I>K I.A VOCATION. 31Î2J
apontoMie, ruuis dont lu nimt (MlinaiiU*, ru IH^'^H, conmila h'H fulMrs, ont aiiHMi \iiir prciiv*' rrappaiitr iUh nuïit'S ruiK'st<'s «l'une vocation fonuu', vl dr lu t4'rril)l(; n-h|H>n- .Hjibilit^^ (prasHiinicnt sur liMir t^tc Ich pan*ntri (|ui, dans le rhoix <rnn rtat <lu vie, <"onl larinit la lilMTté di» NiirH entants. A^é d(^ 85 jins, sur h- Muil dt* l'élcrnitr, le prince de Talleyrand revint sln<èreiuenl à I)ieu ; et, I.î 17 nnu 1S.'{S, il écrivit a Sa Saniteié (irép>ire XVI, en lui envoyant rex])ression solenn<lle de son reptîutir: *' Trè^saint rère, le resnc<'t <|Ur je dois à cimix de qui je tien.^ l;i vie ne me dét'en(I pas non plus de dire (jue toute nui jeunesse a été conduite vei» une profe^rtion pour hKjuelle je n'rtdis jxm ;//'."
l'ir mondai nr et rie rcliijicuKC. -Saint Anselme, archevèiiue de C'antorbéry, lut un jour ravi en exta.se. Il lui sembla voir un i»:ran(i fleuve où venaient se jeter toutes les ordures, toutes les immondices de la terre. Ix*s eaux en étaient si sales et si puantes, (iu\>n ne j)ouvait rien imaginer de semblable ; et le cours en était si impétueux et si rapide, qu'il entraînait tout ce qu'il rencontrait, hommes et femmes, riches et pauvres, jeunes et vieux, les précipitant de nouveau, sans leur laisser un moment de relâche, l^e saint, très étonné de ce sjjcctacle, demanda comment ces malheureux pouvaient vivre, et de quoi ils se nourrissaient. Il lui fut répondu iprils ne se nourrissaient que des ordures et des eaux bourbeuses dans lescpielles ils étaient i»longés, et (pi'avec cehi ils ne laissaient pas de paraître contents. On lui expliqua ensuite cette vision ; et on lui dit que ce fleuve si rapide était le monde, où les hommes, plongés dans le vice et entraînés par leurs passions, vivent dans un aveuglement si étrange, que, quoique l'agitation continuelle dans laquelle ils sont ne leur permette pas de l)OUvoir jamais trouver du repos, ils ne lai.s.sent pus de s<^ croire heureux. Après cela, saint Anselme fut ravi en esprit dans lui parc très-spacieux, dont les murailles étaient couvertes de lames d'argent et jetaient au loin un grand éclat. Il y avait au milieu une prairie don^ riierbe était d'or ; mais si molle et si fraiche, qu'elle pliait aisément quand on voulait s'y asseoir, et que, san^ paraître jamais flétrie, elle revenait à son premier état aussitôt qu'on se relevait. I/air qu'on y respirait était doux et pur : tout enfin était si riant et si agréable, qu'il semblait que ce fut un ])ara(lis terrestre, et que rien n'y manquât à la souveraine félicité. Le saint ayant evcor^