‹ Traité des devoirs de chrétien envers DieuChapitre 25 sur 124 · JE SUIS LK BON PASTEUU · texte numérisé non relu

JE SUIS LK BON PASTEUU

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osl ]>n)pn' j\ Ions lc> pay ( i a loii if- h mi»-. L«>rMjU on rxiunint' ci'llr nimalr <lr j>nV, on vM lonY» dr convenir (Jiir (\'lni <|ni en rni rnutmr a (1(1 avoir la (•onnaiHH4in('c hi pluM profonilc (11' tonl riionnnc, de son esprit, de wjn ('(rur, (le SCS passions, de ses faiblcKHCH, <Ie toiiH w»h maux, et (les rcinrdcs (ju'il \ (allait app1i(|nei'. an.ssi bien i\\w de sa vrrital»lr lin «i (\t'< nntM'iis ipTil doit employer ponr y par\ ciiii-.

:\. Il rsl ('vidrnl «pir silrs honimos so eon formai en t :\ ('('(le inorale, ils sciaient aussi bons et aussi licureux (ju'oii pciil l'rti'e en ce monde : et, en ellrt, (pi'on se repr^*scntc un peuple de vrais Chivtiens, (*est-i\-dire d'iiommeH (|ui aiment Dieu comme leur pt'^re, qui H'entr'aimcnt eiunnie des IV^M'cs, et (|ui n'aient tous (ju'un cfcur et ((Uiine âme, (jui tendent tous à la nu'ine lin, <|ui marchent tous vers le menu» terme, le ciel ; aucun d'eux ne taisant Jamais cibler le bon dioit à la jiassion, l'intén'-t j;(''n(''ral î\ l'inti'ri't ])ers()nnel ; mais chacun faisiint au contraire son bonh(Mir de celui de ses semblables, prenant ]>art î\ leurs ]>eini\s et les aidant à les supporter: un tel ])cupli* sera ccrtaiiu'ment un ^rand spectacle dans l'univers! Kt tel serait cepiMidant un Ktat composi'» de V(''ritables C'invtiens: la paix, qui est le plus doux fruit de la charité, régnerait au milieu de ce peuple, jamais le cri de la discorde ne s'y ferait entendre, parce qu'il n'y aurait jamais ni injustices, ni violences, ni jalousies, ni rivalités. ]^à on ne trouverait pas de vrais malheureux, ])arce qu'on n'y verrait point de méchants. Les biens seraient des biens purs, et les maux ne seraient plus des maux, ))arce que la charité rendrait communs tous les biens et tous les maux. Quelle tranquillité dans les événements divers ! (quelle résignation dans les pertes!.... La vieillesse, l'intirmité, la maladie seraient eonsolées par l'assurance d'un avenir plus heutreux, et la mort même ne serait regardée que comme le passage d'un bonheur temporaire à un autre qui doit être éternel.

Oui, tels seraient les fruits que produirait la morale de Jésus-Christ mise en j)ratique ; '* L'univers ne serait peuplé que d'amis, et le monde entier deviendi^ait un paradis terrestre."

4. Citons seulement quelques-uns de ces enseignements di\'ins : '' Ne craignez pas, dit le Sauveur, ceux qui ne

3. Que seraient les hommes s'ils observaient fidèlement la hoi évangélique?— 4. Citez quelques-uns des préceptes de l'Evangile.

