Mais lu» croyons pas (pir i>ar ci* mot dt* prorlmin
l'on cntcndcî srultinrnt vrux avoc* oui nouH avonMcjuehiue liaison dr ])arfnlr ou d'anulio. Si vcms n'aiin*-/, dit Nolri'-Sri;xnrur, «juc wux (|ui vous ainn-nl, (pn* failos-voUH en cria di» plus «pir les I*:û'ns? " l*ar Ir prochain il faut <ionc entendre tous les Ihunnies, parce (pi'ils ont toUH le nu^Mue Créalcui" et la nirnie origine. jKirce (pi'il ne coniiK)scut tous «lu'uiie uu'ine raiiiille, d<»nt Diru est le pèro ; parce qu'ils ont tous été créés pour la niéuu' (in, (pu est lu lélicité élciiu'lle, et (pi ils ont tous été larhelés au niênu* prix, e'est-î\-dire ]>ar le sauji de Jésus-Clirist, qui est mort pour tous les ]u)nunes. C'et amour doit s'étendre à nos ennemis ménu>s; le i)réoepte de Jésus-Christ est formel : *' Va moi je ^<^us dis: Ainu»z vos ennemis, faites du bien à ceux ([ui vous haïssent, i)riez j)our ceux (pii vous pei*sécutent et (jui vous calomnient ; reniiez le ])ien j)our le mal, alin (pu> vous r(»sseml)liez à votre Père céleste, <[ui fait luire son soleil sur les bons et sur les méchants.' Ciardonsnous de dire (pu^ c'est assez de point vouloir de mal à ceux (pli nous haïssent ; mais cpie de les aimer, de les jirévenir, (le leur rendre service, cela est impossible. Non, cela n'est ])as impossible avec la ^râce, et Dieu la donne, cette uiâce, à ceux (pli la lui demandent. ])ieu nous le commande, et il ne commande rien d'impossible ; mais il veut ((ue nous fassions tout ce que nous îK)Uvons, avec les forces qu'il a mises en nous, et que nous demandions ce (pie nous ne pouvons pas encore.
On fait connaître (|u'on aime son prochain en exerçant cm ers lui les ceiivres de miséricorde spirituelles et coi-porelles.
8. Les œuvres spirituelles de miséricorde sont de ramener à la vertu ceux qui s'en écartent, d'enseigner les ignorants, de donner conseil à ceux qui en ont besoin, de consoler les atiligés, de pardonner les otlenses, de soutfrir jnitiemment les injures, de prier pour les vivants et pour les morts.
9. Les œuvres corporelles sont de donner la nourriture à ceux qui en manquent, des vêtements à ceux qui en ont l)esoin, de racheter les captifs, de visiter les malades et les prisonniers, de loger les étrangers et d'ensevelir les morts.
7. Qa'enteiul-on pnr le prochain? Devons-nous aimer nos ennemis? Est-ce possible ?— 8. Quelles sont les oeuvres spirituelles de miséricorde ? —9. Quelles sont les œuvres corporelles de miséricorde ?
1(;l> ih Ici- comm A\h. i)i-: i)ii:r di-: i/adokation.
I^XEMPi>ES. L'apôtiT saint Paul peut être proposé comme un modèle excellent d'un parfait amour pour Jésus-Christ, qui, l'ayant destiné à un grand ouvrage et à beaucoup soullrir, lui avait donné une grande ame, un t;rand c()ura<j;e et une grande charité. " La charité de Jésus-Christ nous presse, dit-il dans ses Epîtres, considérant qu'il est mort ])()ur tous, alin que ceux qui vivent ne vivent ])lus })our eux-mêmes, mais ])our Celui qui est mort et est ressuscité pour eux. Je vis, dit-il encore, mais ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui vit en moi. (^ui donc nous sé])arera de l'amour de Jésus-Christ? Serace raflliction, bu les angoisses, ou la faim, ou la nudité, ou les périls, ou la persécution, ou le glaive? Parmi tous ces maux nous demeurons victorieux à cause de Celui qui nous a aimés; car je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni les puissances, ni aucune créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur. Si quelqu'un n'aime point notre Seigneur Jésus-Christ, qu'il soit anathème ! "
— Saint Paulin, de riche devenu pauvre ]^our avoir soulagé les indigents qui avaient eu recours à lui, n'ayant plus rien à donner, se vendit lui-même pour rendre la liberté au fils d'une pauvre veuve qui n'implora pas en vain sa charité. Saint Grégoire le Grand, qui rapporte ce trait dans ses Dialogues, ajoute (pie saint Paulin travailla comme esclave dans un jardin jusqu'à ce C[ue son maître, ayant découvert son mérite, le mit en liberté et le renvoya. — Godescard, tome Y, page 445.
ARTICLE IV
De V adoration.
