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coirupLiiMi, ri .srnuit roduits en rciuircs ; uniis «(in-i«jutchan^;o!iient.s qu'iU aient (''proinY*H, leiii-n cciKlreH h<î r^Miniroiit nu jour rt seront raninn'i's \k\v h* sondlf dt» Dirn. Lu vie n'i'sl «(u'nn son;^»', la nnut nii sonmnil ; nmis hi ivHurroetion sera lo eonnnenoMnent d'nno vio san.s lin.
lV II n'y a poinl de vérité qui soit pins claireinent /»tablio dans les di\ines Meiitnies, ni pins lurteiuent appny^e do la loi constante <le tous les siècles, (jue eelles-lî\. <'etl4' vérité a été connue dans tons les temps. ''.le sais, dit le .saint honnne .loh, <(uc mon rédempt^'ur t»Ht vivant, et (jne je ressusciterai de la (erre an <lernier jour, (pie je serai encm-e revêtu de ma |»eau. (pU' je Ncrrai mon Dieu dans ma chair, (pU' je le Ncrrai moi-même, cl non un antrt', (pu' je le contempleiai de mes propres yeux." Mais, c'i'st principalement dans la Loi non\(*lle (ine cette vérité brille dans tout son jour. " Le temps viendra, «lit Jésus-Christ, que tous ceux ((ui sout dans le tombeau entendront la voix du Fils dc^ Dieu, et ceux (pli auront fait de bonnes leuvri^s ressusciteront pour vivre; mais ceux (pii en auront fait de mauvaises ressusciteront pour être condamnés." Kn un moment, dit Saint Paul, en un clin d'œil, au son de la trom})ette, les morts ressusciteront pour ne l)lus mourrir.
î>. CVtte résurrection sera générale : tous, grands et ]>etits, justes et péclieurs: ceux qui ont vécu avant nous depuis le commencement du monde, ceux (jui sont maintenant sur la terre, ceux (pii \ iendronl après nous; tous mourront, et ressusciteront au dernier jour avec les mêmes corps (qu'ils avaient avant leur mort. C'<\st Dieu ((ui opérera cette merveille par sa toute-puissance. Comme il a tiré toutes choses du néant par sa seule volonté, de même il rassemblera facilement nos membres épai's, et les réunira à nos âmes. Il n'est pas plus difficile au Tout- Puissiint de faire revivre nos corps qu'il ne Ta été pour lui de les créer.
4. Xous avons sous les yeux, chaque année, une image de cette résurrection. Les arbres ne sont-ils pas comme morts pendant l'hiver, et ne paraissent-ils pas ressusciter au printemps? Les graines et les autres semences que l'on jette en terre s'y corrompent, et y meurent en quelque manière, pour en sortir ensuite plus belles qu'elles n'y oni été mises ; il en est de même de nos corps : c'est une
2. Sur quelle? paroles de l'Ecriture s'appuie le dogme de la résurrection ? r-3. Coiumont s'oporera la rosurrcctiou (les oorp??— 4. Trouvons-nous dans la nature quel(jues images de la résurrection ?
l'W; I.A R^:SUKRK<''riON I)K8 CORPS.
espèce de semence que 1 On met en terre, et qui en sortira ))leine de vie.
T). Les cor])s des justes ne seront plus aloi*s grossiers, pesants et (•orrui)li])les, comme ils le sont maintenant ; ils seront l)rillants comme le soleil. exem])ts de toutes sortes de douleurs et d'incommodités, pleins de force et d'agilité, tel <iu'était le corps de Notre-Scigneur après sa résurrection : les justes, ((ui sont ses entants, sanctifiés par sa grâce, unis et incorporés avec lui i)ar la loi, ressusciteront comme lui; Jésus-Christ transformera leurs corps vils et abjets, et les rendra conformes à son corps glorieux et impassible. Le corps, qui a eu part au bien que l'âme a fait pendant iprelle lui a été unie, doit participer aussi à son bonheur.
Les méchants ressusciteront à la vérité, mais leurs corps n'auront pas les qualités glorieuses; ils ressusciteront, mais ce ne sera que pour être livrés à des misères éternelles dans leur durée, inconcevables dans leur grandeur.
'• Toute la multitude de ceux qui dorment dans la poussière de la terre, dit un Prophète, se réveillera, les ims jjour la vie éternelle, et les autrespour un opprobre et une ignominie qui ne finiront jamais."
6. Quel s])ectacle s'otîi'ira alors à nos yeux ! quels sentiments s'élèveront dans notre cœur, lorsque nous entendrons le son de la trompette, lorsque cette voix terrible retentira de toutes parts: '* Levez- vous, morts! venez (;omj)araître au tribunal du Seigneur!" lorsque nous verrons reparaître tous les hommes, et qu'il n'y aura plus entre eux d'autre distinction que celle que leur imprimeront leurs œuvres ! Saint Jérôme, dans le désert, croyait entendre continuellement retentir la dernière trompette, et son âme en était efirayée. Nous avons bien plus sujet de craindre que lui : connnent pouvons-nous être tranquilles? Si la résurrection future, de nos corps est un objet d'espérance et de consolation pour les justes, elle est un objet de terreur et d'etiroi pour les pécheurs.
