‹ Traité des devoirs de chrétien envers DieuChapitre 79 sur 124 · Avant de faire l'accusation détaillée de ses péchés · texte numérisé non relu

Avant de faire l'accusation détaillée de ses péchés

1. Dans quelle posture doit-on se confesser ?— 2. Quel nom faut-il donner au prêtre pendant la confession ?— 3. Comment doit-on commencer sa confession ?

Mil iniiiislrr (lu Sri^iHMir, il inut din^ : Je mfî confcMM', à Dieu vl i\ vous, mon iH>r<' ; puis on «lit dcpuirt qu«*l t<*tnpt( on ne s'est piis conlesse, si Ton :i rcru iilors l'absolut ion et si Ton a accompli exactement cl religieusement hi pénitence sacramentelle (pii asait été imposée.

•t. Mn (lisant ses pé(;liés, (»ii «luit h(^ Houvenir qu'on H'aecuse (levant son ju^c, et par c()n>é(juent parler d'un ton <{ui niont l'c (pTon est humilié de ce (ju'oji s'est l'endn cou pal>le en\ ers Dieu, et (pTon en ^émii

Lorsipi'on a lait avec sincérité au picire I ;iccii-ai ion entière de ses jM-ehés, on lui dit (pi'on en dennuide ])ardon :\ Dieu. Celui (pli. dans le saint tribunal, n'a pas untr véritable douleur de ses péchés ment dont; à Dieu dans la ))ersonnede son ministre, en disant qu'il demande ])ardon à Dieu; et. en mentant à Dieu, ne se mocpie-til pas de lui ?

5. Il denîande au ministre du Seigneur, i\ (pii il a eoniessé ses ]>éch(''s, deux choses : la pénitence et l'ab.«^olution. Imi lui demandant une jiénitence, le pénitent le j)rie de lui ordonner c(^ ((u'il laiit (pi'il dise ou (pi'il lasse j)Our se punir (b's i)échés qu'il a accusés, et ])our se préserver de retomber dans de semblables fautes. Il sait ou il doit savoir qu'il faut que toute iniquité, sans exception, soit l)unie eu ce monde ou eu l'autre: ici-bas ])ar le pécheur lui-même, ou, après cette vie, par un Dieu vengeur.

(). En lui demandant l'absolution il reconnaît que le prêtre a reyu de Jésus-Christ le pouvoir divin de remettre les péchés; il le })rie de lui accorder cette inestimable faveur, mais il ajoute : Si vous m'en jugez digne. Par l'institution de Jésus-Christ le confesseur est établi juge ; il est obligé de suivre les règles d'une prudence chrétienne et raisonnable ; il ne peut jamais, sans trahir son ministère, prononcer une sentence favorable lorsqu'il a sujet de croire que Dieu ne la ratifiera i)as ; cette douceur, cette indulgence criminelle ne déchargerait pas le pénitent, et chargerait le confesseur, disait saint Ambroise. Non seulement une absolution qu'on donne à un pécheur qui n'est pas disposé suffisamment ne lui est d'aucun secours, mais encore elle lui est très-nuisible : elle devient ordinairement le sceau de sa réprobation, la vraie cause de sa perte.

4. Dans quel sentiment doit-on faire l'aveu de ses péchés ? — 5. Combien de choses demande-t-on au prêtre en terminant sa confession ?— 6. L'absolution est-elle utile au pécheur qui n'est pas disposé suffisamment?

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