STATISTIQUE DE LA NAYIUATION INTÉRIEURE
SM
tonriag’c au maximum d’cnloncement, nom du propriétaire, provenance, destination, nature du chargement, tonnage par nature de marcliandises, tonnage total, et, autant que possilile, prix du fret, mode et prix de traction. Quatre colonnes servent, selon les cas, à l’insciaption du tonnage total, afin do séparer le trafic intérieur (ayant son jioint de départ et son point d’arrivée sur la voie à latjuelle appartient le bureau j, les expéditions (ayant leur origine sur la voie, mais devant en franchir les limites), les arrivages (ayant leur point do départ hors de la voie, mais s’y arrêtant), le transit (traversant la voie d’un bout à l’autre) ; de ces (juatre éléments, les deux pi-emiers constituent le trafic né sur la voie, et les deux derniers, le trafic né hors de la voie ; leur connaissance olFre un grand intérêt au point de vue de l’appréciation du rôle économique des diverses voies navigables. Doux registres sont afl’ectés, l’un aux mois pairs, l’autre au.x mois impairs, de telle sorte que le dépouillement puisse s’effectuer dans les bureaux des ingénieurs sans aucune interruption du service. Toute latitude est laissée aux ingénieurs en chef pour le choix et l’application des mesures propres à la constatation des mouvements de bateaux vides.
Passons maintenant aux états périodiques que les ingénieurs ont à dresser on dépouillant les registres. C’est tout d’abord V état mensuel de la navigation, état sommaire où figurent en bloc le nombre et le tonnage effectif des bateaux qui ont fréquenté la voie pendant le mois, avec la division de ce tonnage entre les quatre groupes de trafic, le rappel du tonnage total depuis le l®*" janvier et celui des chiffres correspondants pour l’année précédente.
A la fin de chaque année, les ingénieurs doivent produire : D un relevé d'ensemôle de tous les bateaux chargés, trams ou radeaux, ayant circulé sur la voie navigable, qu’ils aient eu l’origine de leur chargement sur cette voie ou en dehors ; 2° un relevé spécial des bateaux à vapeur chargés de marchandises ; 3° un dernier relevé du mouvement de la navigation fluviale à vag)eur consacrée, soit au service des passagers, soit au remorfjuage et au touage.
De ces trois relevés, le premier se dédouble en deux sections, la première pour la descente et la seconde pour la remonte. Chaque section comprend elle-même quatre parties correspondant au trafic intérieur, aux expéditions, aux arrivages et au transit. Les indications fournies sont: le nom ou le nombre des bateaux, trains ou radeaux; la désignation des bureaux où les déclarations ont été reçues; le tonnage au maximum d’enfoncement; les lieux de départ et de destination; la distance entre ces deux points ; le trajet sur la voie à laquelle se rapporte plus spécialement le relevé; le tonnage total effectif; le tonnage total ramené au parcours de 1 kilomètre; la décomposition de ces deux derniers chiffres par groupe de marchandises. Un groupement par même provenance et même destination est fait entre les bateaux ayant un chargement identique, de façon à mettre en relief les courants de transports, à diminuer les écritures et à permettre l’emploi de facteurs communs dans le calcul des tonnages kilométriques.
Le second relevé ne diffère du précédent que par l’addition de deux colonnes relatives à la nature du moteur et à sa force en chevaux-vapeur.
Enfin le dernier état, dressé d’après les renseignements fournis par les compagnies de transports, donne la définition de l’entreprise, l’étendue de la ligne exploitée, le nombre de bateaux en service (à hélice ou à aube), la force en chevauxvapeur et le tonnage de jauge par entreprise, le nombre de voyages d’aller et retour, la durée des voyages simples d’aller et de retour, la durée moyenne de ces voyages, la vitesse moyenne du bateau à la remonte et à la descente, le nombre de voyageurs ou de tonnes transportés à toute distance, à 1 kilomètre et à la distance entière, le parcours moyen d’un voyageur ou d’une tonne, le tarif moyen par voyageur ou par tonne.
