‹ Traité des devoirs de chrétien envers DieuChapitre 72 sur 124 · JEAN VINT ENSUITE EN JUDÉE ET Y BAPTISAIT · texte numérisé non relu

JEAN VINT ENSUITE EN JUDÉE ET Y BAPTISAIT

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1. Le liMptrmc est im SaciTiiuMit (pli «•tliicr le peché oriuiiu'l, et nous l'ait ('nfants «le Dieu ri de ri*>^Iis<».

("est le pmnicr (le tous 1rs Sacrements, t'I il donne le pouvoir «le jKirtieiper aux autres. Notre-SciKUt^ur l'ii institué lorsipi'il a dit à ses Apôtres : *' Allez, instruisez tous les peuples, l)ai)tisez-les au nom du Père, et du I''ils, t't du Saint -i^sprit : tous ceux (lui croiront et seront l>aptisés sert)nt sauvés.'' Ces paroles sont la fornu' du l'uptéme, et l'eau naturelle en est la matière.

C'est doiu' pour sauver les homun^s «pie Jésus-Clni>l a institué le Baptême ; c'est pour les délivrer du péché et de la mort éternelle, qui est la j)eine du péché, et pour les rendre, ])ar une îu)uvelle naissance, les enfants de Dieu et de l'Kulise. Le Baptême remet le péché ori<rinel dans les entants, et dans les adultes il etllice eneoi-o tous les })échés actuels (ju'ils peuvent avoir commis del)uis qu'ils ont l'usage de la raison ; le Baptême remet aussi toutes les peines dues à ces péchés ; c'est pour cela ipie l'Kiilise n'a jamais imposé de satisfaction ou de pénitence aux nouveaux l)a})tisés ; mais il n'ôte piis les suites du péché originel, qui sont l'ignorance, la concupiscence, les misères de la vie et la nécessité de mourir. J)ieu nous laisse ces suites du *iiéché originel, après même qu'il a été etlacé, aiin ([u'eiles servent d'exercice à notre vertu par les combats que nous avons à soutenir pour éviter le mal et faire le bien. Si le Baptême nous délivrait de l'ignorance et de l'inclination au mal, nous ferions le bien sans peine et comme naturellement ; et quel mérite y aurait-il à le faire s'il ne nous coûtait rien? Le Baptême imprime dans notre ame tm caractère oti une marque spirituelle et inetiaçable qui cousacre à Dieu ceux qui sont baptisés, et qui les distingue de ceux qui ne le sont pas. Ce caractère de consécration fait qu'on ne peut recevoir

1. Quel est le j>romier et lo ]>lu^ nécoi«saiiv de tous les l^acrements ?

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