DU SECOND COMMANDEMENT DE DIEU
2. La Messe de iniroisse, ob. le pasteur otTre le saint Sacritice au milieu de sou peuples réuni, est une imitation fidèle de ee (pii était observé ])arini les pieiniers Chrétiens ; et c'est à cettcï ^Nlesse. (•élél)rée par le pasteur, qu'il convient que les lidèlcs assistent autant (pi'ils le peuvent. Dans les })reniiers siècle?^ de rEo;lise, Tévêque présidait en personne la grande assemblée des fidèles de son diocèse. Dans la suite, lorsque^ les Chrétiens se furent multipliés, chaque diocèse fut parta.L»;é en diflérentes paroisses, oii révcque envoyait des prêtres pour les gouverner de sou autorité, ])our y instraire les fidèles, célébrer le saint Sacrilice, et administrer les Sacrements. Depuis cet établissement, chaque paroisse est une famille dont le curé est le chef et le père : n'est-il pas dans l'ordre que tous ceux <{ui la composent se rassemblent avec leur chef pour rendre à Dieu le culte solennel de l'aloration et du sacrifice ? La Messe de la paroisse se dit pour tous les fidèles réunis sous un même pasteur, et en leur nom ; il est donc très-convenable (qu'ils s'unissent à lui dans cette auguste fonction et (qu'ils entendent sa voix. Les instructions (pi'oii y fait s'adressent à eux ; elles sont plus proportionnées à leurs besoins, que le pasteur connaît mieux, (pie celles qui se font ailleurs: elles sont donc plus utiles.
o. Pour satisfaire à ce précepte, il faut entendre la blesse tout entière : oi: ne remplirait pas cette obligation si l'on arrivait la Messe étant déjà avancée, ou qu'on sortît avant qu'elle fût finie. Il faut l'entendre avec attention, avec respect et avec piété, ne se contentant pas d'être présent de corps seulement. Se distraire volontairement, promener ses regards de tous côtés, se permettre des entretiens, ce n'est pas entendre la Messe ni remplir le précepte de l'Eglise ; c'est outrager Jésusl.'hrist, c'est renouveler les opprobres du Calvaire, c'est déshonorer la Religion. Il faut donc s'appliquer à la prière pendant tout le temps de la sainte Messe, en se servant, soit d'un livre, soit d'un chapelet, ou de tout autre moyen qui puisse maintenir l'attention.
4. Il ne suffit pas au pieux fidèle d'assister à la Messe les sainte jours de fête et de dimanche, il assiste encore, autant qu'il lui est possible, aux instructions et aux
2. A quelle Messe convient-il d'îissister ? Pourquoi faut-il s'efforcer d'assister h la Mei?sc de paroisse?— 3. Comment faut-il entendre la Messe pour remplir l'oblipuicm que nous impose l'Efflise?— 4. Quand on veut bien sanctifier le Dimanche, faut-il se contenter d'assister au saint sacrifice ?
:iutrcH i3XorciccH qui ho font à TE^^Hhc ; il fait (iiicrU^iic Uonnr h'otiiro, va(|ih' A «juclcjucs Ikhiiics (iMivn*H. L l'I^'liKc», il est vnii, n'a l'ail «li- précrpir al»olii (|in' pour ra.H^i.stuiir«î à la sainte» Mt'ssc, nniis la pi/tr (h'nmnïlcî (|uel<|i»<* chow» au-(lrlA «lu strirt piY'Ccptt'.