70 MIRACLES DE N.-P. JlfcsUS-CHRIBT.

peuM'iit tuer 41K' 1(.' (•()rj)S : jiiiiis craii^nez (V'iui oui jieut précipiter rame et le corps dans l'enfer. Aimez Dieu de tout votre cœur, et sou venez- vous que nul ne peut sers ir deux maîtres. Ne rougissez pas de moi devant les hommes, et je vous leconnaîtrai devant mon Père céleste, (iardez-vous de l'aire vos actions pour être vus des hommes. Si votre œil, votre main, votre pied vous sont un sujet de scandale, arraclicz-les. coupez-les et les jetez loin de vous. Les regards, les désirs, les paroles inutiles même sont condamnés. Ne vous mettez pas en jK'ine d*où vous aurez de quoi manger et de quoi vous vêtir ; considérez les oiseaux du ciel, votre Père les nourrit, dit-il encore ; voyez aussi comme il pare les herbes des champs. Faites du l)ien à tous, aimez même vos ennemis ; pardonnez et Ton vous })ardonnera ; ne jiigez pas, et vous ne serez pas jugés. Un verre d'eau froide donné en mon nom ne restera pas sans récompense. Si vous avez des peines, réjouissezvous; si vous souffrez pour la justice, soyez ravis de joie, car vme grande récompense vous est rései^ée dans le ciel."

Quelle sublimité, quelle sainteté dans cette moitié !

Les mystères que la Religion enseigne sont sans doute au-dessus de notre portée, mais les motifs de crédulité ({U'clle donne sont plus que suffisants pour contenter tout esprit raisonnable.

Exemple. — Diderot, faisant réciter l'Evangile à sa fille, fut surpris par un de ses amis, qui lui en témoigna son étonnement : " Après tout, lui répond ce philosophe, que puis-je lui enseigner de mieux?" Le fameux Biron, si ennemi de la vraie piété, voulut aussi que sa fille fût élevée dans les principes de la Foi. Et combien d'autres qui auraient admiré la sublimité de l'Evangile, cru et adoré ses mystères, si l'Evangile n'avait pas commandé la fuite de tout mal et la pratique de toutes les vertus '

ARTICLE V

Vie de N.-S. Jésus-Christ, ses miracles.

1. Jésus-Chrit a prouvé la divinité de sa mission non-seulement par l'accomplissement exact des prophéties qui, pendant quatre mille ans, avaient annoncé sa venue, mais encore par un grand nombre de prodiges

1. Jésus-Christ r/a-t-il prouvé sa divinité que par l'accomplissement des prophéties qui l'avaient annoncé ?

" SEIGNEUR, bAUVEZ-NOUS.

MIUACI.KH I)K N.-H. jfwVH^'HlllHT. 71

«pril a oix'm/'M vu hom |»io|»ir nom. Si Pu proph^itic oui uni* ))ro\iV(' iw riiiti'rvi'htiou «livinc, h* ininirlr n'en c»nt jww mu^ iikùimIiv loi-Miju'il rst inconti'Htahh*.

2. Si nous voyions un honiiiu* coniniandcr :\ iiu nature*, par cxrniplt', niarclH r snr 1rs 'eaux, irndrr la vuo à un uvi'U^lc, ressusciter un niorl, nous ne «ioulerions puM (jut? cet lionnno ne IVil im envoyé do Dieu. Nouh HentonH (|ue (le (elh'S (envies >niM MU-dessus des (orées InuiniineH, et (ju'il n'y a (pie Dieu «pii puisse interrompre le eours ordinaire (les lois (le la naluic. ("est ainsi (pu* \otre- S(M^neur a prouve'' sa mission, il a fait un j^rand nombre de miracles, ainsi (pH' 1 'Mvan^ile le rapporte ; il a ri»s.su.scit6 les morts; il a (aliia'* la tempête en memn.ant les vents et la mer; deux lois il a multiplie' les pains dans le de'îs^^rt, I)()ur nourrir une ;;raiid(" multitude de peuple (jui le suivait; il a clian^i'-! l'eau en vin; il a ri;ndu la vue aux aveu«^les, l'ouïo aux sourds, le mouvement aux paralytiques . il ^U('rissait en un moment les maladies les plus invet('nves, souvent, d'une seule parole, (pielcpiefois sans voir les malades ni les approcher.

Remarquons que tous les miracles de Xotre-Sei^neur l'taient utiles aux hommes; c\'tait autant des traits d(» sa hontt' ({ue dv^ etlets de sa puissiuiee. Il ne les faisait point par ostentation. Eu vain les riiarisiens lui denumdèreut-ils (pudc^ue signe dans le ciel ; en vain Hérode désira-t-il voir (pudcpu' ])rodi<ïe : jamais il n'en fit aucun pour Siitisfaire la curiosité''; mais il ne refusii de guérir aucun des malades qui implorèrent son secoui-s.

