Î>E LA CONFIRMATION
l)euvent-ils nous donner? Quiuid nous périrons, nous sauveront-ils? Quand Dieu nous condamnera, pourront-ils nous défendre ?
Quoi ! nous rougirions de notre lidélité à remplir nos devoii's ! Mais n'est-ce pas là, au contraire, ce qui fait notre gloire ? Dei)uis quand la vertu mérite-t-elle la confusion et la honte? Quel renvei-sement d'idées! quelle opposition avec toutes les lumières de la raison, avec tous les principes du sentiment naturel ! C'est le vice qui doit rougir, et non pas la vertu ; c'est au crime qu'appartient la honte et non pas à l'innocence.
4. Quels sont donc, après tout, ces censeurs de la vei*tu, ces hommes à qui l'on craint si fort de déplaire, dont on recherche le suffrage? Ce sont des hommes pour la plupart livrés à des passions brutales, qui gémissent sous leur joug honteux ; un trouble secret les accompagne partout, et empoisonne tous les moments de leur vie ; continuellement déchirés par des remords cruels, tourmentés par les reproches de leur conscience, ils voudraient étoufïer cette voix importune ; c'est pour se rassurer sur leur nombre qu'ils s'efforcent de multiplier les complices de leurs désordres. Mais tandis qu'ils s'élèvent au dehors contre la piété, ils ne peuvent s'empêcher de la respecter dans leur cœur, et d'en regretter la perte ; tandis qu'ils persécutent le juste, au fond ils l'estiment, ils envient son sort, et s'ils avaient un dépôt à confier, ils le choisiraient de préférence pour l'en faire gardien.
Exemple. — Un officier distingué i)ar sa naissance et par ses richesses était près d'obtenir un grade élevé qui était vacant ; mais on l'accusa d'être chrétien, et sa religion l'excluait des charges et des honneurs. Le gouverneur lui donna quelques heures pour considérera loisir ce qu'il avait à faire. Pendant cet intervalle l'évêque l'aborde ; il le prend par la main, le mène à l'église, et le fait entrer dans le sanctuaire. Là, aux pieds des autels, il lui montre l'épée qu'il portait au côté; il lui présente en même temps le livre des saints Evangiles, lui disant de choisir ce qu'il préférait. L'officier, sans hésiter, étendit la main droite, et prit le livre sacré. ^'Attachez-vous donc à Dieu, lui dit l'Evêque ; il vous fortifiera et vous accordera ce que
4. Les censeurs de la vertu et des pratiques de la Relif îqu sont-iU, pour Voçdinaire, des personnages Ugnorablcs;'
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1. La IVnitciicr est un Saciciunit (|ui imict les péchés oonunis après Ir I)ai>(ènH\ (pichiuc grands <l en «pichpU' noinbro qu'ils soient, pourvu (\uv le pécheur s'en accuse; avee les dispositions nécessaires. Ce Sacrement a éto institué par ,Iésus-('hrist lor.<([U(\ après sa résurrection, il souilla sur ses Apôtres, et (ju'il leur dit : " Recevez le Saint-Ksprit ; les péchés seront remis à ceux à (pii vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez."