DU PREMIER COMMANDEMENT DE L^ÉGLIBE
nous avertit, nous les prions d'employer pour nous leur crédit auprès de Dieu, et de nous obteinr, par les mérites de notre commun Médiateur, la grâce de marcher sur leurs traces, afin d'arriver à l'éternelle félicité dont ils jouissent.
Voilà pourquoi chaque année l'Eglise nous remet sous les yeux les bienfaits de Dieu et les exemples des Saints.
4. Dans l'ancienne Loi, Dieu avait j)rescrit aux Israélites un certain nombre de fêtes jK)ur perpétuer la mémoire des merveilles qu'il avait opérées en leur faveur. C'est sur ce divin modèle que les fêtes de l'Eglise chré> tienne ont été instituées, afin d'honorer Dieu, d'instruire les fidèles et de nourrir leur piété. La majesté des divins offices, les lectures qu'on y entend, les saints cantiques dont les temples retentissent, nous transportent en esprit aux temps et aux lieux où les mystères ont été accomplis ; et nous y adorons Jésus-Christ comme si ces mystères s'accomplissaient actuellement sous nos yeux. Ces grands objets, ainsi rendus présents à notre foi et secondés des instructions et des exhortations des pasteurs, augmentent la ferveur et la piété.
C'est d'ailleurs une occasion pour les plus simples d'entre les fidèles et pour les enfants mêmes, de s'instruire du sujet de la fête et d'en apprendre l'histoire. L'Eglise ordonne aux pasteurs de l'enseigner aux peuples qui leur sont confiés ; elle veut que les pères et les mères en instruisent leurs enfants. C'est ce que Dieu avait ])rescrit lui-même aux Israélites : après avoir commandé d'immoler chaque année l'Agneau pascal et de célébrer la fête des Azymes, il leur déclare la raison de cette institution. *' Quand vos enfants, dit-il, vous demanderont quel est ce culte religieux, vous leur répondrez : C'est la victime du passage du Seigneur, lorsqu'en frappant de mort les premiers-nés des Egyptiens il passa nos maisons et les préserva."
5. Pour sanctifier les fêtes, nous devons entrer dans l'Esprit de l'Eghse, considérer le mystère, ou la vie du Saint qui en est l'objet, louer Dieu de ses bienfaits, et lui demander la grâce d'en profiter. Nous devons nous exciter à pratiquer les vertus qui ont éclaté dans les Saints qu'elle honore, afin d'avoir part un jour au bonheur éternel dont ils jouissent. Nous devons les prier d'intercéder
4. Sur quel modèle l'Eglise a-t-elle institué les fAtes?— 5. Que faut-il faire i.H)ur sanctiûer les fêtes instituées par l'Eglise ?
DU BKCONI) ('OMMANDKMKNT DK l/^/ÎIJWK. 2f)î)
)M)ui nous au|»tr-> <lr hirn, et <1(* iHiim (iht4*nir Ipm He<;our^ (ioiil nous :iV(>iis iM'.^nin.
I^XK.Mri.Ks, l/inipic Nininor ayant [iris la rc^'solution dr couihattrc Us .luils un jour <lt* Sublmt, un (MTlain noinl>n' d'autres Juifs (jue la ii^îOCSHité avait rctenuM dan^ son arnirr, lui rriHrscntrrcnt- (ju'il n'<'tait pas comn* nal)l(^ (U' livrrr hatailU^ un jour consaciY* à I)iru. («i honnnc, rnlln dt» sa vaine grandeur, rrpondil : " \ a-t-il un Dieu puissant dans le ciel (pii ordonne de célébrer le jour du Sal)l)at? — Oui, dn-ent ces Juifs avec modestie, c'est le Du'U vivant, le ])Uissanl Maîlie du ciel. — Kli bien ! répondit roinueilleux Nk anoi-, moi (pii suis puissant sur la terre, je vous ordonne de prendre les armes pour ohéii aux ordres du roi." Xicanoi* 1:\ i:i liaiaillr fut \;nn(ii «-t trouvé au rang des moi is.
— Un roi du Japon, nouvellement converti, condamna à mort un de ses pai;es (jui avait commis quelque irrévérence à TK^lise; et sur ce qu'on le priait instamment (hî faire grâce à ce jeune homme : ^' Quoi ! s'écria-t-il trans- ])orté d'indignation, l'on punit ceux qui maïutuent de respect aux rois de la terre, et Ton veut épargner celui qui outrage jtisque dans son temple le souverain Maître des rois ! ■' — Le P. ('iiaki.faoix.
\RTICLE II.
Second Commandement,
Les Dimanclici Messes ouïras, et les Fèies pareillement.
1. De toutes les (eus res de piété par lesquelles on doit sauctifier les Dimanches et les Fêtes, la principale, la plus indispensable, c'est (rentendre la blesse, et l'Eglise en a fait un commandement exprès. Ce sacrilice est l'action la plus sainte de la Religion, et celle qui rend à Dieu l'honneur le plus parfait ; l'obligation d'y assister tous les jours spécialement consacrés à son culte est aussi ancienne que l'Eglise. Xous lisons dans les actes des Apôtres que le premier jour de la semaine, qui est le Dimanche, les fidèles s'assemblaient pour la fraction du pain, c'està-diie pour otFrir la Victime sainte et y participer.
1. A «luoi nous oblige le deuxième couiiuandeiuent de l'Eglise l