller, yn.i- les déposent dans l'assiette. 1) autres, tenant la main, devant la bouche, laissent tomber, sans qu'ils soient aperçus, les noyaux dms la pai nie de la main, et les met tent ensuite sur le bord de leur assiette. A rolr • avis, ce dernier procédé est de beaucoup préférable, car il cache le rejei des novaux, ce qui est, très-certainement, le point de la )»lns haute importance. Chose certaine, c'est que les noyaux ne doivent jamais retomber de la bouche dans l'assiette.
En servant la sauce, il faut la verser sur le bord de l'agsiette.
Pour le dessert, chaque convive doit avoir un couteau et une fourchette d'argent.
Si quelqu'un est invité à servir des fruits à une dame, il doit avoir soin de ne le faire qu'avec un couteau et une fourchette d'argent, et de ne les l)oint toucher avec les doigts.
La prudence exige de ne pas accepter d'un mets sans savoir en quoi il consiste ; mais on peut s'en informer auprès du serviteur qui le fait passer. Par cette précaution on ne s'expose pas au danger de commettre l'impolitesse de le laisser, et de montrer ainsi qu'on y a de la répugnance.
DR LA NOITItlUTrilK. SI
aliiiK nlH «jn'il vu puinln , mi «Ir nt- pan Ir r«»inprcicT «Ii*h iMcnfails ((ii'il en ii r('(;iiH ! Coiiniu'iit poiirrionM-nciti^ ouhlirr (|ii4' Dieu vM ratitciir Hi* tout birii ; <'t (pH^ c'pmI ii Hii Hvulr l*r(>\ iih'iicr qih* nous HoinnieH, à rliiKpH» iiintiint, nMlr\al)I<*s (!<• iiol n* rxistriicc ri du Hoin qu'il pri'n»! «hnous y l'ar un jiImis ri ian>;r, ft <pi'on nr hauniil janiai-» trop tilânuT, presque à chaque fois où nous jouisHons <1ch inoynis «h» consrrvt'r nolr<^ <'xi^trn<'<\ nous scnililoiis ouhlin- la main Iticniaisanir qui nous les acconlc. l'n chi'rlicn ni' <loil. pour a un m nmi if ni rn aunuM* ocra^inn. se reiidri' (M»uj»al>lr d'une seniKIaMr inmalimde. S* tiouvj\t-il même dans une enm|>a;inie où les prières du repas ne 8ont pas rait(>s puMi(|uement, qu'il peut, eu uiettaut
Il serait jcrossin- (!«• piiilcr jiyant •inrl(|ur (•ho.-^Mlnns la iMiuerlir.
1! iMUt avoir ^rand soin (lu no pas ronirncncrr à ninnifiT la Hoiipo ou In poudiiiK. qu'on nr soit sur (|U'ils sont sunisainuirnt ret'roitliM. Sans n<lto prct-aut i«m, ou s'rxposr à (M-tto rcRrcftaMo alternative; : ou «l'avaliT rv ipii rst «la''k'»'nMis('nicnt clunul, ou l>icn «li* le rejoter «lans l'assiette, ro. »\u'\ vni iinpanlonnal)lr.
On doit I)ion so »;ar<lor, «Ml inanK'ranf i»u m })uvant, do faire du l»ruit, tant avec hi bouclie (ju'avec la cuilN'r, la fourchette, etc.
S'il arrive aecidenti'lleuient (ju'on renverse ou qu'on casse quel(|ue «diose à tahle, il no faut pas chereher à s'excuser. Il sera plus poli, dansceca?, de ténu>i^Mer son re^iret par son visage (juo par ses pandes.
Mais si on a, par !;\. sali les vi-temenls do quelf|ue dame, il f.iut lui pr«''senter poliment ses excuse-j et lui aider, s'il est possible, à faire disparaître toutes les traces du dommajj:»'.
S'abstenir de prendre le dernier morceau du plat ou le dernier verre do vin de la carafe, par la seule raison <^ue c'est le dernier morceau ou le dernier verre, c'est une ^rinde incivilité. C'est supposer (|U<>n emint «lu'il ne pourra être supple»' ù cette iusuftisance, et par suite, occasiontier un affront au maître tle la maison.
En se levant de table, il faut laisser sa serviette sur la table ou sur lo dossier de sa chaisse. Si un des convives désire se retirer aussitôt après le dîner, il doit le faire imnKMliatement et sans adieux, ce fiui. en certaines occasions, occasionnerait parmi la compagnie un regrettable dérangement.