lOxKMI'LKS. Lrs p( ^s^^•uti(»n.■^ inriius uriupêrhai^iit pus les (Muvti<'ns(lr crU'hn'r les iM'tcs de l'K^lis<*. Tihvierge chivlinmr iionmu'r Anysir sr rendait à l'assemblée des lidèles, lors«|u'un ;^ard<' de reni|»ei-eui- 1 )ir>e|ét ien. l'apereevant, lut lVaj)pé de sa nKwlestie. H alla au-devanl «Telle et lui dit : * Demeure \i\ : où vas-tu ?" Anysie eraiunant î\ ce ton (|n il ne l'insultât, lit sur son Iront le si^ne iU' la Croix jxuir obtenir de Dieu la ;::râee «le résistera la tentation. Le soldat se trouva ollensé de ce qu'elle ne I r«''p()ndait «pie j>ar un tel sinne à la <[uesti<Mi «pi'il lui faisait. H mit la main sur elle, et lui dit avee colère. " Réponds: (pii est-tu ? où vas-tu?'' Elle répondit eour:iL;eusem<Mit : ''.Je suis seivante de Jésus-Christ, et je Nais à l'assemblée du Seij^neur. — Je t'empêelK'rai bien d'y aller; je t'emmènerai sacrifier aux dieux: nous adorons aujounllHii le Soleil, tu l'a<loreras avec nous.*' Il lui arracha en même temps le voile dont son visiige était couvert. Anysi(^ tâcha de l'en empèclier, et lui soufflant au visage, elle lui dit : '* Va, misérable, Jésus-( 'hi-ist te ])unira ! " Le soldat devint alors si furieux, (pTil tira son épée et l'enfonya dans le cœur de la vierge chrétienne. KUe tomba baignée dans son sang, mais son âme fut couronnée de gloire dans le ciel. — Hifif. ecclésiastique.
— Vn jeune homme, témoin de l'affreuse catastrophe arrivée en 1842 sur le chemin de fer de Versailles, raconte ceci : '* Au-dessus des chars entassés et dévorés par la Uamme. je vis une jeune femme. Elle était prise parle milieu du corps entre deux chars ; elle faisait d'inutiles etîbrts pour se dégager; elle nous tendait ses bras pour implorer notre secours; elle invoquait notre pitié, elle se tordait dans l'angoisse en s'écriant : ^' Oh ! Dieu me punit, pourquoi suis-je ici? j\(urais dû aller aux vêpres (c'était un dimanche.)" — Abbé lMullois.
— L'empereur Constantin le Grand écoutait, souvent
debout, pendant des heures entières la parole de Dieu,
et lorsque l'évéque le priait de s'asseoir, il répondait \ "1\
ne me paraît pas qu'il soit convenable de recevoir, étaat
, assis, les ordres du Souverain du ciel et de la terre."
lMl' nioisiKMK ( ommamh:mi:n r 1)K l kci.isk.
—Je rae vengerai, dit le Seigneur dans le Deutéronome, je rae vengerai de celui qui ne voudra pas écouter les paroles de Tenvoj'é qui parlera en mon nom. (xviil. 19.)
— Si q\ielqu"un voulait vous enseigner le secret de l'aire de l'argent ou de retirer des trésors de la terre, ne lui ])réteriez-vous pas une oreille bienveillante? Les instruc- (ions religieuses ou sermons vous apprennent à gagner des trésors célestes, et vous ne voulez pas les écouter!
ARTICLi: iir.
Tr(HsièhU' ('oiiundndrnient.
Tous tes péchés confesseras au moins une fois Tan.
1. Par ce Commandement, l'Eglise ordonne deux choses: la première est de se confesser au moins une fois Tannée, quand on est parvenu à l'âge de raison, c'est-àdire lorsqu'on est capable de discerner le bien d'avec le mal ; la seconde est de se confesser à son propre pasteur. Elle a voulu, par ce sage règlement, remédier à deux abus: et d'abord elle a voulu mettre des bornes à la négligence des mauvais Chrétiens, qui ])assaient plusieurs années sans s'approcher du tribunal de la pénitence, et qui croupissaient dans leurs habitudes criminelles. En second lieu, elle a voulu prévenir l'abus où tombaient ceux qui s'adressaient à des prêtres étrangers dont ils n'étaient point connus, pour en obtenir plus facilement l'absolution sans être obligés de renoncer à leurs péchés et de changer de vie.