L’envoi des relevés annuels est accompagné : 1° de tableaux récapitulatifs indiquant les tonnages effectifs, kilométriques et moyens dans la forme admise pour la publication de l’Administration centrale; 2° d’un rapport dans lequel les ingénieurs consignent toutes données utiles sur le rôle de chaque voie
s T A T 1 S T I U U K DK f. A A A V 1 ( ! A T ION 1 N T É K 1 1<: ü H K
navigable, sur les couranls tie transports «lorninants, sur le trafic (les principaux ports, sur les types do bateaux, sur l’iinportaiice de la navigation à vapeur.
c. STATISTKJCK rUliLlÉK l*AU l’ A D M 1 N 1 S T U A T I O A C.KN-
TUALK. — L’Administration centrale réunit les tableaux des différents chefs de service et publie une statisticiue annuelle fort intéressante. Cette statistique comprend neuf états, sav(jir:
— Pour l’ensemble de la navigation ordinaire et à vapeur : 1° Tonnage elfectif, par voie navigable, à la descente et à la remonte (nombre dos bateaux chargés; cbargement moyen; répartition du tonnage par groupe de marchandises; décomposition entre le tralic intérieur, les expéditions, les arrivages et le transit^ ; 2' Tonnage ramené au parcours d’un kilomètre (répartition entre les divers groupes de marchandises et les diverses natures de trafic); 3° Tonnage moyen ramené à la distance entière de la voie (même division); 4° Récapitulation
(nombre et chargement moyen des bateaux chargés et radeaux, tonnage effectif, tonnage l'amoné au parcours d un kilomètio et tonnage moyen ramené à la distance entière, avec répaitition entre les différentes natures de trafic; proportion dans le trafic kilométrique total ; rang d’importance d après le tonnage moyen) , 5” Résumé comparatif de la fréquentation pendant un certain nombre d’années (tonnage effectif, tonnage ramené au parcours d’un kilomètre, tonnage moyen ramené à la distance entière); 6» Décomposition, par nature de niarcbaiidises, des embarquements effectués sur chaque voie (trafic intérieui et expéditions) ,
— Pour les bateaux porteurs à vapeur : 1“ Tonnage effectif; 2» Récapitulation ; 3“ Décomposition, par nature de marchandises, des embarquements effectués sur clia(|ue voie.
Ces états ne constituent plus guère que la partie accessoire de la statistique annuelle. Ils sont commentés (^t analysés clans un gros volume, qui donne la nomenclature et les conditions de navigabilité des fleuves, rivières et canaux, et cjui contien en outre une étude détaillée du mouvement sur les principa lignes : traversée de Paris ; ligues entic Paris et la fionliè
COURS d’eau navigables ou flottables
belge; ligne de l’Aisne et des Ardennes, et jonction avec celles de Paris à la frontière belge; ligne de jonction de l’Escaut à la mer du Nord, et embranchement vers Lille et Roubaix ; ligne de Paris à Rouen et au Havre; lignes entre Paris, Lyon et la Méditerranée, par la Bourgogne et par le Bourbonnais; ligne de l’Est, par la Marne, et embranchement de la Haute-Marne; ligne de l’Est, de la frontière belge, près Givet, à St-Jean-de-Losne.
Une carte figurative du tonnage des voies navigables dot la publication.
2. — Résultats généraux de la statistique. — La fréquentation des fleuves, rivières et canaux, depuis 1847 jusqu’à 1891, est récapitulée dans le tableau suivant :
ÀDDéeS
loDgu eur fréquentée
TONNAGE
TONNAGE
MOYEN
Années
Longueur
fréquentée
TONNAGE
TONNAGE
' MOYEN
ktn.
km.
millions
millions
Eu 1891, les cJiemins de fer d’intérêt général ou d’intérêt local ont transporté environ 12 milliards 400 millions de tonnes à un kilomètre. Ainsi le mouvement des voies navigables représente 28 à 29 p. 100 de celui des voies ferrées.