En résumant les quelques devoirs et les règles à observer à table, un auteur populaire a dit que '* ce qu'un gentilhomme doit prendre le plus en consulératii>n. tant lorsc^u'il est à table que dans toutes les autres circonstances de sa vie, c'est d'être i)arfaitement calme et bien à ton aise. Il parle avec rétlexioji, et il accomplit l'acte le plus important de h. journée comme il ferait pour le plus ordinaire. Toutefois, il n'y a dans ses manières aucune apparence de légèreté, ni manque de gravité; il conserve cette dignité qui sicil si bien dans une occasion aussi importante. Il accomplit toutes les exigences, comme quelqu'un qui n'e-i accomplit aucune. Il afi'ronte les difficultés de sa situation, comme si c'était pour lui une habitude.
" Inviter un ami à dîner," dit Brillât Savarin, " c'est nous rendre responsable de son bonheur aussi b ngtemps qu'il est sous notre toit.' Il ajoute: " Celui qui recjoit des amis à sa table, sans s'être assuré i)ersonnellement de la nature des mets qui doivent leur être présentés, n'est pas digne d'avoir des amis."
32 POLITKSKE CHR^rriKNNE. /
?>îi inîiin sur î^a poitrine, ou on faisant le signe de la croix, (|ii'il acconipairne (rinie secrète élevât ion du cœur, acconij)lir ce devoir ([ue réclament les premiers principes de la reconnaissances et de la reli<i^ion.
JOn s'asscyant à la table, il ne faut ni trop s'en approcher, ni s'en tenir trop éloigné. Il faut s'asseoir et se tenir de manière que Ton ne soit ni nonchalamment renversé sur le dos de l:i ch;iise. ni (;ourl)é, encore moins accoudé sur la table ; on ne doit y appuyer que les poignets.
La serviette, qui est posée sur l'assiette de chacun, est destinée à préserver les habits des taches, et, au besoin, à s'essuyer les doigts et la bouche. Il ne convient i)as qu'un jeune homme s'empresse trop de la déplier; il doit plutôt attendre que les autres convives lui en donnent l'exemple.
En mangeant la soupe, ce qui est la première chose servie^ il faut tenir la cuiller de la main droite, et éviter de la remplir jusqu'au bord. Il faut ensuite présenter le côté de la cuiller à la bouche, prendre la soupe au bord de l'assiette, et éviter de parler pendant ce temps-là. Si elle est trop chaude, il ne faut pas souffler dessus, mais attendre qu'elle soit convenablement refroidie.
On doit se garder de se faire servir le premier, ni de manifester la moindre impatience par quelque signe, ni geste que ce soit. Tout, à table, doit être exécuté avec calme et modération.
Il n'est pas nécessaire, quand on est servi, d'attendre que tous les autres le soient aussi ; on peut commencer à manger, mais assez lentement pour ({ue tous les membres de la compagnie aient suffisamment le temps de finir ce qui leur a été servi. La meilleure règle à observer pour le temps où l'on doit cesser de manger, c'est de viser à n'être ni le premier ni le dernier.
Si la cuiller, la fourchette ou le couteau ont besoin d'être nettoyés, il faut les changer ; mais ne jamais, sous aucun prétexte, les essuyer avec la serviette ou la nappe. Il faut tenir le couteau de la main droite et la fourchette de la main gauche, et ne les tenir que par le manche. On ne doit point se servir du couteau pour manger : la cuiller et la fourchette sont seules destinées à cet usage. Pour manger le poisson, il faut tenir la fourchette de la main droite et un morceau de pain de la main gauche.
I)K LA NOlTIillITirilK.
On 111' <lt)lt jUtiHlrc In -il ijil'jiViT la |M*!iti» riiillii
JiiS((U*nn Imm'(I.
Iliirlniil noiiil irjftcrHiir le plaiicliri* ni tU»\utMT Hiir lu (al>U> U'S (Irlu ÎH iU'H aliiiU'iilH, \v\h <|II<* Ichoh, I«'H iiiii'th'H «In pain, nniis Irs inrtlit^ «ians uimî priilr a.Hsictt<*, pliiriM* or<linaircnH*nt sur la taMr à ccltt^ tin. Pour irtin*!' (!«• la I»<uicIh' cr i[\\v l'on ne vnit |>as avalrr, ('(inihic sciail mit' aiirU* (II» poisson, uni* autre rlioM* hrnii)lai»li*, il ne tant nnploycr <|ur Irs doigts; ce Hcrait, imm* >;n»hsiorcté (juc (h« le l'cjcici- <lr la hoiichc (laiiH l'assict t ♦• ■•! M\v la tai)U'.
