‹ Traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme]Chapitre 156 sur 173 · CHAPITRE V, Des Visites · texte numérisé non relu

CHAPITRE V, Des Visites

La justice et la charité exigent que nous visitions nos parents et nos amis, quand ils sont malades, afigés ou dans l'embarras d'une affaire épineuse, Nous devons aussi visiter, dans leurs épreuves, ceux avec qui nous avons eu des différends, lorsque nous croyons raisonnablement que notre visite leur sera agréable, Si le commandement de Dieu, contenu dans le saint Evangile, nous prescrit d'aimer nos ennemis, n'est-ce pas surtout, et d’une manière plus méritoire pour nous, lorsqu'ils sont dans l’affiction ? Les païens eux-mêmes regardent comme une vertu conforme à la grandeur de l’homme, le sentiment qui les porte à faite du bien à ceux qui leur ont fait du mal.

La justice veut aussi, qu'à certaines époques, nous visitions nos supérieurs, pour leur exprimer le respect et la confiance qu'il nous inspirent et qu'ils ont droit d'attendre de nous; et la charité n’exige pas moins impérieusement que nous voyions nos inférieurs pour les édifier, les consoler et leur procurer, autant qu'il est en nous, ce qui peut leur être utile et nécessaire.

Effurçons-nous, dans toutes nos visites, d’imiter l'exempie de Jésus-Christ, notre divin Maître et notre divin Modèle. S'il est entré dans la maison de Zachée, ce n’a été que pour apporter le salut dans cette maison; s'il a visité Marthe et Marie, ce n’a été aussi qu’afin d’arracher des bras de la mort le frère qu’elles aimaient: s’il a offert

EL

Page 1