DU CHOIX DES LIVRES
ressources qui les mirent à même de surmonter avec honneur et indépendance les difficultés de leur position,
Quels sont donc les livres qui peuvent être recommandés? Il est impossible, dans un ouvrage de cette nature et aussi résumé, d'indiquer tous ceux qui pourraient être jugés dignes d’être lus.
Voici une liste de livres peu nombreux; livres choisis, dont la lecture assidue nourrira solidement le cœur du lecteur intelligent, en même temps que son esprit.
LIVRES DE PIÉTÉ.—La sainte Bible, traduite et annotée par l'abbé Glaire, avec approbation romaine.—LImitation de Jésus-Christ.—Le Combat Spirituel.—L'Année liturgique, par le R. P. Guéranger, — Méditations sur l'Evangile, par Bossuet.— Retraite Spirituelle, par le R. P. Bourdaloue.—Les Heures sérieuses d'un jeune homme, par Ch. Sainte-Foi.
VIES OU HISTOIRES ÉDIFIANTES.—ZLa Vie de Notre- Seigneur Jésus-Christ, par le comte de Stolberg.—La Vie des Saints. par le P,. Giry.—Les Actes des Martyrs, recueillis par dom Ruinart.—La vie des Pères du désert, recueillie par le R. P. Ange Marin.—L'EÆEsprit de saint François de Sales.— La Vie de saint Louis de Gonzague et de saint Stanislas.— Les Annales de la Propagation de la Foi.
ETUDE DE LA RELIGION.—Le Catéchisme du Concile de Trente, par l'abbé Gagey.—Les Dogmes catholiques, par Laforêt. —Æxplication historique, dogmatique, morale, liturgique et canonique du Catéchisme, par l'abbé Guillois,— Etudes philosophiques sur le Christianisme, par Auguste Nicolas.
ETUDE DE L'HISTOIRE.—- Discours sur l'histoire universelle, par Bossuet.— Histoire de l'Eglise catholique, par Darras.—listoire du Canada, par Ferland.—Abrégé d'Histoire générale, par les Frères des Ecoles Chrétiennes.
A lu liste ci-dessus, on peut ajouter quelques-uns des meilleurs ouvrages de Bossuet, ceux de Fénelon, de de Maistre, de de Bonald, de Buimès, de de Ravignan, de Lacordaire, de Mgr. de Ségur, de Es, Veuillot, de Montalembert, d'Ozanam, d'Audin, ete.
Ces ouvrages et bon nombre d’autres de même nature, nonu-seulement instruiront le lecteur de la doctrine de sa religion, et lui feront connaître les obligations et les pratiques qu’elle impose, mais encore lui donneront le bon goût en littérature.
Certaines personnes considèrent la Vie des Saints comme un livre d'instruction générale, parceque les actions qui y sont rapportées, n'étant pas, pour certains cas, susceptibles d’être imitées, pourraient détourner les chrétiens ordinaires d’embrasser une vie de piété. Il est vrai, en effet, que Dieu s’est choisi, de tout temps, dans son Eglise, des serviteurs dont les vertus héroïques et les nobles sacrifices nous remplissent d’étonnement et d'admiration : néanmoins, nous ne sommes point tenus, et il ne nous serait même pas permis d'imiter leur exemple, en certaines de leurs actions, La lecture de la vie des saints nous est pourtant très avantageuse : elle nous montre ce que peut notre faible nature avec la grâce de Dieu ; elle nous encourage, nous excite à nous acquitter fidèlement du peu que Dieu demande de nous comparativement, selon nos positions respectives, surtout quand nous voyons ce qu'ont fait des personnes en tout semblables à nous, pour obtenir ce bonheur éternel dont nous espérons, nous aussi, de jouir un jour, La lecture de ce précieux livre ne peut donc que produire en nous de grands et constants avantages.
Le jeune lecteur tâchera de se prémunir contre un défaut bien commun, celui de chercher à lire beaucoup de livres. Peu de livres, mais lus en entier et avec attention, lui procureront plus de connaissances et lui seront plus utiles qu’un grand nombre, lus à la hâte et superficiellement. Pour lire avec avantage et profit, il choisira un guide judicieux pour se diriger dans le choix deslivres, et il n’en lira aucun qu'il ne se soit assuré auparavant du sujet qu'il traite. Ilne lira jamais surtout des historiettes, des romans, ni d’autres frivolités de ce genre, En les lisant, ainsi que toutes ces autres productions non moins légères qu’une presse impie répand chaque jour avec profusion, non-seulement il perd le temps, mais, ce qui est bien plus grave encore, comme il a été dit précé-
emment, il affaiblit son esprit et souille son âme. Il est lamentable de penser au nombre considérable de livres insignifiants dont chaque jour tant d’esprits éclairés pour-tant semblent se repaître. Il faut lire lentement, avec attention et réflesion et un peu tous ies jours ; et bien qu'on n'ait qu’un petit nombre de livres à sa disposition et peu de temps à consacrer à la lecture, on ne tardera pas à acquérir une certaine somme de connaissances qui ne fera que s’accroître chaque jour,