Lassauccne st^ verse ni >nr Ir poi>son ni sur \vh lé^iinn >, nuiis senlenieiit :\ côlé.
\'oi('i certains défauts <*ontraires à la |»oiitcw.s<^ et <pi<; l'on doit c\ itcr dans un repas : I ' t<MMlMM- le> fruits ou les viandes ; 2° enfoncer lesonj^les <lans la pelure des fruits ; Î5° essuyer son assiette, sa fourcliette, su cuiller ou son couteau ave(^ la serviette; 4° (lairer certains aliments; ♦V jeter les yeux ave(î curiosité sur les assiettes de ses \()isins; ()° LCesticuler avi'c >on couteau ou sa fourchette ou les U'uir dans une position Virlicale. *
• Ui» viiMix provorbo (lit: ** Qu'il faut instruire les autres coinine .'^i ou ;)(• los instruisait juis. et (|u'il faut présenter les choses ifirnorées coinuic ^i elles n'ôtaient «luDublires."
11 ne srra peut-être pas tout-.\-fait hors de propos d'insérer ici les reiuaniues pi(|uanti's qui ont étô faites, ou plus probablement ne i>euveut pas avoir etc laites par un hôte à son convive :
Maititenant , mon ami, allons dînrr. et le vous dirai bientôt si vou^ êtes un homme bien êlev«> ou non : ear j'établis ce principe (|ue ce qui est ai»pel(' bon ton dans un diner ordinaire, peut aussi l'être «lans un prand, et rlr^ pr.sn. La première chose à faire c'est de V(jus as>eo.r. /arrêtez M. ! ne vous approche/, pas autant de la table s'il vous plaii ; ne vous en éloigne/, pas non phn de la distance d'une verge, comme vous faites. Qu'il est disgracieux et inconvenant d'interrompre la conversation! Et (luoi. mon cher, vous posez les coudes sur la t;il)le, et vos mains ne font que tourner les cuillei-s et les fourchettes, vous allez pres(|ue jusqu à heurter mon verre 1 Ne pouvez-vous pas baisser les mains, M.! Est-ce que vous n'avez pas appris cela à lécole '? Et votre maman ne vous a-t-elle pas dit que vous ne devez mettre les mains sur la table q'ic pour d<' couper ee(iui est dans votre a>siette ou pour manger ? Mais venez : ne laites pas de simplicité, et asseyez- vous, s'il vous plaît. Je n" saurais toi- rer à ina table, que votre jolie chevelure touchât le plat : il ne faut ponit non plus comme ensevelir votre visage dans votre assiette : vous êtes venu pour le inoutrer, il doit doue paraître vivant. Bien, mais il n'y a pas de motif pour que vous rejetiez ainsi votre tête en arrière : vous ressemblez. M., à un magistrat, après le dîner. Mais, de grâce, ne montrez donc pas une telle nonchalance par cet air endormi. Vous êtes ici pour manger, boire et être joyeux. Vous pourrez dormir quand vous serez chez vous.
*• Eh bien ! je suppose que vous pouvez voir votre serviette. Et quoi i vous n'en avez pas ! Cependant, il y ei a île très convenables. Vous pou- Yez ètrecertain que je ne donnerai jamais de repas, sans qu'il y ait des
S'il arrive que l'on trouve quelque iniil])ropreté dans les aliments, non seulement on n'en parlera à aucun des convives, mais encore on fera en sorte de la faire disparaître sans être vu de personne.
serviettes : car je ne veux pas rendre mes napj»cs iiiuiropres à leur usape, coinme aussi je n'ai nulle envie que mes pantalons soient mis dans un état à ne pouvoir plus être portés. Maintenant que nous sommes tous assis, v')us pouvez étendre votre serviette sur vf>s genoux: mais non.rc la passe/i pas entre les boutonnières de votre gilet eoinmc un magistrat : Et quoi ! que prétendez vous faire en vous en essuyant le front? La ^)renez-vous par hasard i)our une serviette de toilette ? Jiien, n'importe ! je suis très aise de voir que vous n'êtes pas allé plus loin, et que vous ne vous en serviez pas conimo d'un mouchoir de poclic.
