DES COMPLIMENTS
exprimer jusqu'à quel point on approuve les sentiments qui viennent d’être énoncés, puis montrer avec quelle répugnance on ne peut donner son entière adhésion. On peut alors, mais poliment, et dans un langage et un ton non blessants, exposer les raisons de son dissentiment, s’abstenant soigneusement de tout air de supériorité, et ne se laissant jamais aller à la gloire d'un triomphe,
Quand une personne élevée en dignité reconnaît que son devoir l’oblige à contredire les sentiments, même de ses inférieurs, elle commence par considérer avec calme ce que chacun a dit, faisant remarquer avec soin tout ce qui semble raisonnable, puis ayant rendu justice À chaque sentiment énoncé, elle présente, mais poliment, le sien propre. Outre que cette aimable condescendance donne du poids et de l'autorité à la décision, elle inspire des sentiments de respect, de vénération et d'amour, Celui qui n’a en vue que d'établir ou de défendre la vérité, se regarde comme largement récompensé quand ce but est atteint
Il n’est jamais permis d'interrompre qui que ce soit dans la conversation où dans la dispute, de commenter la narration que l’on entend, de la reprendre sous prétexte de la rendre plus claire, plus exacte, Si l’on a des observations à faire, il faut que la personne qui parle ait fini son discours pour les proposer, Si on reconnaît avoir soutenu une opinion fausse ou commis une erreur dans le récit d’un fait, on ne doit pas hésiter à se rétracter.
On ne doit jamais rougir d’une correction équitable ; une personne qui fait une faute dans la conversation donnerait l'exemple d’une obstination déplacée, si elle prenait en mauvaise part les observations qu'on lui ferait pour la redresser et lui faire connaître :on erreur,