1. Le premier Commandement nous ordonne en termes formels d'adorer Dieu, c'est-à-dire de lui rendre le culte et l'hommage qui lui sont dus, comme au souverain Seigneur de toutes choses.
2. On distingue trois sortes de cultes : celui de latrie^ qui est au. à Dieu : celui (VhijperduUe, qui est dû à la très-sainte Vierge, et celui de dulie, que nous devons aux Saints.
1. Avons-nous d'autres devoirs h remplir envers Dieu que ceux que prescrivent les vertus théologales? Qu'est-ce qu'adorer Dieu?— 2. Compien y a-t-il de sortes de cultes .'
IHT l(M* COMM \\h. I»i: liIKP I ' M»n|{ A rioN. \i\:\
I adoration, (lue :'i hini S4*ul, i*m(. un profond ubiiiM- M'inciil «h» râint' dt'Nanl la Mait'>ti'« HÛprôine, «h-vant (ï'iiii <|ui d'un sml mol a ci/m'* U* riri et la tcTrc, qui d'un regard fail tondic les nations connnc la cin* ; houh Ic.h pan du^jurl It's collines sf coiirlKMit avrr rrspcct ; devant ce Dieu (|ui envoie les foudres et les tempêtes pour C'ire \eH ministres de sa «'nirre, et inii les en<haîne (luand il lui phiîl d'exeicer sa misrricorde. A la \ ue de la ^randeni' de Dieu, Tàme (jui adore s'humilie, se eonl'ond et s'anéantit en sa présenci' ; elle l'ait l'inuahle aveu de sa dépendance et <le sa servitude; elle loue et glorifie le siunt nom de Dieu : elle rend ;::râ('es ^\v<> hiens (ju'elle a reçus «le lui ; elle lui demande hund>lement tous ceux (jui lui man<juent, et (|u'elle n'atten<I <|Ue de sa seule honte; elle s'oll're elle-même et se consiicre A lui >;nis lé^nve pour accomplir eu tout sa sainte volonté
4. Ces scntiuHMits intérieurs se maniléstcni au dehors ]>ar des actions ipii y répondent, comme des <;énutlexions, des ))rières, l'oirrande de ses actions, et surtout par le Sacrifice de la blesse, qui est de tous les actifs d'adoration \v plus excellent, et le plus aui^uste.
5. Nous devons rendre à Dieu tous les jours, principalement le matin et le soir, le trihut de louani^es et d'adoration ([u'il exiue de nous. C'est par cet exercice de relilip;ion iju'il faut commencer et tinir la journée. Ne manquons jamais de remplir un devoir si important et si essentiel ; que notre première pensée, que le premier mouvement de notre cœur s'élève vers Celui qui nous a créé, (pli nous conserve et qui nous comble chaque jour de nouveaux bienfaits : que notre la'emière action soit de nous prosterner aux i)ieds de la souveraine Majesté, de l'adorer, de la remercier de ses bienfaits, de nous consacrer à son service, et de lui demander les grâces dont nous avons besoin.
Avant et après chaque repas, adorons ce père tendre qui ouvre sa main bienfaisante, et qui remplit ses entants de bénédictions.
A la fin de la journée nous devons renouveler à Dieu l'hommage que nous lui avons rendu le matin. Humilions-nous alors en sa présence des fautes que nous avons commises; demandons-lui-en pardon, et remercions-le
3. Quels sentiments doit nous inspirer la suprême majesté de Dieu ? —4. Comment les sentiments intérieurs .«-e manifesteut-ils au dehors ? — 6. Quand devons-nous principalement adorer Dieu?
ir.l l>r Icr C'OMMANl). 1)K DIEV— l'adoration.
des grâces (iiril nous a accordées. Mais souvenons-nous que les formules de prières et les autres pratiques sensibles de piété ne sont que le corps de la Keligion : c'est le sentiment intérieur d'adoration <pii en est l'ame. Sans cette dis})osition du cœur, les i^iroles et toutes les actions extérieures ne sauraient plaire à Dieu ; elle nous attireraient ce reproche (pi'il taisait autrefois au ])euplejuif: ^' Ce peuple m'honore des lèvres, et soii cœur est loin de moi.''
