‹ Traité des devoirs de chrétien envers DieuChapitre 8 sur 124 · NÉCESSITÉ D'KTUDIER LA RELIGION · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ D'KTUDIER LA RELIGION

l'homme avec Dieu, devoirs de l'homme envers ses semblables, droits de l'homme envers ses semblables, droits de l'homme sur la création, il n'ignore rien de tout cela ; et, quand il sera grand, il n'hésitera pas davantage sur le droit naturel, sur le droit politique, sur le droit des gens ; car tout cela découle avec clarté et comme de soimême du catéchisme. Voilà ce que j'appelle une grande religion. Je la reconnais à ce signe, qu'elle ne laisse sans réponse aucune des questions qui intéressent l'humanité .."

" Dans ce petit livre (le catéchisme), d'un coût si mince, dit Bossuet, le moindre enfant de village tient dans ses innocentes mains plus de vérités essentielles que n'en bégayèrent jamais ni Platon ni Pythagore."

— Il y a une vingtaine d'années de cela, l'archevêque de B. , . . ,prenait les eaux à Aix-les-Bains, en Savoie. Pendant le séjour qu'il y fit, on l'appela près d'une mourante, fille d'un général célèbre dans les guerres du premier empire. Dans l'entretien que le prélat eut avec elle ; il ne put s'empêcher de verser des larmes d'attendrissement, en l'entendant parler de la religion comme peu de personnes savent en parler. Dans sa stupéfaction, il lui demanda qui avait pu l'instruire à ce point? *' Monseigneur, répondit-elle, après Dieu, je dois mon instruction à l'empereur Napoléon. J'étais avec ma famille à l'île Sainte-Hélène. Un jour (j'avais alors dix ans), l'empereur médit: *' Mon enfant, tu es jeune, et beaucoup de dangers t'attendent dans le monde. Que deviendras-tu si tu n'est pas protégée, armée par la religion ? Ton père n'en a pas, ta mère encore moins. Je prends sur moi le devoir qui pèse sur eux ; viens dès demain, je te donnerai la première leçon. '^ Et, pendant deux années consécutives, j'allais au catéchisme auprès de l'empereur, plusieurs fois par semaine. Il me faisait lire chaque leçon, puis m'en donnait Texplication. Quand j'eus atteint l'âge de douze à treize ans, il me dit: " Maintenant, mon enfant, tu es sufiisamment instruite, je le crois. Il faut à présent penser sérieusement à ta première communion. Je vais faire venir de France un prêtre pour te préparer, toi, à cette grande action, et moi à la mort. Et l'empereur tint parole."

rix'Ai'n:

Page 1