‹ Traité des devoirs de chrétien envers DieuChapitre 54 sur 124 · DU SECOND COMMANDEMENT DE ]>TEU · texte numérisé non relu

DU SECOND COMMANDEMENT DE ]>TEU

l'u 110 i»rendras point en vain

Dieu en vain tu ne jurerai, Ni autre chose pareillement.

1. Le second commandement nous défend tout jurement ou serment injurieux à Dieu et aux Saints. C'est comme si le Seigneur nous disait : Révérez mon saint Nom ; je vous défends de le profaner en l'employant pour autoriser le mensonge, l'injustice, et môme la vérité sans aucune raison suffisante. Jurer, c'est prendre Dieu ou quelque Saint à témoin de ce que Ton dit ou de ce que l'ou promet.

2. Le jurement ou serment est un acte de religion oti un péché selon les circonstances et les dispositions qui l'accompagnent. Pour que le jurement ou serment soit ini acte de religion, il faut qu'il soit fait avec vérité^ justice et jugement,

o. Par défaut de vérité, le jurement est faux, c'est un l>arjure; par défaut de justice, le jurement est injuste; et ])ar défaut de jugement, c'est-à-dire quand il est fait par légèreté, sans raison suffisante, il est indiscret.

Le serment indiscret, quoique fait pour assiu*er une chose vraie et juste, est un ])éché : il peut devenir considérable, suivant les circonstances et à cause du scandale

1. Que nous défend le second coramandement?— 2. Que faut-il pour que le serinent soit un acte de religion?— 3. Qu'est-ce que le parjure, le jurement indiscret, le serment ^jrom moire.?

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illl'il peut (HuasioiiiK 1. On ne doit laiir tic .-^'riiieiit <)•<< pour uiir cause grave, et januiis par passion.

Les ^ci-nicnls injustes, les s<'rnienls faux ou iiarjuren. sont (les péela'vs plus ou moins grands, selon la nui liée qu'on y apport i' et le seandaile dont ils sont )a et^ust*.

Il V a un serment (pTon :i]>pellr funnum^oirc : e'est eidui (pTou emploie pour rendre plti^ errtaine i exécution de n; «pir Ton pronu'l .

(elui (pli promet une elH>>e avec serment . sans avoir rinteiition de l'aire ee (pi'il |>romel. pt^'crie tr(''s-;rri('-\ cment et se rend coupaMe <le parjur»

I. (^Uant A Texeeul ion d<' ee (pion:) j u om i> ;i \ le sernuMit, il y a trois eiiconslanees (n'i loerment n*oMi;:epa>. e'est; I ^' lorscpU' la chose e>t mauvai>e et d('*ren<lue. car Dieu ne jKMit exiger rexécuti(Mi de ce (pli est un péché : 2° loi*s(p.ie la chose (^ui était jiossihle lorsipron ajurée*i devenue impossible par divers événements: .'*^ Knfin. ([Uand la promesse avec serment n'a ])as été libre, (pi'elle a été arrachée par la violence. Mais, dans ces s(jrte> d'occasions, il est nécessaire de recourir à l'autorité ec< lésiasti(pie, de peur de s'égarer eu se faisant juge dans sa propre cause. Si la chose ]iromise avec serment est licite et }»ossil>le, on doit l'exécuter: le défaut d'exécution alors est un péché énorme.

5. r,e serment hors h' cas de nécessité est très-souvent criminel, toujours imilile et même dangereux. On s'expose à en contract(M- Diahilude. et ensuite à se parjurer.

Il y a trois espèces de paroles qui ont iaj)j)ort au jurement : le blasphème, les iinjHrcations, et les jurements dé- (/tfif<és.

G. Le blasphème esi une juirole ou un discours injurieux à Dieu, à ses Saints ou à hi Keligion.

C'est blasphémer contre Diiu (pie de hii attribuer des défauts, ou ce (pii ne peut lui convenir, comme font ceux qui taxent sii conduite di^ jKir.lialité. d'injustice, etc.

C'e^t blas])hémer contre ])ieii <pie de lui dénier ce qui Itii appartient, comme serait de i>rétendre que Dieti dédaigne le soin de ses créatures, qu'il ne s'occupe ]>a.-- des événements de ce monde, etc.

4. En (luels cas le sei meut ne^t-il pns (ibliffatoire?— 5. Comment doiton considt'^rer «les serments fa'is \)>'v.< Ioims .»e nécessité?— 1>» Dites ce que Q'est c^ue le blasi>hème5 ec du,iiti q^ueU ca^ou le commetv

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