En attendant que La soupe vous soit servie, causez avec la dame qui est à votre droite. Par ce moyen, les intervalles d'attente forment une partie; très importante de l'étiquette dans un repas ; comme aussi, vous devez vous abstenir de demander ni de vous servir vous-même quoi que ce soit de ce qui est sur la table. Vous devez manger la soupe avec une cuiller, car je ne sache pas que vous puissiez la manger autrement, mais il faut que cette cuiller soit d'une dimension convenable. C'est bien ; mais je vous supplie de ne point faire ce bruit désjigréable en mangeant la soupe. Il est, en effet, plus fort que celui que ferait un chien en lapant de l'eau : un chat serait plus convenable en cela. Mais, vous n'avez pas besoin de gratter votre assiette de cette façon, ni de la pencher pour y recueillir jusqu'à la dernière goutte. Jo 'serai heureux de vous en faire passer davantage; toutefois je vous ferai remarquer qu'il n'est pas d'usage de prendre deux fois de la souixî : ce serait exposer la compagnie à attendre, ce qui, une fois pour tcuîes. est une inconvenance intolérable. Vous retenez mon serviteur. Monsieur. Voulez-vous ou ne voulez-vous pas prendre du turbot ? Ne l'examinez pas ainsi, il est frais, je vous l'assure : acceptez-le ou refnsez-le. Ah! vous le prenez, mais ce n'est pas une raison pour que vous preniez aussi un couteau. On ne doit jamais, je le répète, toucher le po sson avec le couteau ; prenez une fourchette à la main droite et un petit morceau de pain à la main gauche. Bon, mais ? Oh ! c'est atroce ; tout naturellement vous ne devez point avaler les arêtes, néanmoins il vaudrait mieux le faire plutôt que de les rejeter ainsi de la bouche. JMettez votre serviette comme ceci, et déposez les arêtes sur le bord de votre assiette. Gardez-vous de tremper votre pain dans la sauce, mon brave homme, comme si vous vouliez y pêcher des écrevisses ou des huîtres. Oh I quelle chose horrible ! vous tenez la bouche toute grande ouverte, et elle est pl^'ine de poisson ! Découpez, je vous en supplie, vos aliments en petits morceaux ; et^ une fois i)0 r toutes, quoi que ce soit que vous mangiez, tenez la bouche fermée, et n'essayez jamais de parler lorsqu elle ctt-pleine.
*' Maintenant, voici un pâté. Assurément vous n'en prendrez pas deux dans votre assiette : le dîner sera copieux, un seul pâté vous suffit donc. Oh ! mon cher, mais vous êtes incorrigible. Quoi ! un couteau pourcouper cette mince et fragile pâtis^^erie ! vous ne devez jamais vous servir de vos doigts, ni même de la cuiller, c'est presque aussi vilain; prenez votre fourchette, Monsieur, et rien que votre fourchette. Maintenant que vous avez fini de manger, veuillez essuyer vo're bouche et votre moustache avec votre serviette, car il y a un morceau de pâtisserie qui y est suspendu, et c est très vilain; vous êtes libre de ne pas accepter d'un plat quelconque. Il n'y a pas d'obligation pour vousde prendre de la venaison, si vous n'en voulez pas. Mais, à tout prix, ne paraissez pas aussi empressé ; vous ne paiitez pas par le prochain conv^oi. Attendez la sauce et les légumes ; toutefois, que vous en mangiez ou non, ne commencez pas avant les antres. Assurément vous prenez ma table pour une buvette de chemin de fer, car vous avez fini même avant la personne que j'ai servie la pre-
nK I.A NOlIUllITirilK. S5
Si «1rs Hffaii'fM |»arli<'ulitTfH ohlimnt nu «le« roiivivfn à Hu Hépurcr de lu couipu^nic iiUHMitôt ftprètf le «Itiirr, il évi* trni (riiitcrroiiiprt^ son )i6te pur <U'm adicnx inopportiiiiH, on nn'nir |»ai' (1rs nnir<|nf.H lU^ rcni«T('irnii'nts. snilon! m'II nt' h' prnl laiiu'HanH «iotuurner l'altmlion <!<• cflui-ci de SCS antrt's ronvivcs.