3. Et la réalité de ses miracles est incontestable ; il ne les a point faits dans des lieux cachés, mais au milieu des rues et des places publiques, dans le temple et à la vue d'un peuple entier. La résurrection de Lazare se lit à Béthanie, qui n'est pas éloigné de Jérusalem, devant une multitude de témoins; la guérisou du paralytique de trente-huit ans, celle de l'aveugle-né ont été opérées au milieu de Jérusalem. Ce dernier miracle lit beaucou]> de bruit : les chefs de la Synagogue en étant alarmés interrogèrent l'aveugle et ses parents; mais ces recherches ne servirent qu'à confirmer la vérité du miracle et à lui donner plus d'éclat. Si Notre-Seigneur en a fait quelques-uns dans le désert, c'était en présence de plusieurs milliers de personnes. Il a fait la plupart de ses miracles

2. Quels sont les principaux niiraoles que J-C. ii accomplis ? — 3. Peuton contester la réalité des miracles de J.-C- ?

72 MIRACLKS I)K N.-S. .ife^US-riTRIST.

SOUS les yeux des Pharisiens et des doeteiii*s de la loi, ses onr.omis les ])lus déclarés et les plus disposés k les i*évo- (juer en doute ; mais, confondus par l'évidence de ces mêmes miracles, ils n'ont pu les nier, et ont même été obligés de les avouer formellement. (}ue faisons-nous? disaient-ils, cet homme fait beaucoup de miracles; si nous le laissons continuer, tout le monde croira en lui.

4. Concluons donc, et disons liardiment que les miracles de Jésus-(vhrist étaient assez nHilti])liés et assez éclatante pour prouver (pril était l'envoyé, le Fils de Dieu ; aucun des anciens Prophètes n'en avait fait de semblables. Aussi le peuple, i)lein d'admiration, le reconnut-il pour le Messie. " Voici, disait-il, voici véritablement le Prophète qui doit venir dans le monde. Un grand Prophète s'est élevé parmi nous, Dieu a visité son peuple."

5. Notre-Seigneur non-seulement a fait un grand nombre de miracles, mais il a donné à ses disciples le pouvoir d'en faire. Il leur dit : " Guérissez les malades, ressuscitez les morts, ])uririez les léi)reux, chassez les démons." Et les Apôtres ont opéré ces merveilles dans le cours de leurs i)rédications. Par là ils ont montré qu'ils parlaient au nom de l'Auteur de la nature, et nous voyons le grand efiet que ces merveilles ont produit. C'est par ce moyen ([u'ils ont converti le monde entier. L'univers devenu chrétien est une ])reuve toujours subsistante des miracles que les Apôtres ont faits. Ainsi la lieligion ne saurait être établie sur de plus solides fondements ; ses preuves, qui consistent dans les prophéties et les miracles, sont en même temps à la i)ortée des esprits les plus simples, et néanmoins capables de convaincre les plus éclairés. Dieu a suscité une foule d'hommes inspirés qui, plusieurs siècles auparavant, ont prédit avec une entière exactitude des événements qu'il était impossible de prévoir. A cette première preuve se joint celle des miracles les plus incontestables, ()])érés à la vue de toute la Judée, multipliés en une infinité de manières et répétés dans toutes les parties de la terre. Que peut-on souhaiter de plus fort pour opérer une pleine conviction et une croyance inébranlable ?

Exemple. — Un jeune homme se trouvant dans une société où l'on déclamait contre les miracles, crut devoir prendre la parole et défendre sa foi. Il cita d'abord

4. Que disait le peuple juif à la vue des nombreux miracles accomplis par ,J. C ?— 5. Jésus-Christ n-t-il (lonué le pouvoir de faire des miracles? La Religion chrétienne est-elle appuyée sur des fondements solideg*^

• LAISSEZ VilNlK A MUl LLb PETITS EM'ANTS.

