‹ Traité des devoirs de chrétien envers DieuChapitre 43 sur 124 · DE LA RÉMISSION DES PECHES · texte numérisé non relu

DE LA RÉMISSION DES PECHES

Je crois la rémission des péchés.

1. Ce n'est que dans l'Eglise catholique que l'on trouve la rémission des péchés. Dieu n'accorde cette grâce qu'à

0. Comment les saints, les âmes du Purgatoire, les fidèles, sont-ils en communication ?— 1. Quelle est la seule Eglise oii l'on trouve la rémission des péchés? Par quels moyens les péchés sont-ils remis? Le Baptême et la Pénitence peuvent-ils remettre tous les péchés?

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vv\\\ i[\\\ «lr\ h'MiH'iil si's n l'iiil -, ("rst par l« liaph'-inf «|ih' \i'< (,'lirrlirns icn»ivi*nt «1 ahoni la lY'ini.Hsion ilu \n''r\i{' ni'iL;iiM'l ; luuiH, coininr il n an ivc que trop hou Vf ni que \'i)ï\ pcnl Vinnocclict' haplisiiialc, .J^'sus-CliriMt a ^'•tahli un sacii'iiM'Ut (|ui rcmt'l les p4'cli(''s comiiiis aprrs h' r»apt«'iiui; c'est Ir SacrniHMil «le rriiilciicr. Dieu est (oujoim-h «linposé j\ nous paiilonncr, p(Mii\u «me nous vccrvions r<» sacrcnu'ut avec un rcLiicl sinccrc de nos fautes. Il n'y a point (le j)cciic (pli ne puisse être elliieé parce moyen. (^iinnd nous auiions commis les plus ^nands crimes, (pnind le nomlu'c en surpasserait celui des cheveux de notre t«''te. nous pouvons en obtenir la lémission par le sacrement de Pénitence. Ce n'est pas à cause de nos proî)res nn''nlefl i\\\r le ])ardon nous est acconh', mais par ceux' de .I('sus- ( Mirist notre SauM'ur.

La prome.sse (pu* Dieu a laite de remettre nos pi'chés est un pur ellet de sa miséricorde; et cette pronu'sse est Funi- ((Ue ressource des i>éclu'ur.s et le nH)tirde leur conliance.

Il n'y a (|ue Dieu seul (pii puisse renu'ttre les ])échés; ainsi (juand les ]>rétres ])i<)noncent la sentence de l'absolution. c'est Dieu seul <[ni (^lîace les péchés par leui- ministère.

2. Xous ne pouvons douter (pie Jésus-Christ n'ait accordé à son Eo^lise le ])ouvoir de remettre les péchés: Recevez le Saint-Esprit, dit-il à ses Apôtres; les prchrs seront remis à ceux à qui vous les remettrez.

o. Nous sentirions tout le prix de cette faveur, si nous ])Ouvions comprendre quel serait le malheur d'une personne qui, après avoir otlènsé Dieu, ne i)ourrait plus rentrer en grâce, (pii serait obligée de porter le i)oids de ses iniquités, et se verrait sans cesse entraînée ])ar le temps vei's le terme fatal de sa réprobation.

4. ]\rais il faut cependant bien prendre garde d'abuser de la miséricorde de Dieu, et d'en prendre occasion de pécher plus librement. Quoi ! nous loffenserions parce ((u'il est toujours disposé à nous pardonner ! Xous serions méchants parce qu'il est in fini ment bon ! Xe nous y trompons pas, cet abus de la miséricorde de Dieu est le crime qui l'irrite le plus, et Dieu, qui pardonne toujours à ceux qui s'approchent comme il faut du sacrement de la réconciliation, pourrait ne pas nous laisser le temps d y recourir

2. Quand J.-C. a-t-il donnt'^ le pouvoir de remettre les péchés ? — 3. Comment devons-nous regarder le sacrement de Pénitence ?— 4. Quels sentiments doit nous inspirer un si griuid bienfait?

^M LA in:snRnE(*TTON dks corps.

(Jombii'ii i\v grn.s (|U(' la inurt ii surpris dans le péclié î Qui nous a dit que nous ne serons pas surpris comme eux?

Comparaison. — Lorscpi' Alexandre le (Traiid assiégeait une ville, il faisait allumer une torelie et ])ul)lier que la ville pouvait obtenir grâce aussi longtemps que la torche ne serait pas éteinte, mais (pie, si on ne ]>rofitait pas de <•<• délai, on ne i)ouvait ])lus es])érer aucun pardon. TiC ])écheur ]>eut, lui aussi, espérer miséiiccnde tant que le ilambeau de sa vie n'est pas éteint ; mais dès que ce flam beau a cessé de brûler, il tombe entre les mains de la justice d'un Dieu inexorable. — Lotîx.

Exemple. — Xous lisons dans le traité de saint François de Sales sur l'amour de Dieu, qu'un idolâtre étant i)arvenu à faire apostasier nn chrétien, l'évéque Carpus en fut tellement affligé qu'il conjura le Ciel de foudroyer les deux pécheurs. En ce moment, il vit, comme autrefois saint Etienne, le ciel à découvert, et notre Sauveur, entouré d'anges innombral)les, assis sur un trône éclatant. Il vit aussi la terre entrouverte, et les deux pécheurs dont il désirait la mort, debout sur le bord d'un affreux précipice, et d'autant i)lus exposés à y tomber, qu'une multitude innombrable de serpents entouraient leurs pieds, leur faisaient des morsures, pour tâcher de les entraîner dans l'abîme, et que les hommes ne cessaient de les pousser pour les y précipiter. Carpus, ayant levé les yeux au ciel, aperçut le Sauveur, plein de douceur et de commisération, abandonner son trône, pour venir près des deux pécheurs leur tendre mie main secourable, tandis que des Anges les soutenaient pour les tenir sur le bord de l'abîme. C'est ainsi encore que la main puissante de Dieu notis retient sur le penchant de l'abîme éternel, eV que sa voix miséricordieuse nous appelle cluu]ue fois que, par le péché, nous nous éloignonis de lui.

CHAPITEE Xin.

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