L’infaillibilité, promise à Pierre seul, a été promise
3. Les fidèles ne doivent-ils point craindre d’être induits en erreur ?— 4. À qui la promesse de l’infaillibilité a-t-elle été faite par J.-C. ? -5, Lu même promesse de l'infaillibilité. faite par J.-C, à saint Pierre, n’a-t-elle pas été faite aussi au Collège des Apôtres ?
ensuite à tous les Apôtres ensemble, y compris Pierre, déjà nommé comme chef et fondement de l’édifice visible de l'Eglise, comme possesseur des clefs et pasteur de tout le troupeau. Jésus-Christ leur a dit : ‘ Comme mon Père m'a envoyé, je vous envoie, Recevez le Saint-Esprit. Tout ce que vous lierez sur la terre, sera lié dans Île ciel; et tout ce que vous délierez sur la terre, sera délié dans le ciel. Le Saint-Esprit vous enseignera toute vérité. Allez, enseigwnez toutes les nations ..., et voilà que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation des siècles.” Ces promesses faites à tous les Apôtres, y compris Pierre, ne doivent pas détruire celles qui ont été faites à Pierre seul, et, par conséquent, il n’en sera pas moins le chef, la pierre fondamentale de l'édifice, le pasteur des agneaux et des brebis, des Apôtres même, enfin de tout le troupeau ; il n’aura pas moins les clefs du royaume des cieux, avec cette pleine puissance, sous laquelle les Apôtres sont aussi rangés, et ce don de la foi, qui ne lui manquera pas, et l’autorité d'affermir ses frères. Pasteur universel, Pierre, qui vit toujours dans ses successeurs, appelle en partage de ses soins paternels, de ses saintes sollicitudes, ses frères dans l’épiscopat ; il leur communique une partie de sa puissance ; il leur garantit leur portion d’infaillibilité, mais au prix de leur union la plus intime avec lui, de leur soumission la plus filiale à son autorité souveraine, suprême.
6. Quoique le Pape ait la promesse que sa foi ne manquera pas, il n’en est pas moins obligé d'employer tous les moyens convenables avant de prononcer son jugement. Or, de tous ces moyens, aucun n’est préférable à un Concile général, auquel l’infaillibilité est également promise. Enfin, il est bien plus facile au pape et aux évêques, réunis en concile, de connaître et d'apprécier les maux de l’Eglise, et de s'entendre sur les moyens à prendre pour les guérir.
Pour qu’un concile soit général ou œcuménique, il faut, dit Mgr Parisis, qu’il ait été convoqué par le souverain Pontife, que celui-ci l’ait présidé par lui-même ou par ses légats, et, enfin, qu’il en ait personnellement ratifié les actes.