Exemples. — Les frères Machabées disaient au roi Antiochus ; " Vous nous faites i)erdre, ô très-méchant roi, la vie présente ; mais le lioi du monde nous ressuscitera un jour pour la vie éternelle, après que nous serons morts pour la défense de sa loi." — Comme on demandait au troisième sa langue, il la présenta aussitôt en disant :
5. En quel état ressusciteront les justes et les pécheurs ?— 6. Quel effet doit produire sur nous î;i i)ensée <Ie la r(''surrection?
1 \ vu; I ri.itM.i.LK. \'M
" J'ai revu cvh mcmlnts dr DitMi, j'^Hp^re cju'il mi* \vh rendra un jour."
-finaud hirll \niiliil nrniiijirli.^rr la \nU'\\{{- dv Jo}), dit saint Au<;u>tin, il lui rendit au double ce MiTil avait pi'rdu. Au lieu de se|it mille lMel,i>, trois inill<* clianieaux. ('in(| cents paires de iHeuls, il lui rendit qiuit()r/(^ mille hrehis, six nulle <hanu'au\ et inilh' paires de Ixenls ; nuiis, au lieu de dix eul'auts (|ui lui «'taieiit nmrts, il ne lui en rendit (pie dix. |N>ur<|U(»i cela? ( 'est (|Ue les animaux (ju'il avait perdus relaient eut ièn inent. il ne de\aitjanniis h's recouvrer; au lieu <(ue ses <lix enfants «(ui étaient morts, n'étaient |»as|)eidus ]>()ur toujours, il «levait les reeouN rer à la résurrection i;én<'rale. I*. I>K.n:i'NK.
— La métamoi|tln»(' de la <lienille est une inia^ie lidèle de la résuireet ion des moits. L(H>(|u'elle est eneoi'e :\ l'état de chenille, elle se traîne pénihlenniit «l'une hranclu^ à l'auti'e, et se lile en (pielcjue sorte un tond)eau, où elle reste enii(>urdie pendant ((uel((ue temps comme si elK; était morte, ])oui- ensuit*' hriser son eei-eueil et s'envoler j)apillon élégant.
CM Arrriii: xîw
1)K NOTKi: IMN DIIIJNIKKK.
.le «Tois la vie ('•teriK^lle.
1. Xotre ame. innnorlelle de sa nature, sortant «le son corps. ])asse de cettt' vie «lans une autre, d«' ce mon«le visible dans un monde invisible.. Les pa'iens eux-mêmes «•royaient à une vie future, dans lacpielle on sera récompensé ou i)uni selon ses œuvres. L'attente d'une vitfuture est donc le dogme du genre humain et la foi «le la nature.
2. Il y a donc une autre vie après celle-ci, et cette vie ne finira jamais. Nous y serons éternellement heureux ou malheureux, selon «|ue nous serons justes ou injustes aux yeux de Dieu au moment de notre mort. Alais comme, au sortir de cette vie. l'ame peut emporter des souillures qui, sans la rendre digue de l'enfer, l'excluent cepen- «lant du ciel tant «qu'elle n'en sera pas puritiée, il s'ensuit qu'outre le paradis préparé aux justes et l'enfer destiné à
1. Y a-t-il une vie qui succédera à la vie présente, et c^ dogme n'a-t-il été connu que des Chrétiens ?— 2. Quel sera le sort des justes et des pécheurs dans la vie future?
l-« l»r î»rH(;AT()lKK.
a punir leb mèchaiU^>, il \ a un lieu nommé purgatoire, établi temporairement pour purifier les âmes cou[)ables, en mourant, de quelques péchés véniels, ou qui n'ont pas satisfait à la justice divine pour la peine qui reste due ordinairement après que le péché moi-tel est remis par le saci-ement de Pénitence.
KxEMPhK. — Saint Bernard et ses frères, quittant la maison paternelle pour aller s'ensevelir dans la solitude, rencontrèrent le jeune Nivard leur frère, et lui dirent : '' Désormais l'héritage te regarde ; nous allons en religion. — C'est-à-dire, reprit l'enfant avec vivacité, que le ciel sera j)our vous, et la terre i)Our moi : assurément le partage n'est pas égal ; " et bientôt après il les suivit. — GODESCARD, Fie de Saint Bernard.
ARTICLE PREMIER
/)// Pm-r/aloire.
