DE LA VOCATION
j)ose, ({iii met daiis un état de eonscieuce si doux et si j)aisible, qu'il ne semble pas que l'on puisse être heureux ailleurs. Cet attrait est un signe infaillible de voc^ation, surtout lorscpie, après la sainte communion, J^ieu touche amoureusement le cœur, et l'éclairé de telle sorte, (pi'il semble (pie si nous n'embrassions i)as cet état, nous nous en repentirions à l'heure de la mort.
La purrfr (J'intrnl'Knï.
C'est une troisième marcpie de vocation, ({uand on ne choisit pas un état par le mouvement de la concupiscence, par le désir des honneurs, des richesses, des plaisirs, par faiblesse et pour plaire à ses parents, mais pour faire la sainte volonté de Dieu, pour sauver son âme, et pour servir son i^rochain.
Oh ! pourquoi tous les cœurs ne sont-ils pas purs et désintéressés ! Cette douce voix du Seigneur assignant à chacun sa X)lace, y retentirait dans le calme des passions, comme elle retentissait dans le silence des nuits à l'oreille du jeune Samuel ; on ne pourrait s'y tromper. Mais, hélas ! c^u'il est difficile de l'entendre au milieu des orages de la jeunesse ! Silence donc, innocence, humilité, abandon à Dieu, ouverture entière à son directeur. Il est affreux de se tromper ; mais on ne se trompe que quand on le veut bien.