6. L'adoration n'apjjarlient (juTi Dieu. Nous honorons à la vérité les Saints, nous les révérons ; mais nous ne les adorons point. Nous ne leur rendons point le culte suprême, qui n'est dû qu'à Dieu ; nous les honorons seulement comme ses serviteurs et ses amis. Il est bon et utile de les invoquer pour obtenir de Dieu, i)ar leur intercession, les grâces dont nous avons besoin ; mais c'est à Dieu seul que nous les demandons, au nom de Jésus-Christ, leur Sauveur et le nôtre, qui seul nous les a méritées par ses souffrances et par sa mort. Nous honorons aussi leurs reliques, parce que ce sont les précieux^restes d'un corps qui a été le temple du Saint-Esprit et qui doit ressusciter glorieux; en cela nous ne faisons que suivie l'usage de tous les siècles. Nous honorons aussi leurs images; mais cet honneur se rapporte à l'objet qu'elles représentent: nous ne reconnaissons point en elles d'autres vertu que celle de nous rappeler le souvenir de ceux dont elles portent la ressemblance. Ainsi, en nous mettant à genoux devant l'image de Jésus-Christ, devant celle de la trèssainte Vierge ou de quelque autre Saint, ce n'est pas l'image, c'est Jésus-Christ que nous adorons; ce n'est pas l'image que nous honorons, c'est celui ou celle dont elle nous rappelle le souvenir et les vertus.
7. L'usage des images est très-utile, elles nous rappellent les exemples des Saints, leurs combats, leurs victoire^ et la gloire dont ils jouissent dans le ciel.
8. On pèche contre l'adoration due à Dieu par idolâtrie^ par superstition, par irrévérence.
9. On pèche par idolâtrie en rendant à des créatures le culte qui n'est dû qu'à Dieu seul, comme les Païens, qui rendaient à des hommes, à des figures, à des animaux,
G. Adore-t-on les Saints ? A qui se rapportent les honneurs que nous rendons aux croix, jiux images de la très-sainte Vierge et des Saints.— 7. Quelle est l'utilité des images?— 8. Comment pèche-t-on contre l'adoration due à Dieu ?— 9. Quand tombe-t-on dans Tidolâtrie ?
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ail\ ;is| |r>. ;iii \ l« mi iiM> « |r Iflll - j.i I < 1 1 1 m, iin \ \ h i-. tiii-Uit:,
(l(»s liniiiiim^M'S <ii\ ins. Si rrllr i^lolâtrir ;in>.s-ti<>nî li'exÎHte plus MnJoMurimi, ririvlii;i«ni, riiiij»'h'li'' en ont pris la i)la<'«'. 11 V 11 <h's insciisi's <|iii dix nt : Il n'y a point <lo bien, et n't'n n<lorrnt |H»int; ou pliit6t. ronime dit l'Anôivv : '' Ils.se font <rantn'stli\ init('s ; Icuror^nril, rainourclen richesses ot (les plaisirs, l'impureté, la ^ouiiiiandisr, etc., (ir\ irniH'Ml leurs dieux." Il y a une autrr sorie d'idolâtritî alKnninal>li* aux yeux <l(^ Dieu; elle eon^ist<' il prodij^UïT un saeriUV<* t*u<'oiis î\ ces idoles de cliaii «pii tinuieut dans un cieur dépravé la place de la I>ivinité.
10. On péchr par .s//y>r^.s//7/o/^ eu .se servant . dans le eulu» divin, <le certaines piali(|Ues ([U<« ri^;;!isc n'autori.se point, ou en mettant .sa couliance en des paroles ou en des actions qu'elle désapprouve, et par les([uelles on prét<»nd obtenir dr^ ef!ets particuliers, la connaissance de l'avenir, des choses cachées, etc : t «Mites ces choses ne .sont j)ropres (pi'il attirer la malédiction de Dieu sur ceux qui s'en servent.
11. On pèche par irrévérence en ])rofanant les églises, les reli([ues de Saints, leurs images, l'eau hénite et autres cho.ses saintes, et ]>lus encore par le sacrilège que l'on commet eu recevant les Sacrements sans les dispositiims nécessaires, (^'est encore un .sacrilège de voler une cho.se sainte dans l'église, ou de frapper une per.sonne con.sacrée à Dieu, etc.
ExKMPLKs. — Constance Chlore, prince sage et humain, estimait et protégeait le Christianisme. Il usa cependant (piehiue tem])s de di.s.simulation, et déclara publi- ((uement que tous les Chrétiens de .son palais eussent à otliir des sacrifices à Jupiter et aux autres divinités du paganisme, s'ils voulaient conserver leiu\s charges et ses bonnes grâces. Il s'en trouva qui, préférant leur fortune à leur intérêt éternel, s'empressèrent d'obéir à cet ordre, qui n'avait été donné que pour les éprouver: mais, pour prix de leur obéissance, ils n'obtinrent que le mépris du prince, qui, indigné de leur lâcheté, les éloigna pour toujours de sa personne. Un de ses confidents lui ayant demandé la raison de cette conduite, dont il était fort étonné, Constance lui fit cette sage réponse : " Les hommes qui sacrifient leur religion à leur intérêt sont capables de manquer à tous les devoirs ; et je ne pouvais e.spérer
10. Quest-ce que la superstition ?— 11, Comment pèche-t-on par irrévérence 7