1. Pour entrer dans le ciel immédiatement après la mort, il faut que l'âme ait conservé son innocence baptismale, ou qu'elle l'ait entièrement réparée par la pénitence, car rien d'impur n'entrera dans le ciel. Cependant, la faiblesse humaine étant si grande, il est bien difficile de se conserver tellement pur de la contagion du siècle, (ju'on n'ait pas à se reprocher au moment de la mort au moins quelques fautes légères : de là la nécessité d'un lieu d'expiation pour ces fautes légères, ainsi que pour suppléer la pénitence qu'on aurait dû faire pour certains péchés quoique remis, quant à la peine éternelle, par ]o sacrement de Pénitence.
2. Dès la Loi ancienne, cette vérité était parfaitement connue ; les hommes instruits de la religion savaient que les âmes étaient purifiées de leurs fautes légères par des peines temporaires avant que d'entrer dans les Limbes, lieu de repos où les justes attendaient la venue de Jésus- Christ, qui devait les introduire dans le Ciel. Le courageux Judas Machabée envoya une somme d'argent à Jérusalem afin qu'on offrît au Seigneur des prières et des sacrifices pour ceux qui étaient morts en combattant,
' parce que, dit-il, c'est une chose salutaire de prier pour
1. Toutes les âmes des justes entrent-elles dans le ciel aussitôt après leur séparation du corps?— 2. Sur quoi est fondée la nécessité du purgatoire? Sous la loi mosaïque savait-on que les âmes devaient être purifiées *ie leurs légères souillures par des peines temporelles?
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It's nH)il>, ;ilm nu \ï^ >oiriii «U'IiviY's dr IniiH \nu-\n''<." Main ci'ttc \'Orit^' i\ riO misi^ dans son plus j^iaiid jnm par 1<'H décisions (II' ri'!;^lis(', foiKh'M's sur 1rs parolrs de Ji'vHiiH- Clnist nirnn\ ipii l'ait la (lisliiiclion riitn» k's p^^-chéH qui jKMivt'iii Mil no pouvont pas Atre remis on oo uiondo on eu rantic.
.S. Qnoicph' ri'l;4,list' n'ail lien dôcido sur la ;4randonr dos poinos dn pnrjj:at<>iro, il ost cortain qn'rllos sont pro jxn'tionnoos à la ,i;rio\(M/''( drs pochas «pii lostmt A oxpirr : il ost oortain anssi (jn'ollos sont t ros-^rainlos : plnsi»Mii> Toros de rMi;lis(' assniM'nt nn^-ino (pr<'llrs nr dillV'i'ont dr collos d(» Tcnlor (jno |»ar le triinc de lrni- «Inivc <I par la pationoo avrc hKindlc les ânn*- 1rs sonllrcnt.
l. Nons j)onvons <'( nons devons sonlai;cr 1rs ann-^ dn pnrpitoiro. Co sont dos prédcst inôs, des amis i\r .Ir n>- Clirist, dostinôs à rô«:;nor nn Jonr avocî Ini, ot (pii sanrunt hion nons dôdoniniagc^r an contnplo dos saorilioosipio nons anrons laits ponr los sonla,i;or on i)our abroger lours poinos. Co sont pont-rlro nos proohos, nos parents nos amis, nos hiontaitonrs, (pii, dn Ibnd do lonrs oacliots, nons disent d'nno voix laniontablo : ** Ayoz pilio do moi, ayoz pilié de moi, vous au moins qui ôtes mes amis! " Mon cher enfant, s'ooriont ce ])ère, cette more, du milieu des llammos on ils sont ensevelis, nons soutirons des poinos inoomprohon^ibles dans ce lieu do douleurs ; ayoz i)itié do ceux à (pii vous avez do si grandes obligations, à ([ui vous devez la vie et les biens que vous possédez; laissez-vous attendrir
par nos gémissements et soulagez-nous dans nos peines; vous le pouvez sifaoilomont ! rassistanoeà la sainte blesse, une aumône, une prière, le saoritice de quelques plaisirs que vous otlViroz à notre intention, la plus mince privation, etc., peuvent nous délivrer (U^s tourments ([uo nons endurons et nous i)i()('nror la gloire du oiol ! Ah î serezvous insensible à nos maux, et nous oublierez-vous au jour de notre nécessité? Osorez-vous vous livrer à la Joie tandis que nous sommes plongés dans des feux dévorants?
5. Ei\ ({uoi ! dans le purgatoire ce sont toujours nos frères en Jésus-Christ qui soutirent de cruels tourments: comment donc pourrions-nous les abandonner? Ces âmes ne peuvent satisfaire à la justice de Dieu qu'en payant à la dernière rigueur ; ce sont des prisonniers retenus pour
3. Que savons-nous ^ur la nature des j)eines du Purgatoire ?— 4. Quels Tnotits doivent nous ])orter à soulajïer les âmes du purgatoire?— 5. Pav i^uels moyens peut-on les soulagov "î