Pour accomplir le précepte de l'Eglise, nous devons donc nous présenter au moins une fois l'année au tribunal de la pénitence, et faire l'humble aveu de nos fautes à notre propre pasteur, ou, avec sa permission, à un prêtre approuvé.
2. Quoique l'Eglise, par condescendance, n'exige qu'une seule confession par an, pour ne pas rebuter ceux à qui ce devoir paraît pénible et difficile, cependant elle désire qu'on y ait recours beaucoup plus souvent, ce qu'elle témoigne assez par ces mots au moins, qu'elle a ajoutés. Ainsi, quoiqu'il suffise absolument, pour ne pas trans-
1. Quelles obligations l'Eglise nous iinpose-t-elle par son troisième commandement? Poui'^ioi nous a-t-clle commandé de nous confesser uno fois Tan?— 2. Faut-il ne se confesser qu'une fois l*an?
IRnlHIfclMI-: CuMilANhKMKN r HK l/i^(ilJHK. 213
^rr^«;rr I»' pivrcplr (Ir I M^lir^r, «Ir H4* roiircHiM*!* Illlf* fuir «laiis raiiiiirc, (M' n\'s{ pas iisstz pcMir n'-poinln* ànon iiitoiilion et pour rnuplir soiMlosii, hiirtoiit (iimiid on a <mi le inalluMir <1(' toinhcr <laiis (pichpic pA'hr inort<*l. I)ioii ol»li^(' tous ceux (pli sr scnti-nt coupables (!«• n«- pas difliAirr <U» sr coiivt'rlir à lui ; il faut «loue s'a<ln'ss<*r au plutAt lY un pivtrt* piMulcnt *•( rclairr, atin dru rcrrvoir l<*s ronsrils nécessaires piMU* s«' relever. Le prA-epte de l'K^liw. loin <h' nous dispenser do eetto ohlipition, n'ii pour but ((Ue <le nous empêcher «le croupir dans le pêch/*, (pli est une plaie faite à notic âme. < )r, (piand on a re(;u (pieWpie blessure, dillere-l-on >i longtemps à y a|)pli(pier le rem(''(le? et 'pourtant le péché est une niuludit^ bien plus «lanuereiise (pie celle du corps. Quand le corps est atta- ((ué i\c (piehpie maladie, attend-on une année entière A appeler le mtMleci!i? Mais de plus, n'est-ce pas s'exposer visiblement à mourir dans le péché mortel (pie d'y passer pres(pie toute ^a vie? Au reste, l'expérience tait voir ([u'une confession par an ne suffit pas pour se soutenir (ians une vie chrétienne; ceux qui se bornent làsont pres- (|ue toujours des ])éclieurs ent^agés dans des habitudes mauvaises, ou du moins des chrétiens lâches et indifférents.
8. S'approcher du sacrement de Pénitence sans un examen sérieux et une véiitable contrition, ce n'est pa.accomplir le précepte de TEulise, c'est ajouter un nouveau péché à ceux dont on était déjà coupable.
4. T/Eulise n'a point fixé le temps précis de la confession annuelle ; mais comme elle ordonne, dans le même canon, de communier à Pâques, il est visible qu'elle désire (|ue cette confession se fasse de manière à servir de préparation à la communion pascale. Il est donc bien à propos de se présenter au saint tribunal dès les premiers jours du Carême, atin de recevoir les avis du confesseur pour se préparer à cette grande action.
Exem'ples. — I^e vénérable Bède rapporte, dans son Histoire d'Angleterre, que Conrad, prince très pieux, avait à sa cour un seigneur à qui il était très attaché à cause des grands services qu'il en avait reyus, mais qui, malgré les instances du prince, demeura plusieurs années sans approcher du tribunal de la pénitence. Ayant été
3. Suffit-il de s'approcher du sacrement de Péniteuce pour obéir à l'Eglise?—4. A quolle époque faut-il reniDlir le devoir de la confession annuelle?