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Quelles sont les obligations des personnes marides

âl4 DU «ACRKMENT DE MARTAOE.

instancos rae font peine, Monsieur, mais ma fille n'est, pw visible. — J'aurais rependant ({uelque chose de très-important à lui coranuiîii(iuer. — Je l'appellerai, si vous le désirez, et vous lui parlerez en ma ])résenee ; jamais ma fille ne s'est trouvée en tête-à-tête avec aucun homme. — Mais bientôt je dois être son époux ! — Alors, Monsieur, ma fille ne m'appartiendra j)lus ; jusqu'à ce temps, je dois remplir à son é<;ard tous les devoirs d'une mère chrétienne et j)rudente. — Ah! madame, s'écrie le médecin, il faut donc <(ue je vous confie mes intentions. Klevé moi-même par (les parents religieux, je suis toujours demeuré fidèle à cette Religion sainte qui vous dicte une si belle conduite.

L'indifférence qui existe malheureusement parmi certains hommes, même instruits, a pu vous inspirer quelque défiance ; mais loin de la partager, je me fais une gloire et un bonheur de suivre en tout point les pratiques de la foi : plus je les étudie, plus elles me semblent grandes et respectables. 8i j'ai tant insisté pour avoir avec votre demoiselle un entretien parti(!ulier, c'est que je voulais sonder ses dispositions à cet égard, et la prier de se disposer par une confession générale et la participation à l'adorable Eucharistie, à recevoir avec la bénédiction nuptiale toutes les grâces qui y sont attachées.

A ces mots la mère ne put retenir ses larmes : elle se jette dans les bras du vertueux médecin, et lui dit, en le tenant serré contre son cœur : " Eh bien, mon fils, nous communierons tous ensemble ; allez voir votre épouse, et dites-lui bien que je vous ai appelé mon fils. Allez, pieux jeune homme, vos sentiments me répondent de votre bonheur et de celui de ma fille."

Le pieux docteur ne se borna pas là. Pendant huit jours le saint sacrifice de la Messe fut célébré pour attirer toute l'abondance des bénédictions célestes. Mais ce qu'il y eut de plus beau, de plus attendrissant, ce fut de voir, le jour même du Mariage, les deux époux à la Table Sainte, environnés l'un de son respectable père et de sa mère en pleurs ; l'autre de sa mère et de sa grand'mère, qui reçurent tous ensemble la sainte Communion des mains du prêtre qui leur donnait la bénédiction nuptiale.

Quel bel exemple pour les jeunes gens ! quelle leçon pour tant de parents indifférents ou impies ! Ah ! si toutes les unions ressemblaient à celle-ci, que la société serait heureuse et tranquille !

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CTÎAIMTUI: IX..

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** Si l)i(ii as.^i;;nr aux An;^»^ hur inis.sion sur la Iith* et aux astres leur coiu-sr dans i'<'spare, il inanpie iiuhmi aux honiini's, n'eu doutons pas, la carrirn' «{u'ils doivent sui\ rc pour lui )»laii'e cl pour arriver au l>on}ieur. Il ne peut point rester indiir/'rent au gouvernement des AnieH, étranger au choix {\vs étals de vie. S'il existe dans le Miomle luie créature capaM<' <li' déranj;er ou do weonder les plans dr la Trovidi'iicc, c'est sans ««ont redit l'iionime (pli, (loué de raison, armé du Iil)rc ailatrc. placé entre le vrai et le taux, entre le bien et le mal, peut lui obéir ou lui résister, et, dans la mesure de sii fidélité ou de ses résistanees, devenir pour le peuple de Dieu tout entier un sujet d'édification ou une piciic de scandale.

Or il est certain i[\w la conduite bonne ou mauvaise des liomnies dépend nrescpie toujoui*s de l'état qu'ils ont embrassé. Si cet état est celui (pii leur a été assi<^né i)ar la rrovidence. comme le mieux approprié à leur caractère, à leurs Ibrces, et même à leurs laiblesses. on peut dire, en général, ({if ils se conduisent bien. S'ils embrassent, au contraire, par entraînement, ))ar passion ou par irréflexion, un état au(]uel Dieu ne les appelle point ou (|u'il leur interdit, leur conduite sera répréluMisible, mauvaise. C'est la pensée de saint (rré<;oire de Xazianze. '' Pour moi, dit-il, je tiens (|ue le choix d'un état de vie est si important, qu'il décide, pour le reste de notre existence, de notre conduite bonne ou mauvaise." I^e choix d'iui état de vie ressemble donc, sous certains rapports, à la vocation, à la foi, et même à la ))rédestination : il décide pour nous de toute une suite de devoirs à remplir, et d'une longue série de grâces à obtenir, grâces semblables à une chaîne qui nous lie au ciel et nous y attire. Si nous saisissons cette cliaîne, nous sommes sauvés ; si nous l'abandonnons, nous son^mes perdus.

Gardons-nous donc de croire que le choix d un état de vie soit une chose indifférente, dans laquelle nous pouvons suivre sans inconvénient notre goût ou notre caprice. Dieu y revendique ses droits ; il prétend y intervenir et assez souvent y imposer sa volonté. S'il destine la plupart des hommes à la vie commune, il se réserve néanmoins le choix des chefs de son peu])le, et des personnes gu'il veut employer dans le monde comme

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