DE I.A CONFIRMATION
raison, avec une discrétion et une instruction suffisantes. Il faut alors être instruit (U\s principaux mystères de la Foi, et bien connaître en particulier tout ce qui a rapport à cet auguste Sacrement.
Mais, outre cela, pour le recevoir avec plus de fruits, il est très im})ortant de s'y préparer par la prière et la I)ratique des vertus chrétiennes, à l'imitation des Apôtres, qui se renfermèrent dans le Cénacle ])()ur se préparer à la venue du Saint-Esprit.
Exemple. — Les disciples s'étant dispersés lors de la persécution qui s'éleva à Jérusalem après le martyre de saint p]tienne, saint Philippe, un des sept diacres, alla à Samarie, et ayant converti et baptisé un grand nombre de personnes, il en fit part aux Apôtres, (|ui y envoyèrent saint Pierre et saint Jean pour leur imposer les mains, et le Saint-Esprit descendit sur eux d'une manière sensible. — Ad., VIII.
ARTICLE III
Obligations qu'impose la Confirmation.
1. La Confirmation nous impose deux obligations principales : la première, de confesser la foi de Jésus-Christ même au péril de notre vie ; et la deuxième, de ne jamais rougir de l'Evangile, et de braver le respect humain. V\\ chrétien confirmé doit rendre témoignage à Jésus-Christ, c'est à dire défendre courageusement la foi qu'il nous a enseignée, s'élever hardiment contre tous ceux qui l'attaquent, et ne craindre ni les railleries ni les menaces des hommes, ni la mort même. Le châtiment terrible dont Jésus-Christ menace dans l'Evangile ceux qui manqueront à ce devoir, nous fait connaître combien il est indispensable. '• Quiconque, dit Notre- Seigneur, me confessera et me reconnaîtra devant les hommes, je le reconnaîtrai aussi moi-même devant mon Père, qui est dans les cieux ; et- quiconque me renoncera devant les hommes, je le renoncerai aussi moi-même devant mon Père.'' Opposons donc un courage digne d'un soldat de Jésus-Christ aux discours dangereux des hommes corrompus qui voudraient ébranler notre foi. Soutenons les intérêts de notre Maître avec tout le zèle dont
1. rombiea d'ubligutions nous impose ce Sacrement, et quelles sontelles ?
DK r.A (•ONnRMATIO?f. 'JfVI
j noufl Ronime^ capal)l«*s. Soiiltrii ions-noiis (in'ou <I/Tlm;it f*n notre inY'srncr la répiitatinn «rmi père, d'un ami? Connnont donc j)()Virri<)nM-n()Us soufîVir (pi'on ontrajç'^At devant nous h» I)i(Mi «pii nous a donné la vi(',fpii rvt notre premier p^re, et (pli doit être notie récompense ét<'rnelle?
•J. ("est surtout p;ii' l;i |iiiich- dr im»«> UMeur^ et |»ar la i'éj;ularité d«' not i«' <'onduite <pie nous d«*vons eonfrsser Jésus-Christ, et lui ^a^::ner, s'il est possihie, <'eux <pd atta- <(uent sii doctrine. I/exemple est fort, et plus persuasif ((ue les parohvs. et lieu n'Inuiore et ne eonfirmo plus notre sainte Keliuion ipi'iuie \ ie eluét ienm; et vertueu.-<*.
\\. I/évé(pH'. en ;i(iniiiii-i i ;uii la Confirinat ion, fait le si^ne lie la Croix sur le iVont de ceux ((u'il conlirme, et leur donne un p(»tit soullh l, pour leur apprendre (pi'ils ne doivent januiis rougir de praticjuer la Loi de Jésus- Chri>t, mais qu'ils doivent se mettre au-dessus du res|)ect hunuiin, cette fail)lesse indigne d'un ( hiétien, (pii emjM*-chc fie pralitpUM* le bien, et <\\\\ fait commettre le mal pour nc^ pas déplaire aux méchants. Cn jeune homme, par exemple n'ose fréquenter les Sacrements, sanctifier les saints jours, aller à la messe, observer les abstinences, parce (pTil craint d'être en butte à la censure de ses condisciples (jui tiennent une conduite ditïérente ; il voit ((u'en rem})lissanl ses devoirs il deviendra l'objet de leurs railleries, et c'en est assez pour le déterminer à faire comme les autres. Que cette conduite est injurieuse à Dieu! (pi'elle a de funestes suites ! {pi'elle est déraisonnable ! et ({uel outrage ne fait-on pas à Dieu quand on craint moins de j)erdre son amitié que celle des homme* ! et de quels hommes! d'hommes pervers, d'hommes qui ne'méritent ni estime ni contiance, d'hommes que souvent on mé])rise dans son cœur. Quoi ! d'un côté Dieu onlonne d'entretenir la piété dans notre cœur par le fréquent usage des moyens que lui-même a établis pour nous sanctifier; et parce que de jeunes libertins, des hommes sans aveu s'en moqueront ou abandonneront le Seigneur et son culte, nous en rougirions! Quelle lâcheté! Craindrions-nous plus d'encourir la disgrâce des imi)ies que celle de notre Dieu *? Quel crime de donner la préférence à la créature sur le Créateur ! Si Dieu est pour nous, qu^avoris-nous à craindre de leur part? Si Dieu est contre nous, quel secours
2. Coiniuent devons-nous surtout confesser Jésus-Clirist ? — ?>. Que nou? H'Prond le léger soutîiet (lue donne l évètiue sur la joue du contirmé, et iC sijne de la croix nu'il lui fuit sur le front ?