VKRTTTH I)K NrmtK-HEIONKîTR. 78

Ci'lsc, .Iulicii, porphyre, t/inoins non HUM|>cctM, ijui conviennent toiiM (|nt' .lésaw-Clirist il 6U}\u\{i lu tenre par ne*4 minieles. Il cita crisuile l'aviMi i\t' Jejin-.Iiie<|neH KoUHHeuu, puis erhii de N'ollaii'e. Mais (pu-Ile lut sa sur|)riH4' île trou- \<*r (les honiines plus ineiédules (pic Koukh^miu, leur

maître, plu^- <>l»--<illi'- i|irilll ;i|i(t-l;il i im- jim-, rtiiiii- jinv

nuraeles !

Reprenant la conversât ion, il («Mitinua aihni . 11 paraît ((ue vous êtes absolument (h'-eidivs à ne pus (Y'der à l'autorité de vos nuiîtren, et que, selon vous, Julien et autres ^»tai(Mit trop croyants. Je ne vous demande donc plus (pTune chose, et vous nu» l'aecordcrez t'acilement : assure/.-nu)i au Uïoius cpi'il est hicii dillicilc de croire nos dogmes, et plus encore, sans doute, de mettre en pratique nos le(^'ons de morale." Co no fut (pi'un cri : difficile^ dites impossihlr. Le jeune luminie reprit : Mais si nos mystères sont si inci'oyahlcs, s'il est impossible de les croire, connncntdonc ont-ils êt('' crus ])ar toute la terre? Comment ri']vaniiile a-t-il eu des disciples dans toutes les conditions et Juscpie dans les palais des rois, lors^iue le haptènu^ 6tait un eniraiicment au martyre?" Ce discours les couvrit de conliision, et ils ne purent lui répondre. — MÉRAULT, Apologistes involontaires.

ARTICLE VI

Veiiiis de Xofre-Seigneur,

1. Jésus-Christ a pi'ati(im' lui-même, dans ie plus haut degré de perfection, la loi ({u'il nous a enseignée, et toute sa vie n'a été qu'une fidèle expression de sa doctrine. Plus on médite ses actions, plus on admire la sainteté éminente qui éclate dans toute sa conduite. Il a voulu passer par l'état de renfance, pour donner l'exemple des vertus qui conviennent à cet âge. Son obéissance envers saint Joseph et la très-sainte Vierge renferme toutes les vertus d'un enfant. Quand un enfant est soumis et docile, il écoute, il suit en tout les avis de ceux qui ont autorité sur lui, et, par cette conduite, quels progrès ne fait-il pas dans la science et dans la vertu ! Jésus-Christ est resté dans l'exercice de ces vertus paisibles et obscures, jusqu'à l'âge de trente ans, où il a com-

1. Quelles sont les vertus que J.-C. a pratiquées dans sa vie cachée? Quelles vertus a-t-il lait briller dans sa vie publique? Comment le (iivin Maître a-t-il pratiqué la douceur ?

74 VERTUS DE NOTRÏC-SEIONEl^R.

mencé son ministère j)ublic ; alors on vit briller en lui les vertus les plus sublimes. Sa douceur, a été iiflminible, et, ainsi qu'il était écrit de lui, il n'a pas achevé de briser le roseau cassé, ni d'éteindre la mèche qui fumait encore. Jamais il n'a rebuté personne ; les plus grands pécheurs, il les recevait avec bonté ; il ne faisait pas dilficulté de manger avec eux; si on lui reprochait cette condescendance, il répondait qu'il n'était pas venu chercher les justes, mais les pécheurs. '' Ce ne sont pas ceux qui se portent bien, disait-il, qui ont besoin de médecin, ce sont les malades." Il s'est peint lui-même sous l'image d'un bon père qui accourt au-devant d'un enfant ingrat, qui se jette à son cou, qui Parrose de ses larmes, et qui se livre aux transports de la joie que lui inspire son retour. Il embrassait avec bonté les enfants, il les bénissait en leur imposant les mains, et il disait à ses disciples: " Laissez-les venir à moi, c'est à eux et à ceux qui leur ressemblent que le royaume de Dieu appartient." Partout c'est un caractère de bonté qui charme et inspire la confiance ; mais cette douceur ne l'empêchait pas de reprendre avec force les pécheurs endurcis, et principalement les Pharisiens, à qui il reprochait hautement leur orgueil et leur hypocrisie.