LfH pi'inripanx devoirs <1'nn jrnnc Imniiiie i\ tiilile ma iv->nnn'nl connne snil : I" <*lioisir la dri nirrr plarr. si elle laisséf à son rlioix ; 2^ s'iissfoir d'niHr nianirrr hiens/'ante ; ;$^ être sobre ponr la <(n:intilo d<* la nonrritnre, et éviter toute avidilê dan.s la nninière de iiiang4*r : 4° n'avoir,
initTo. Il ont nuifiMo ^ lu «liKcstion th* m»iniff»r trop vitti ; r'trii rontriiiro u«i>î*i iiiix «•oMVf-ninirrH. M:»iM«|'iui ! vt»iil«'/, voiih Cî<'*a>rr<lo iniuitfrr «le la viantir ave»- lu louir|»ctt<< s«'nlniu'iit ? Oli ! (•'«•xt «lu ris «le vran, jo vouh (liMiiamlc pardon, vous avr/. raixiii. .Jo vais vomm iii<ii<|Urr une rcirlr à »iui\ rc : tout rv i|ui p»'iit ôtrr coup»'' niiiis ciiteaii. «lo>t (^'Irc rnantf»'- avc4" la fomclH'tto f«'uUn ManK<'/- «lom^ 1rs lojfiimrM avec, la founjjpttc : vous n avo7, pashesiiin de lacuilitr pour Ioh pois, une fonnhrf tr à la main (Iroitr sulVit. Mais<|iioi I vouî* ai jo rA'Ilcnwnt vu pnrfrr Ir couteau à la boucho ? Dans (M' ca.s, j(i vais vous le <'r.l«'r. l'no fois p<»ur toutes et pour to;ijours, le couteau est pour «l'rouper et, non pourservir. Ne faites pas de luuit s il vous pjait.eu niàcliant : vous drve/, uificjier connue il faut votre nourriture, mais trannuilleuieiit. Mandez letitcinent. N avez-vous pas cntetulu raconter <|ue Napolion j»ertlit la bilailc do Leipsie pour avoir mantre trop vite? C'cptun fait pourtant. Sa prtfipitation lui cuO!<a une indigestion, <jui le rendit incaituMe de porter son attention sur les détails de la bataille. Vous vovez que vous êtes le «lernier à manger à table. Je ne saurais perniettre AI., «luo vous pajliez de bi sorte à mes serviteurs. Si, par suite »b» leur nt'ixliirence, > ous (tes oblijf('' de leur demander quelque cliose. taites-le po'iinent et d un ton bas ; ne manquez pas de remercier un serviteur connue no «s remercieriez son maître. 11 y a dix à parier contre un <|M il est aussi bonnète bomme (pie quiconque ; et parce qu'il est votre intcrie-ir en position, c'est une raison do i)lus pour que vous le traitiez poliment. Oli 1 il est inutile de me demander à prendre du vin, loin de me calmer, vous ne faites que m'exciter davantage, car, je vous le répi'te, cet usaire 11 existe plus aujourd bui, si ce n est dans quelques villages et aux tables d'iutte. Cependant, si vous offrez à quebju'un, monsieur ou dame, de vouloir bic^n prendre du vin avec vous, il ne peut refuser; ainsi vous serez satisfait. l{endez-vous plus apré-able : vous n'êtes pas venu uniquement pour manper. Ne vous asseyez pas avec un air aussi rentropné que Menimm à Tb(~ bes ; cnusez et soyez jovial. Voici du poudinp:. - Pas de couteau, non ! non ! Servez-vous d'une cuiller, si vous prtUVrez, ou, mieux encore d une fourcbette, " Oui. la glace se prend avec une cuiller, on vous en a servi une petite, prenez-là.
** Dites que non : voilà la quatriT^me fois que l'on vous sert du vin. et je sais que vous en avez eu assez. Refusez cette fo's-ci, s'il vous plaît; refusez t^^alement de ce plat. Venez.- vous pour manîrer de tout ce (lui est sur la table ? je vous prends en piti('', si vous agissez de la sorte. Ne demandez plus de fromage, et niangez le avec la fourchette. Rompez le biscuit avec les doigts. Bon. V"us buvez à pr<'sent un plein verre de vieux Porto ; ne l'avalez pas commecela d'une porg(^e : il ne faut jamais boire en une seule fois tout un plein verre d un liquide quelconque.
" Allons, voici le vin et le dessert. Prenez le vin qu'il vous plaira ; mais souvenez-vous de vous en tenir à celui-là, et sans le changer iK-ur quelque autre. Le ciîner nous a rendus bien dispos, vous et moi. J'espère qu'à l'aide lie ma legon vous vous tirerez parfaitement d'affaire au prochain dîner auquel vous assisterez."
36 POLITKSRE ('HR1^:TIKNNK. '
dans SCS manières, rien do lhossut ni d'une j)olitessc afFectée ; 5° être inéveuant pour toufc ce qui peut procurer aux autres de l'agrément ou de la commodité; 6° n'avoir en tout que des manières aimables et oblijr(»anles ; 7° faire toutes choses avecî calme, silence et sans ostentation. iMilin, il faut se souvenir (|u'on doit traiter ceux avec; lesquels on est en compagnie comme les représentant de notre Seigneur J.-C ; par ce moyen on jie s'exposera pas à manquer de cette bienveillance, de cette })olitesse et de ce respect auxquels ils ont droit.
On évitera, immédiatement après le dîner, de se livrer a aucune sorte d'exercices violents, comme très-préjudiciables à la santé.