QUATRIÈME COMMANDEMKNT DE L'ÉGLISE
attaqué d'une maladie dangereuse, le roi le visita et l'engagea à se confesser, mais il ne put rien obtenir. Il revint, et le trouvant à l'extrémité, il le conjura de ne pas mourir en cet état. Mais ce malheureux, après être demeuré quelque temps sans ré}K)n(lr(% reganla le roi avec des yeux effrayants, et s'écria: "Il n'est plus temps, je suis perdu, l'enfer est mon partage!" En disant ces mots terribles, il expira dans riin])énitenee et le désespoir. — Bède, Hist. d'' Angleterre, livre v.
— Un prédicateur commença ainsi une instruction sur le délai de la conversion : '* Mes frères, dit-il, en arrivant au milieu de vous pour exercer mon ministère, j'ai eu sous les yeux un spectable déchirant: un jeune homme traversait précipitamment la place publique, sa voiture se brise, le malheureux échappe à la mort, mais pas un membre de son corps qui n'éprouvât une vive douleur. On s'ap[)roche, on le plaint, on s'intéresse à son sort, on parle de recourir à un médecin : " Un médecin ! s'écrie-til ; à Pâques le médecin." Vous jugez de l'étonnement des spectateurs; ils croient son esprit aliéné. Vous étonnerez-vous, mes frères, si nous vous disons : Ce malheureux, cet insensé, c'est vous-mêmes. En courant précipitamment dans la carrière du vice, vous avez fait une chute funeste ; la plus noble partie de vous-mêmes, votre âme, est plus que blessée, elle est morte ; on vous parle d'un médecin tout-puissant, non par lui-même, mais par la mission qu'il a reçue de Dieu, et qui peut la rendre â la vie ; et vous ne cessez de répéter: '* A Pâques, à Pâques, le recours à ce grand médecin ! " Combien qui ne mettent pas même de terme à leurs délais ! ' Cette comparaison lit une vive impression sur l'esprit des auditeurs, (jui pour hi plupart se liâtèrent d'a})procher du tribunal de la pénitence.— MÉRAULT, Enseignement de la Religion tome III.
ARTICLE IV
Quatrirme (onnnandement.
Ton Créateur tu rccevnis au moins à Pâques humblement.
1. L'Eglise, par son quatrième Commandement, ordonne à tout fidèle de recevoir avec respect, dans la quinzaine de Pâques et dans sa propre paroisse^ le saint sacrement de l'Eucharistie, et menace même d'excommunication ceux qui manquent à ce devoir.