‹ Traité des devoirs de chrétien envers DieuChapitre 22 sur 124 · CONVERSION FUTURK DES GENTILS · texte numérisé non relu

CONVERSION FUTURK DES GENTILS

Chrétiens, qui ne peut s'empêcher de les respecter, quoiqu'il y trouve sa condamnation. C'est de lui que nous les avons reçus; et il semble ({we Dieu ait conservé ce peuple au milieu de la ruine de tous les autres pour le forcer de rendre à ces Livres un témoignage éclatant, et audessus de tout soupçon d'infidélité et d'altération.

9. Pour convaincre l'esprit le plus incrédule sur la divinité de Jésus-Christ, et lui prouver que ce divin Sauveur est véritablement le Messie promis par les Prophètes, il n'y a plus qu'à comparer les traits qui devaient caractériser le Désiré des nations avec les événements qui ont eu lieu à la venue de Jésus-Christ sur la terre, rapprocher les prédictions des faits, tenir d'une main l'Ancien Testament, et de l'autre, le Nouveau : le tableau sera si exact, qu'il sera impossible de s'y méprendre. D'abord il est constant qu'à l'époque de la naissance de Jésus-Christ l'attente du Messie était généralement répandue, non-seulement dans la Judée, mais encore dans tout l'Orient. C'est un fait attesté par les auteurs païens eux-mêmes. " C'était, dit Suétone, une opinion ancienne et constante dans tout l'Orient, qu'en ce temps-là des conquérants sortis de la Judée seraient les maîtres du monde." Tacite rapporte la même chose. " Plusieurs, dit cet historien, étaient persuadés qu'en ce temps-là des hommes sortis de la Judée seraient les maîtres du monde. ' ' Cette attente générale était fondée sur la célèbre prophétie de Jacob, qui avait prédit que le Messie viendrait quand les Juifs cesseraient d'être gouvernés par des chefs de la race de Juda ; et sur celle de Daniel, qui avait fixé l'époque de la venue du Messie au terme de quatre cent quatre-vingt-dix ans. Les Juifs charnels et les païens prenaient les expressions à la lettre, et confondaient l'empire spirituel du Messie avec la domination d'un conquérant; mais la prophétie n'est pas moins réelle, et les faits attestent que les Apôtres, sortis de la Judée, ont soumis les nations à la foi de Jésus-Christ.

10. L'Evangile nous marque l'accomplissement littéral de toutes les prophéties qui devaient caractériser la venue du Messie : il est né à Bethléem, il a donné une nouvelle Loi, il a fait les miracles les plus éclatants, il a sanctifié le Temple par sa présence, il est mort dans les douleurs et les ignominies de la Croix, il est ressuscité le troisième jour, etc.

9. Pouvons-nous croire à l'authenticité des prophéties? 10. Que faut-ii faire pour se convaincre que les prophéties se sont accomplies ?

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P^xr.MPi.K. — La ronnaiflftanco du vrai Dieu hc ronncTvait (laiiH Ir royaume d'IOlliiopic ; Candacc, nui en était reino du trmps drs Apôtri'.-*, cuvova uu de hoh ofllv'wvH j)()ur ollrir srs piéscnts (lans \v Innpir cïr .lérusalrui r( y adorer le Seigneur. ( 'e sa;^<' îiniiJHtn*, ayant u(*<'(>uipli î-ou uiessa;;**, s'en rclournait lisant le nroplu^'to Isaïe, l()rs(pi(^ le S<*i^neur ordoniui jY saint rhilinpe, <lia<'r<', de courir après lui Lollic'er liwiit cet eudroit du I*ro])hè(e: // a rtr mrnr connnr itnr hrrhin à ht htntchrric. " Conipreue/ NOUS ce que Vous lise/.? lui dit ThonHue do D'wn — K( coiunu'ut le coniprendrai-je si personne no nio l'ex])lique? '' lui rc^'pondit Toiru^icr. l'it ayant en^ajji:^^ lMulipp(^ il monter sur son char, il le pria de lui dire si le Prophète ])arl;iit d»' lui-même ou (l'un autre. Thilippe j)rit de là occasion de lui annoncer Jésus- Christ et la mVessilé du l)aptêm(\ I/ollicier crut à la parole du Seigneur; et le char étant parvenu i\ un en- <lroit oïl il y avait de l'eau, il le lit arrêter, et demanda ce ([ui pourrait iMnj)ècher (ju'il ne fut haptisé. l*hilii)i)e lui ayant répondu que rien ne l'en empêcherait, s'il croyait de tout son cœur, Tollicier lit sa profession (le foi eu ces termes : Jr crois que Jrsus-Chrîst est le Fils de Dieu, Alors ils descendirent dans l'eau, et Philippe le baptisa, r^orsqu'il fut baptisé, Philippe (lis])arut, l'ofïicier continua son chemin, admirant ce qui lui était arrivé, et glorifiant le Seigneur pour la grâce qu'il venait de recevoir. On présume avec raison, que cet officier fit connaître Jésus-Christ à ceux de sa nation, et qu'il eu devint ainsi PApôtre. — Actes des Apôtres, chap. viii.

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