L’intensité de la circulation s’est rapidement accrue durant ces dernières années. Il y a là un fait économique important, qui doit être attribué, pour une très large part, aux améliorations dont les rivières et canaux ont été l’objet, notamment à l’augmentation de leur mouillage et à runification de leur gabarit.
Parmi les diverses voies de navigation, celles qui ont le tonnage moyen le plus élevé sont les suivantes:
a. — Rivières. — Aa 1.042.000 tonnes
— Escaut, de Cambrai a Etruu 3. 454. 000 —
— — d’Etrun à Condé i. 067. 000 —
— Oise, de Janville à la Seine 2.382.000 —
— Scarpe, de Courchelettes à Fort-de-
Scarpe 2. 555. 000 —
— Seine, de Montereaii à la limite des
départements de Seine-et-Marne et de Seine-et-Oise. . . i.i58.ooo —
— — de la limite précédente à Paris
(amont) 2.329.000 —
— — à la traversée de Paris 2 . poS . 000 —
— — de Paris à la Briche 2.780.000 —
— — de la Briche au confluent de
— — rOise 3.408.000 —
— — du confluent de rOise à Rouen. 1.422,000 —
ô. — Canaux. — Canal de l’Aire..... 1.718.000 —
— — de l’Aisne à la iMarne i . 062 . 000
— • — de Bourbourg* i.o34.ooo —
— — delà Haute-Deûle. . . 1.725.000 —
— — de la Marne au Rhin i.o3o.ooo —
— — de Neuffossé i . 4^8 , 000 —
— ^ — latéral à rOise 2.G10.000 —
— — de l’Oise à l’Aisne i . 1 05. 000 —
— — Saint-Denis 1.074.000 —
— — de Saint-Quentin .... 3.288. 000 —
— — de la Sensée 2.395.000 —
Si, au lieu de considérer isolément les rivières et canaux, on les groupe par lignes de navigation, la statistique fait ressortir les chiffres que voici, pour le tonnage moyen :
COLJiS D’KAU NAVIGAHLKS OU FLOTTAJn.US
a, LIGNES PRINCIPALES
l^aris à la iVonlicre bel^e, vers Mons. ii.553.ooo tonnes.
hbnbranclieinent de la ligne précédente vers Charleroi . 08o . ooo —
Jonction de TOise à la Meuse 809.000 —
Jonction de l’Escaut à la mer du Nord i .348.000 —
Embranchements de la lig-nc précédente vers la Iron-
tière belge. 248.000 —
Embranchement de la ligne de Paris à Mons, vers la
baie de Somme 88.000 —
Paris à la frontière de l’Est 672 000 —
TJgne de l’Est, de Givet à Cori*e. . 4^^ - 000 —
Jonction du l\hône au Rhin ii5.ooo —
Manche à la Méditerranée par la Bourgogne ... G72.000 —
Jonction dé la ligne précédente avec la ligne de l’Est. . 18G.000 —
Jonction de la Marne à la Saône. ..... 257.000 —
Jonction de la Seine à la Loire. . 891 .000 —
Ligne latér*ale à la Loire.. 548. 000 —
Jonction de la Saône à la Loire 47^.000 —
Océan à la Méditerranée. 82.000 —
Ligne du Rhône à Cette et jonction avec la ligne précédente iGi.ooo —
Lignes du Sud-Ouest ’ 87.000 —
Ligne du Berry 287.000 —
Moyenne jiour les lignes principales.^. 5G8.ooo —
Moyenne pour les lignes secondaires. . 5i .000 —
Moyenne générale 287.000 —
Le tableau ci-après montré la part de Iralic appartenant à chacun des groupes de inarchandisosetindique en même temps ladistanco moyenne de transport correspondant à ces divers groupes :
TONNAGE
TONNAGE
Distance
MOYEN
moyeDD* de transport
km.
Combustibles minéraux