2. Jésus-Christ a montré une patience invinciole dans toutes sortes de maux ; en le suivant depuis l'étable où il est né, jusqu'au Calvaire où il est mort, partout on le trouve dans la douleur, dans les travaux, dans les souffrances ; il a enduré la faim, la soif, la fatigue des voyages, toutes les incommodités de la pauvreté ; il n'a rien voulu posséder sur la terre ; il n'avait pas même une pierre pour reposer sa tête ; il subsistait de ce que lui fournissaient volontairement ceux à qui il annonçait la parole de Dieu ; il supportait sans se plaindre les embarras de la foule qui le pressait, les importunités des malades dont il était continuellement accablé On lui. disait des injures, on l'outrageait, et jamais il ne s'est vengé.

C'est surtout dans les différentes circonstances de sa Passion qu'il a fait voir une patience vraiment divine ; malgré les douleurs extrêmes qu'il a endurées, il n'est sorti de sa bouche aucune plainte, aucun reproche, aucune menace : attaché à la croix, il priait pour ses bourreaux.

2. Quels exemples de patience nous a donnés J.-C. pendant sa Passion ?

Vllin t'H DK NOTIlK-HKinNKÎTR. 7^»

3. 'r«m(< hi vil- i\v .I/îhUs-Clirist ii /•!/' iiii iîx©m(îr rontiniu'l <lr riiumilitr la pluH profoiKh*. AiiHHi a-t-ll dit : *' Apprrnc/ de moi il ("'tic doux <-t Iminhlr dr caMir." Il a vonliumîtrr d'uiu' in^rc j)jiu\ rr ; il n pjisH^i tronttî aim/'M*M dans l'obscuiito, et, <|imnd il h'c.hI ihit connattrc, il a loujoiiis fui lu ^raiHlnir ri la poinnr du iiioiidc. .lanialH il n'a ('li(»rclio sa propre gloire; il (irfmdait de publier h^h miracles. Vax lui, le dctacluMnent des licheHse.H allait Juh- (prj\ aimer la pauvreté; le mépris des lionneui*H. jusqu'il reeherehor des humiliations ; et la connaissance (pTil avait de la vanité des plaisirs lui faisait préférer les croix et les soulIVances.

("est doiu' avec raison (ju'il reju'ocliait aux Juifs de ne ])asM' rendre aux vérités (pi'il leur annonyait ; car une sainteté si parfaite prouvait certainement (pi'il était l'Envoyé de Www.

KXKMTLK. — In saint homme avait coutume de dire î\ ceux qui le consultaient suri 'allaire de leursalut: '' Ayez sans cesse le Sauveur en viu^ dans vos différentes actions, et elles acquerront un sublime degré de perfection, et toutes les ditlicultés ([ue vous rencontrerez s'applaniront ; en vous éveillant, considérez avec quelle ferveur sa sainte humanité rendait ses devoirs A la majesté divine; voyez avec quelles dispositions il se livrait au travail de la profession qu'il avait embrassée, pour nous apprendre à le sanctifier ; comme il couversait avec le prochain, comme il prenait ses repas, quelles étaient les privations auxquelles il se condamnait pour l'amour de nous. Si vous êtes pauvres, souvenez-vous qu'il n'avait pas même une pierre pour reposer sa tête ; si vous souffrez, regardez ses plaies ; si vos ennemis vous persécutent, pensez à la haine des Pharisiens ; si vos amis vous abandonnent, considérez qu'il a été vendu par Judas, renié par saint Pierre, et abandonné de tous ses disciples : en un mot, ne perdez pas de vue ce divin modèle en quelque situation que vous vous trouviez, et^votre vie sera vraiment angélique.''

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